>«C’est un crime de guerre russe délibéré, un meurtre de masse délibéré de prisonniers de guerre ukrainiens , a estimé le président Volodymyr Zelensky. Vendredi 29 juillet, des explosions ont dévasté une colonie pénitentiaire où étaient détenus des prisonniers ukrainiens à Olenivka, dans une zone contrôlée par Moscou dans le Donbass, à 15 km de la ligne de front. Selon les autorités d’occupation russes, le bombardement aurait fait 53 morts et 75 blessés, dont des membres du bataillon Azov. Ces militaires s’étaient rendus en mai au terme d’un siège de plusieurs semaines à Marioupol, où ils tenaient le bastion de l’usine sidérurgique d’Azovstal.
EDIT : pour ceux qui avaient encore un doute, il y a plusieurs threads sur Twitter qui montrent comment les Russes s’y sont pris pour tuer les prisonniers ukrainiens à Olenivka. Ils ont fermé les portes de la prison puis ont tiré un ou plusieurs lance-roquettes à travers la fenêtre, de type [RPO-A Shmel](https://fr.wikipedia.org/wiki/RPO-A_Shmel) (ie. thermobarique).
Les vidéos russes tournées sur place montrent des corps carbonisés et pas d’impact de missile au sol ni de dommage structurel au bâtiment (auquel on pourrait s’attendre si le bâtiment avait été frappé par un missile envoyé depuis loin, de type Himars)
Les Russes nous mentiraient t’ils? Incroyable
L’ONU et la Croix-Rouge s’étaient portées garantes de la sécurité des soldats ukrainiens qui se sont rendues à Marioupol.
Comment faire confiance à ces deux organisations internationales quand elles annoncent maintenant qu’elles n’ont jamais eu accès aux camps de prisonniers de guerre ?!?
> **La Russie accusée d’exécutions sommaires et de tortures sur les prisonniers ukrainiens**
>
> Marchaud, Clara
>
> Des rapports d’ONG et des témoignages de prisonniers ukrainiens libérés ou échangés font état de nombreux cas de torture, de mutilation et d’exécutions sommaires par les troupes russes. Des vidéos insoutenables tournent sur les réseaux sociaux.
>
> Kiev
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> «C’est un crime de guerre russe délibéré, un meurtre de masse délibéré de prisonniers de guerre ukrainiens , a estimé le président Volodymyr Zelensky. Vendredi 29 juillet, des explosions ont dévasté une colonie pénitentiaire où étaient détenus des prisonniers ukrainiens à Olenivka, dans une zone contrôlée par Moscou dans le Donbass, à 15 km de la ligne de front. Selon les autorités d’occupation russes, le bombardement aurait fait 53 morts et 75 blessés, dont des membres du bataillon Azov. Ces militaires s’étaient rendus en mai au terme d’un siège de plusieurs semaines à Marioupol, où ils tenaient le bastion de l’usine sidérurgique d’Azovstal.
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> Lorsqu’ils «ont quitté l’usine, l’ONU et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) s’étaient engagés à protéger nos soldats» , s’est indigné le chef de l’État ukrainien. Le CICR a demandé à inspecter le site, mais il y a peu de chances que le Kremlin réponde favorablement à cette demande. La Russie entrave régulièrement les enquêtes sur les crimes de guerre dont elle est accusée.
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> Faute d’enquête indépendante, Kiev et Moscou se renvoient la responsabilité du bain de sang. Sur une vidéo relayée par des chaînes prorusses montrant les conséquences de l’explosion, on peut voir des dizaines de cadavres, certains calcinés, des membres arrachés gisant à l’intérieur d’un bâtiment carbonisé et dans la cour de la colonie pénitentiaire. La chaîne de télévision d’État Rossiya 1, porte-voix du Kremlin, accuse les Ukrainiens d’être responsable de la frappe afin «d’effacer la responsabilité de ses crimes sanguinaires, car de nombreux criminels qui terrorisaient le Donbass avaient commencé à collaborer avec les enquêteurs» .
>
> Dans les jours précédant les explosions, de nombreux aveux – vraisemblablement forcés – de crimes de guerre commis par des membres d’Azov prisonniers avaient été diffusés sur les réseaux russes.
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> « Ces fausses accusations cyniques ne sont rien d’autre qu’une manipulation psychologique contre la société ukrainienne et les familles des défenseurs d’Azovstal» , ont dénoncé dans un communiqué ces dernières. « Ni le commandement ukrainien ni le personnel militaire n’ont pu tirer sur le lieu de détention de leurs frères en captivité.»
>
> **Stratégie de la terreur**
>
> Selon le renseignement militaire ukrainien, les frappes auraient été commises par les mercenaires de la société Wagner, proche du Kremlin. Sans reconnaître une quelconque responsabilité, l’ambassade de Russie au Royaume-Uni a tweeté en anglais que les combattants d’Azov «méritaient une mort humiliante» , non pas «par peloton d’exécution, mais par pendaison» .
>
> Des rapports d’ONG internationales et les témoignages de prisonniers ukrainiens libérés ou échangés font état de nombreux cas de torture, de mutilation et d’exécutions sommaires par les troupes russes. Depuis jeudi, une autre vidéo insoutenable circule sur les réseaux sociaux, montrant un prisonnier ukrainien castré au couteau par un soldat russe. Le réseau d’enquêteurs indépendants Bellingcat a certifié qu’elle est authentique.
>
> Faute de pouvoir avancer sur le terrain militaire, Moscou tente de démoraliser la société ukrainienne par une stratégie de la terreur, estime Tetiana Petchontchyk, directrice du centre pour les droits de l’homme Zmina. «Le but est de provoquer la rage, une soif de vengeance chez les Ukrainiens, un désir de faire de même avec les prisonniers de guerre russes. Torturer ou ne pas capturer du tout, exécuter sur place, castrer, humilier» , analyse-t-elle.
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> Comme de nombreux défenseurs des droits humains ukrainiens, elle appelle en réponse l’armée ukrainienne à continuer de respecter le droit des prisonniers russes.
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>«C’est un crime de guerre russe délibéré, un meurtre de masse délibéré de prisonniers de guerre ukrainiens , a estimé le président Volodymyr Zelensky. Vendredi 29 juillet, des explosions ont dévasté une colonie pénitentiaire où étaient détenus des prisonniers ukrainiens à Olenivka, dans une zone contrôlée par Moscou dans le Donbass, à 15 km de la ligne de front. Selon les autorités d’occupation russes, le bombardement aurait fait 53 morts et 75 blessés, dont des membres du bataillon Azov. Ces militaires s’étaient rendus en mai au terme d’un siège de plusieurs semaines à Marioupol, où ils tenaient le bastion de l’usine sidérurgique d’Azovstal.
EDIT : pour ceux qui avaient encore un doute, il y a plusieurs threads sur Twitter qui montrent comment les Russes s’y sont pris pour tuer les prisonniers ukrainiens à Olenivka. Ils ont fermé les portes de la prison puis ont tiré un ou plusieurs lance-roquettes à travers la fenêtre, de type [RPO-A Shmel](https://fr.wikipedia.org/wiki/RPO-A_Shmel) (ie. thermobarique).
Les vidéos russes tournées sur place montrent des corps carbonisés et pas d’impact de missile au sol ni de dommage structurel au bâtiment (auquel on pourrait s’attendre si le bâtiment avait été frappé par un missile envoyé depuis loin, de type Himars)
Les Russes nous mentiraient t’ils? Incroyable
L’ONU et la Croix-Rouge s’étaient portées garantes de la sécurité des soldats ukrainiens qui se sont rendues à Marioupol.
Comment faire confiance à ces deux organisations internationales quand elles annoncent maintenant qu’elles n’ont jamais eu accès aux camps de prisonniers de guerre ?!?
> **La Russie accusée d’exécutions sommaires et de tortures sur les prisonniers ukrainiens**
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> Marchaud, Clara
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> Des rapports d’ONG et des témoignages de prisonniers ukrainiens libérés ou échangés font état de nombreux cas de torture, de mutilation et d’exécutions sommaires par les troupes russes. Des vidéos insoutenables tournent sur les réseaux sociaux.
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> Kiev
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> «C’est un crime de guerre russe délibéré, un meurtre de masse délibéré de prisonniers de guerre ukrainiens , a estimé le président Volodymyr Zelensky. Vendredi 29 juillet, des explosions ont dévasté une colonie pénitentiaire où étaient détenus des prisonniers ukrainiens à Olenivka, dans une zone contrôlée par Moscou dans le Donbass, à 15 km de la ligne de front. Selon les autorités d’occupation russes, le bombardement aurait fait 53 morts et 75 blessés, dont des membres du bataillon Azov. Ces militaires s’étaient rendus en mai au terme d’un siège de plusieurs semaines à Marioupol, où ils tenaient le bastion de l’usine sidérurgique d’Azovstal.
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> Lorsqu’ils «ont quitté l’usine, l’ONU et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) s’étaient engagés à protéger nos soldats» , s’est indigné le chef de l’État ukrainien. Le CICR a demandé à inspecter le site, mais il y a peu de chances que le Kremlin réponde favorablement à cette demande. La Russie entrave régulièrement les enquêtes sur les crimes de guerre dont elle est accusée.
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> Faute d’enquête indépendante, Kiev et Moscou se renvoient la responsabilité du bain de sang. Sur une vidéo relayée par des chaînes prorusses montrant les conséquences de l’explosion, on peut voir des dizaines de cadavres, certains calcinés, des membres arrachés gisant à l’intérieur d’un bâtiment carbonisé et dans la cour de la colonie pénitentiaire. La chaîne de télévision d’État Rossiya 1, porte-voix du Kremlin, accuse les Ukrainiens d’être responsable de la frappe afin «d’effacer la responsabilité de ses crimes sanguinaires, car de nombreux criminels qui terrorisaient le Donbass avaient commencé à collaborer avec les enquêteurs» .
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> Dans les jours précédant les explosions, de nombreux aveux – vraisemblablement forcés – de crimes de guerre commis par des membres d’Azov prisonniers avaient été diffusés sur les réseaux russes.
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> « Ces fausses accusations cyniques ne sont rien d’autre qu’une manipulation psychologique contre la société ukrainienne et les familles des défenseurs d’Azovstal» , ont dénoncé dans un communiqué ces dernières. « Ni le commandement ukrainien ni le personnel militaire n’ont pu tirer sur le lieu de détention de leurs frères en captivité.»
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> **Stratégie de la terreur**
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> Selon le renseignement militaire ukrainien, les frappes auraient été commises par les mercenaires de la société Wagner, proche du Kremlin. Sans reconnaître une quelconque responsabilité, l’ambassade de Russie au Royaume-Uni a tweeté en anglais que les combattants d’Azov «méritaient une mort humiliante» , non pas «par peloton d’exécution, mais par pendaison» .
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> Des rapports d’ONG internationales et les témoignages de prisonniers ukrainiens libérés ou échangés font état de nombreux cas de torture, de mutilation et d’exécutions sommaires par les troupes russes. Depuis jeudi, une autre vidéo insoutenable circule sur les réseaux sociaux, montrant un prisonnier ukrainien castré au couteau par un soldat russe. Le réseau d’enquêteurs indépendants Bellingcat a certifié qu’elle est authentique.
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> Faute de pouvoir avancer sur le terrain militaire, Moscou tente de démoraliser la société ukrainienne par une stratégie de la terreur, estime Tetiana Petchontchyk, directrice du centre pour les droits de l’homme Zmina. «Le but est de provoquer la rage, une soif de vengeance chez les Ukrainiens, un désir de faire de même avec les prisonniers de guerre russes. Torturer ou ne pas capturer du tout, exécuter sur place, castrer, humilier» , analyse-t-elle.
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> Comme de nombreux défenseurs des droits humains ukrainiens, elle appelle en réponse l’armée ukrainienne à continuer de respecter le droit des prisonniers russes.