Payez plus les frères vous allez voir ça change tout
**Depuis la pandémie de Covid-19, les salaires et les conditions de travail rebutent de nombreuses recrues potentielles.**
« Il nous manque cinquante postes d’encadrement et 130 employés, ce qui est colossal, et, lors des entretiens, les gens commencent par parler de RTT, de leur volonté d’avoir leur samedi. C’est ubuesque. » Le constat de ce directeur régional d’un réseau de supermarchés est loin d’être isolé. Depuis la pandémie de Covid-19, de nombreux patrons de la grande distribution peinent à embaucher, tant dans les magasins que dans les services des achats, dans le numérique…
Ainsi, 79 % des dirigeants interrogés par la Fédération du commerce coopératif et associé font état de difficultés de recrutement de nouveaux collaborateurs depuis la crise sanitaire, leur premier critère d’inquiétude devant les délais d’approvisionnements (71 %) et la hausse des matières premières (68 %).
Dominique Schelcher, le patron de Système U, a déploré que, pour la première fois cet été, l’un de ses hypermarchés de l’ouest de la France a dû fermer son rayon boucherie pendant quinze jours par manque de personnel. « Historiquement, nous avions des tensions sur les métiers de bouche, mais les difficultés de recrutement concernent désormais tous les emplois, constate Renaud Giroudet, directeur des affaires sociales, de l’emploi et de la formation de la Fédération du commerce et de la distribution. La question du travail du samedi devient, par exemple, un souci que nous n’avions pas avant le Covid. »
Cette problématique de l’emploi dans le commerce et de l’attrait des métiers face à une automatisation croissante est l’un des sujets des Assises du commerce, qui ont commencé mercredi 1er décembre au ministère de l’économie et des finances. Le secteur représente le premier employeur de France, devant l’industrie, avec, selon l’Insee, 3,2 millions de salariés à la fin de 2019, dont plus de la moitié dans le commerce de détail.
« On est un facteur d’insertion très important pour les jeunes, et il ne faudrait pas qu’ils se détournent », a estimé Laurence Paganini, présidente de la fédération pour la promotion du commerce spécialisé Procos et directrice générale de l’entreprise de prêt-à-porter Kaporal, le 26 octobre. « Ce qui a changé, surtout, c’est le développement du télétravail, qui a créé une perception d’injustice, car, dans nos métiers, le présentiel est obligatoire. Et cette problématique dépasse celle du salaire », ajoutait Emmanuel Le Roch, délégué général de Procos.
**« Le travail n’est plus la priorité des priorités »**
Entré en 1985 chez Picard, lorsque la chaîne n’avait que quarante magasins contre 1 100 aujourd’hui, Laurent Jeudi, délégué syndical central CFDT, voit la différence. Son groupe n’avait, jusqu’alors, pas de difficultés, grâce « à son image de marque » et au fait que, « historiquement, des gens sous-qualifiés gravissaient les échelons assez rapidement pour se retrouver adjoint ou responsable de magasin ».
L’enseigne « n’a pas retrouvé tous les étudiants employés avant la pandémie, un peu comme dans la restauration », mais la grande nouveauté, selon M. Jeudi, « ce sont les exigences des jeunes qui veulent des contreparties plus intéressantes, et pas forcément uniquement salariales, afin de concilier vie professionnelle et vie personnelle ». « Auparavant, on levait les bras et on trouvait du monde. Là, on ne trouve pas. » Face à cette situation, l’entreprise a lancé « une étude sur les départs de l’entreprise pour mieux cibler les raisons et essayer d’aménager les temps de travail », précise-t-il.
« Le Covid va laisser des traces sur la manière d’appréhender le travail », reconnaît Roland Gomez, directeur général de Proman, la quatrième société de travail temporaire en France. Lui aussi constate des changements dans les mentalités : « Des gens dans les agences à qui on a proposé des missions au dernier déconfinement nous répondaient : “Laisse-moi passer l’automne. Tu comprends, le début de l’année, ce n’était pas drôle”, ou d’autres, allocataires de certaines aides, nous ont dit : “Vous ne me reverrez pas avant la fin de 2021 ou le début de 2022”. »
Associé avec son frère dans trois magasins U autour de Nice, Clément Bourassin a « plusieurs postes à pourvoir » et se désole d’avoir « moins de réponses aux annonces et des profils de moins en moins qualifiés pour le poste ». Les candidats « ont des exigences qui découlent d’un changement de rapport au travail depuis la pandémie, auxquelles il va falloir s’adapter, constate celui qui occupe aussi des fonctions centrales aux côtés de la DRH dans la coopérative. Le travail n’est plus la priorité des priorités. »
Comme pour ce candidat d’une cinquantaine d’années à la recherche, mi-novembre, d’un poste d’employé de rayon. « Il était clairement surqualifié pour le poste », mais il estimait avoir « passé l’âge de travailler soixante-dix heures par semaine », et s’était mis en quête d’« un job qui préserve sa vie personnelle », raconte M. Bourassin.
**« Difficile de concilier vie personnelle et vie professionnelle »**
Ce dirigeant reconnaît que, « dans le secteur de la grande distribution alimentaire, comme dans la restauration, il est parfois difficile de concilier vie personnelle et vie professionnelle ». « Notre plus gros jour d’activité, ajoute-t-il, c’est le samedi, et beaucoup de magasins sont maintenant ouverts le dimanche. Il faut aussi parfois travailler tôt, dans le froid. »
Alors, il a commencé à mettre en place une nouvelle organisation où les employés d’un rayon organisent leur planning entre eux grâce à une application mobile pour « pouvoir prendre deux jours d’affilée par semaine ». « Cela peut paraître normal, mais ce n’est pas la règle dans nos métiers », où le temps de travail, souvent fractionné, peut conduire le personnel à travailler six jours sur sept toute l’année.
Ces difficultés de recrutement touchent également les entrepôts, jusqu’alors relativement épargnés. Celui du groupe Casino à Saint-Bonnet-les-Oules (Loire), non loin de Saint-Etienne, y a été confronté cet été. Il y manquait du personnel, ce qui a créé des ruptures importantes dans les magasins du groupe au mois d’août. Après deux semaines de recherche infructueuse, la direction décide d’augmenter de 25 % la proposition de rémunération, mais ne trouve aucun candidat. Ni même après avoir élargi le spectre de ses investigations au vivier de l’immigration. Un mois plus tard, elle a fini par aller chercher en Roumanie une équipe de 100 personnes.
Selon M. Gomez, l’essor du commerce en ligne participe dans une certaine mesure à cette pénurie de main-d’œuvre. « Lorsqu’on leur laisse le choix, les candidats auront plutôt tendance à s’orienter vers des plates-formes d’e-commerce, où il n’y a pas de travail à basse température et où les tâches peuvent paraître plus aisées », explique-t-il. Pour attirer de nouveaux profils, l’agence d’intérim a même élargi sa recherche de candidats là où ils se trouvent, en lançant, « au printemps, des campagnes sur TikTok, Twitch, et même sur Tinder ».
Vous croyez qu’ils vont mettre encore combien d’année avant de comprendre ce qui coince ?
Il était temps ! Bien !
La loi de l’offre et de la demande qui n’existe que quand ca les interessent, comme d’hab …
En même temps la grande distribution c’est genre les pires dans le domaine, pas étonnant que les gens veulent plus être esclaves.
Ya 20 ans pour mon premier stage en entreprise le recruteur chez leclerc m’a accueilli par un “bonjour, donc vous venez pour un stage gratuit”.
“euh, bon bah si vous le dites…”
J’ai même fait l’inventaire annuel dans la réserve (de nuit) et on m’a filé exactement rien du tout. J’étais au rayon informatique donc il y avait plein de conneries envisageables…
Le seul avantage que j’ai eu : j’ai pu me mettre une boite de diablo 2 de côté avant que tout le rayon soit dévalisé. Et j’ai dû réussir à avoir une réduc (via un collègue salarié).
“Les gens commencent par parler des rtt”, c’est une blague ?
Le mec s’offusque parce qu’on parle condition de travail ?
Même au delà de la grande distribution, la question de la vie personnelle est devenue un enjeu majeur dans pas mal de domaine.
A proximité de chez moi une maison de santé a vu ses médecins claquer la porte quand la municipalité a haussé le ton pour leur demander (entre autre) de travailler le mercredi après-midi.
Les nouvelles générations ne veulent plus faire de leur travail leur vie.
Putain entre ça et la restauration je suis fière de ma génération, on est pas prêt à continuer dans les pas des boomers à se faire exploiter pour un salaire de merde et pas se faire payer nos heures supp.
Comment? Les gens n’aiment pas travailler et veulent rester sain d’esprit? Je suis surpris!
Les hyper commencent à voir plusieurs voyants du tableau de bord clignoter en vrai.
Travailler le samedi mais avec un jour de repos qui ne soit ni le lundi ni le mercredi et si possible il faut être là 30mn avant mais oui mais en plus tu dois faire le boulot de ce qui sont absent le tout payé au smic…
A tu t’en vas déjà ? Mais j’avais pas fini de te parler des avantages en fait
On se cale sur le planning de nos enfants. On veut passer du temps avec eux.
J’aime ces articles qui permettent de rappeler que le patronat est l’adversaire d’une vie équilibrée, agréable et juste.
Ouais bof, cela reste un problème de privilégié. Celui qui a besoin de fric, il acceptera toutes les conditions. Pouvoir travailler moins, sans impulsion politique, c’est être privilégié.
Et si on mettait la semaine de 4 jours à tout le monde avec le jour chômé aléatoire dans la semaine ? Comme ça, on fait les courses réparties sur lundi-vendredi, et plus besoin de bosser le samedi pour la grande distrib’.
Si on te paye mal, c’est parce que c’est ce que le marché t’adjuge comme valeur, par rapport à l’offre et à la demande. Si on ne trouve personne à ces conditions là, c’est ubuesque on marche sur la tête.
Mdr. Crevez la bouche ouverte.
ben oui
faudrait imaginer qu’il y a une autre façon de vivre et autre chose à faire de sa vie que d’aller faire des courses un samedi ou dimanche pour acheter des produits fabriquer en Chine … personnellement je n’y vais jamais … donc je comprends que l’on ne veuille pas travailler ces jours là …
r/antiwork
/r/antiwork matériel
J’ai bossé dans le retail 7 ans …. J’avais un jour de repos par semaine aléatoire chaque semaine ( plus le dimanche par ce que je ne voulais pas bosser le dimanche ) et j’avais un samedi par mois. Tout ça avec une amplitude horaire de 8h à 21h.
Croyez moi , ça use de pas avoir deux jours de repos consécutifs et des horaires changeants
Ps: j’étais bien payé dans une bonne entreprise mais ceux qui croient que ça suffit se trompent.
Je travaille dans un Drive.
Les conditions de travail, surtout avec les confinements successifs couplés à une activité doublée voir triplée ont tellement dégradées les conditions de travail que notre patrone a du mal à recruter.
Les étudiants manquent à l’appel, plus personne ne veut venir travailler le samedi, qui est pourtant une journée de forte affluence.
Une vague de démission cet été d’étudiants et d’anciens temps plein nous a pleinement frappé, surtout que les clients ont désormais plus le réflexe d’aller au Drive qu’en magasin.
Pour les personnes étant arrivées en cours de confinement comme moi, je n’ai pas eu de prime COVID, et la dernière prime de progrès s’élevait à 8.63€.
Nous n’avons ni tickets restaurants, ni primes significatives, les grilles de salaires sont insultantes.
Le seul avantage : 10% de remise sur les achats faits en magasin, ce qui ramène les prix de nos courses alignés sur la concurence. Autrement dit : ça ne rime à rien.
J’ai jetté l’éponge il y a quelques jours, bon vent 😌
lmao toutes les excuses pour ne pas payer de salaire et abuser des heures.
Tu verrais ils offrirait un week end de 3 jours en début de semaine, les gens viendraient le samedi et le dimanche, parce qu’ils auraient lundi à mercredi de repos. On appel ca les equipes qui tournent.
Sans surprise les hitlers de poche du management occidental veulent ordonner des semaines de 7j. Pour un demi smic précaire en “interim” ou tout est en “heures supplémentaires non rémunérés”. Donc les gens s’enfuyent et cessent de répondre au tel/bloque le manager, vu qu’ils ont aucune raison d’être présents. Quel salaire ? Celui que vous payez pas ?
Ben non, les gens ne sont pas des esclaves. Vous voulez des associés ? Il faut les payer. Sinon pourquoi ils auraient la moindre raison de jamais “bosser” pour ou plutôt avec vous ?
Ah ouais, traiter les gens comme de la merde pendant 30 ans ca à eu des résultats. Personne veux vous voir en peinture, les boomers “cadres”.
Ben non, personne ne vous “doit” de boulot.” C’est à vous d’offrir une rémunération maintenant.
Si il y à pas de salaire accepté c’est pas un emploi. Et vous imaginer que vous pouvez forcer une décision unilatérale sur de potentiel employés ne résulte qu’en ca : ils s’en fichent de vous, vous bloquent et ne viennent pas.
edit megacorps complaining about people never showing up and never having enough employees, after having macron passing laws to avoid paying work hours.
So since they don’t pay people the wages, they never show up to the fictious so called “employment” and ghost so called “employers”, especially when corporations want night shifts and/or week ends. pikachu_surprized.jpg
it’s like boomers cannot compute that people don’t magically owe them work and aren’t their employees, especially not if they don’t offer wages let alone sufficient ones, especially after having treated like shit employees for decades (who only showed up for wages to begin with).
Like they believed teenagers came at 1AM to make sandwiches on sunday just to get yelled at “DO IT AGAIN FASTER FUCKWAD I’LL STEAL THAT ILLEGALLY FROM YOUR WAGES” by senile pieces of shit asshole “managers” just for the fun of it ? No, if they can’t pay the scam “rent” by showing up either, they won’t. So in absence of paychecks it’s global no show time for employees. And the so called “business” slave runners that crash have only themselves to blame for taking their managing practices straight from hell.
edit like you see the drill instructor in the movie “full metal jacket” ? That’s the average manager in western occident corporations. being a colossal POS is the average manager standard in the us, the uk or france for example. They think being a cut throat asshole is “normal”. So of course they have nobody after not paying up either. That has a lot to do with it being the result of a toxic generation.
Ils te feront travailler le samedi plutôt qu’augmenter les salaires!!
Bien fait pour leur gueule mais bien la merde pour ceux comme moi qui y bosse et fait le boulot de 3 personnes
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Payez plus les frères vous allez voir ça change tout
**Depuis la pandémie de Covid-19, les salaires et les conditions de travail rebutent de nombreuses recrues potentielles.**
« Il nous manque cinquante postes d’encadrement et 130 employés, ce qui est colossal, et, lors des entretiens, les gens commencent par parler de RTT, de leur volonté d’avoir leur samedi. C’est ubuesque. » Le constat de ce directeur régional d’un réseau de supermarchés est loin d’être isolé. Depuis la pandémie de Covid-19, de nombreux patrons de la grande distribution peinent à embaucher, tant dans les magasins que dans les services des achats, dans le numérique…
Ainsi, 79 % des dirigeants interrogés par la Fédération du commerce coopératif et associé font état de difficultés de recrutement de nouveaux collaborateurs depuis la crise sanitaire, leur premier critère d’inquiétude devant les délais d’approvisionnements (71 %) et la hausse des matières premières (68 %).
Dominique Schelcher, le patron de Système U, a déploré que, pour la première fois cet été, l’un de ses hypermarchés de l’ouest de la France a dû fermer son rayon boucherie pendant quinze jours par manque de personnel. « Historiquement, nous avions des tensions sur les métiers de bouche, mais les difficultés de recrutement concernent désormais tous les emplois, constate Renaud Giroudet, directeur des affaires sociales, de l’emploi et de la formation de la Fédération du commerce et de la distribution. La question du travail du samedi devient, par exemple, un souci que nous n’avions pas avant le Covid. »
Cette problématique de l’emploi dans le commerce et de l’attrait des métiers face à une automatisation croissante est l’un des sujets des Assises du commerce, qui ont commencé mercredi 1er décembre au ministère de l’économie et des finances. Le secteur représente le premier employeur de France, devant l’industrie, avec, selon l’Insee, 3,2 millions de salariés à la fin de 2019, dont plus de la moitié dans le commerce de détail.
« On est un facteur d’insertion très important pour les jeunes, et il ne faudrait pas qu’ils se détournent », a estimé Laurence Paganini, présidente de la fédération pour la promotion du commerce spécialisé Procos et directrice générale de l’entreprise de prêt-à-porter Kaporal, le 26 octobre. « Ce qui a changé, surtout, c’est le développement du télétravail, qui a créé une perception d’injustice, car, dans nos métiers, le présentiel est obligatoire. Et cette problématique dépasse celle du salaire », ajoutait Emmanuel Le Roch, délégué général de Procos.
**« Le travail n’est plus la priorité des priorités »**
Entré en 1985 chez Picard, lorsque la chaîne n’avait que quarante magasins contre 1 100 aujourd’hui, Laurent Jeudi, délégué syndical central CFDT, voit la différence. Son groupe n’avait, jusqu’alors, pas de difficultés, grâce « à son image de marque » et au fait que, « historiquement, des gens sous-qualifiés gravissaient les échelons assez rapidement pour se retrouver adjoint ou responsable de magasin ».
L’enseigne « n’a pas retrouvé tous les étudiants employés avant la pandémie, un peu comme dans la restauration », mais la grande nouveauté, selon M. Jeudi, « ce sont les exigences des jeunes qui veulent des contreparties plus intéressantes, et pas forcément uniquement salariales, afin de concilier vie professionnelle et vie personnelle ». « Auparavant, on levait les bras et on trouvait du monde. Là, on ne trouve pas. » Face à cette situation, l’entreprise a lancé « une étude sur les départs de l’entreprise pour mieux cibler les raisons et essayer d’aménager les temps de travail », précise-t-il.
« Le Covid va laisser des traces sur la manière d’appréhender le travail », reconnaît Roland Gomez, directeur général de Proman, la quatrième société de travail temporaire en France. Lui aussi constate des changements dans les mentalités : « Des gens dans les agences à qui on a proposé des missions au dernier déconfinement nous répondaient : “Laisse-moi passer l’automne. Tu comprends, le début de l’année, ce n’était pas drôle”, ou d’autres, allocataires de certaines aides, nous ont dit : “Vous ne me reverrez pas avant la fin de 2021 ou le début de 2022”. »
Associé avec son frère dans trois magasins U autour de Nice, Clément Bourassin a « plusieurs postes à pourvoir » et se désole d’avoir « moins de réponses aux annonces et des profils de moins en moins qualifiés pour le poste ». Les candidats « ont des exigences qui découlent d’un changement de rapport au travail depuis la pandémie, auxquelles il va falloir s’adapter, constate celui qui occupe aussi des fonctions centrales aux côtés de la DRH dans la coopérative. Le travail n’est plus la priorité des priorités. »
Comme pour ce candidat d’une cinquantaine d’années à la recherche, mi-novembre, d’un poste d’employé de rayon. « Il était clairement surqualifié pour le poste », mais il estimait avoir « passé l’âge de travailler soixante-dix heures par semaine », et s’était mis en quête d’« un job qui préserve sa vie personnelle », raconte M. Bourassin.
**« Difficile de concilier vie personnelle et vie professionnelle »**
Ce dirigeant reconnaît que, « dans le secteur de la grande distribution alimentaire, comme dans la restauration, il est parfois difficile de concilier vie personnelle et vie professionnelle ». « Notre plus gros jour d’activité, ajoute-t-il, c’est le samedi, et beaucoup de magasins sont maintenant ouverts le dimanche. Il faut aussi parfois travailler tôt, dans le froid. »
Alors, il a commencé à mettre en place une nouvelle organisation où les employés d’un rayon organisent leur planning entre eux grâce à une application mobile pour « pouvoir prendre deux jours d’affilée par semaine ». « Cela peut paraître normal, mais ce n’est pas la règle dans nos métiers », où le temps de travail, souvent fractionné, peut conduire le personnel à travailler six jours sur sept toute l’année.
Ces difficultés de recrutement touchent également les entrepôts, jusqu’alors relativement épargnés. Celui du groupe Casino à Saint-Bonnet-les-Oules (Loire), non loin de Saint-Etienne, y a été confronté cet été. Il y manquait du personnel, ce qui a créé des ruptures importantes dans les magasins du groupe au mois d’août. Après deux semaines de recherche infructueuse, la direction décide d’augmenter de 25 % la proposition de rémunération, mais ne trouve aucun candidat. Ni même après avoir élargi le spectre de ses investigations au vivier de l’immigration. Un mois plus tard, elle a fini par aller chercher en Roumanie une équipe de 100 personnes.
Selon M. Gomez, l’essor du commerce en ligne participe dans une certaine mesure à cette pénurie de main-d’œuvre. « Lorsqu’on leur laisse le choix, les candidats auront plutôt tendance à s’orienter vers des plates-formes d’e-commerce, où il n’y a pas de travail à basse température et où les tâches peuvent paraître plus aisées », explique-t-il. Pour attirer de nouveaux profils, l’agence d’intérim a même élargi sa recherche de candidats là où ils se trouvent, en lançant, « au printemps, des campagnes sur TikTok, Twitch, et même sur Tinder ».
Vous croyez qu’ils vont mettre encore combien d’année avant de comprendre ce qui coince ?
Il était temps ! Bien !
La loi de l’offre et de la demande qui n’existe que quand ca les interessent, comme d’hab …
En même temps la grande distribution c’est genre les pires dans le domaine, pas étonnant que les gens veulent plus être esclaves.
Ya 20 ans pour mon premier stage en entreprise le recruteur chez leclerc m’a accueilli par un “bonjour, donc vous venez pour un stage gratuit”.
“euh, bon bah si vous le dites…”
J’ai même fait l’inventaire annuel dans la réserve (de nuit) et on m’a filé exactement rien du tout. J’étais au rayon informatique donc il y avait plein de conneries envisageables…
Le seul avantage que j’ai eu : j’ai pu me mettre une boite de diablo 2 de côté avant que tout le rayon soit dévalisé. Et j’ai dû réussir à avoir une réduc (via un collègue salarié).
“Les gens commencent par parler des rtt”, c’est une blague ?
Le mec s’offusque parce qu’on parle condition de travail ?
Même au delà de la grande distribution, la question de la vie personnelle est devenue un enjeu majeur dans pas mal de domaine.
A proximité de chez moi une maison de santé a vu ses médecins claquer la porte quand la municipalité a haussé le ton pour leur demander (entre autre) de travailler le mercredi après-midi.
Les nouvelles générations ne veulent plus faire de leur travail leur vie.
Putain entre ça et la restauration je suis fière de ma génération, on est pas prêt à continuer dans les pas des boomers à se faire exploiter pour un salaire de merde et pas se faire payer nos heures supp.
Comment? Les gens n’aiment pas travailler et veulent rester sain d’esprit? Je suis surpris!
[Grandes surfaces : la toute puissance menacée](https://youtu.be/KcIyzkTZjnY)
Les hyper commencent à voir plusieurs voyants du tableau de bord clignoter en vrai.
Travailler le samedi mais avec un jour de repos qui ne soit ni le lundi ni le mercredi et si possible il faut être là 30mn avant mais oui mais en plus tu dois faire le boulot de ce qui sont absent le tout payé au smic…
A tu t’en vas déjà ? Mais j’avais pas fini de te parler des avantages en fait
On se cale sur le planning de nos enfants. On veut passer du temps avec eux.
J’aime ces articles qui permettent de rappeler que le patronat est l’adversaire d’une vie équilibrée, agréable et juste.
Ouais bof, cela reste un problème de privilégié. Celui qui a besoin de fric, il acceptera toutes les conditions. Pouvoir travailler moins, sans impulsion politique, c’est être privilégié.
Et si on mettait la semaine de 4 jours à tout le monde avec le jour chômé aléatoire dans la semaine ? Comme ça, on fait les courses réparties sur lundi-vendredi, et plus besoin de bosser le samedi pour la grande distrib’.
Si on te paye mal, c’est parce que c’est ce que le marché t’adjuge comme valeur, par rapport à l’offre et à la demande. Si on ne trouve personne à ces conditions là, c’est ubuesque on marche sur la tête.
Mdr. Crevez la bouche ouverte.
ben oui
faudrait imaginer qu’il y a une autre façon de vivre et autre chose à faire de sa vie que d’aller faire des courses un samedi ou dimanche pour acheter des produits fabriquer en Chine … personnellement je n’y vais jamais … donc je comprends que l’on ne veuille pas travailler ces jours là …
r/antiwork
/r/antiwork matériel
J’ai bossé dans le retail 7 ans …. J’avais un jour de repos par semaine aléatoire chaque semaine ( plus le dimanche par ce que je ne voulais pas bosser le dimanche ) et j’avais un samedi par mois. Tout ça avec une amplitude horaire de 8h à 21h.
Croyez moi , ça use de pas avoir deux jours de repos consécutifs et des horaires changeants
Ps: j’étais bien payé dans une bonne entreprise mais ceux qui croient que ça suffit se trompent.
Je travaille dans un Drive.
Les conditions de travail, surtout avec les confinements successifs couplés à une activité doublée voir triplée ont tellement dégradées les conditions de travail que notre patrone a du mal à recruter.
Les étudiants manquent à l’appel, plus personne ne veut venir travailler le samedi, qui est pourtant une journée de forte affluence.
Une vague de démission cet été d’étudiants et d’anciens temps plein nous a pleinement frappé, surtout que les clients ont désormais plus le réflexe d’aller au Drive qu’en magasin.
Pour les personnes étant arrivées en cours de confinement comme moi, je n’ai pas eu de prime COVID, et la dernière prime de progrès s’élevait à 8.63€.
Nous n’avons ni tickets restaurants, ni primes significatives, les grilles de salaires sont insultantes.
Le seul avantage : 10% de remise sur les achats faits en magasin, ce qui ramène les prix de nos courses alignés sur la concurence. Autrement dit : ça ne rime à rien.
J’ai jetté l’éponge il y a quelques jours, bon vent 😌
lmao toutes les excuses pour ne pas payer de salaire et abuser des heures.
Tu verrais ils offrirait un week end de 3 jours en début de semaine, les gens viendraient le samedi et le dimanche, parce qu’ils auraient lundi à mercredi de repos. On appel ca les equipes qui tournent.
Sans surprise les hitlers de poche du management occidental veulent ordonner des semaines de 7j. Pour un demi smic précaire en “interim” ou tout est en “heures supplémentaires non rémunérés”. Donc les gens s’enfuyent et cessent de répondre au tel/bloque le manager, vu qu’ils ont aucune raison d’être présents. Quel salaire ? Celui que vous payez pas ?
Ben non, les gens ne sont pas des esclaves. Vous voulez des associés ? Il faut les payer. Sinon pourquoi ils auraient la moindre raison de jamais “bosser” pour ou plutôt avec vous ?
Ah ouais, traiter les gens comme de la merde pendant 30 ans ca à eu des résultats. Personne veux vous voir en peinture, les boomers “cadres”.
Ben non, personne ne vous “doit” de boulot.” C’est à vous d’offrir une rémunération maintenant.
Si il y à pas de salaire accepté c’est pas un emploi. Et vous imaginer que vous pouvez forcer une décision unilatérale sur de potentiel employés ne résulte qu’en ca : ils s’en fichent de vous, vous bloquent et ne viennent pas.
edit megacorps complaining about people never showing up and never having enough employees, after having macron passing laws to avoid paying work hours.
So since they don’t pay people the wages, they never show up to the fictious so called “employment” and ghost so called “employers”, especially when corporations want night shifts and/or week ends. pikachu_surprized.jpg
it’s like boomers cannot compute that people don’t magically owe them work and aren’t their employees, especially not if they don’t offer wages let alone sufficient ones, especially after having treated like shit employees for decades (who only showed up for wages to begin with).
Like they believed teenagers came at 1AM to make sandwiches on sunday just to get yelled at “DO IT AGAIN FASTER FUCKWAD I’LL STEAL THAT ILLEGALLY FROM YOUR WAGES” by senile pieces of shit asshole “managers” just for the fun of it ? No, if they can’t pay the scam “rent” by showing up either, they won’t. So in absence of paychecks it’s global no show time for employees. And the so called “business” slave runners that crash have only themselves to blame for taking their managing practices straight from hell.
edit like you see the drill instructor in the movie “full metal jacket” ? That’s the average manager in western occident corporations. being a colossal POS is the average manager standard in the us, the uk or france for example. They think being a cut throat asshole is “normal”. So of course they have nobody after not paying up either. That has a lot to do with it being the result of a toxic generation.
Ils te feront travailler le samedi plutôt qu’augmenter les salaires!!
Bien fait pour leur gueule mais bien la merde pour ceux comme moi qui y bosse et fait le boulot de 3 personnes