La taxe sur les superprofits rejetée au Sénat

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  1. *La taxe sur les superprofits rejetée au Sénat
    Les sénateurs ont démarré ce lundi les discussions sur le projet de loi de Finances rectificative par une passe d’armes sur la taxe sur les superprofits de TotalEnergies. La commission mixte paritaire sur le projet de loi pouvoir d’achat a abouti à un accord.*

    — Par Leïla de Comarmond

    Il n’y a pas eu de claquements de pupitres mais le débat n’en a pas moins été musclé ce lundi au Sénat sur le sujet de l’imposition des superprofits des sociétés pétrolières et de transport, avec pour cible les bénéfices historiques de TotalEnergies et CMA-CGM. Le sujet, placé aussitôt après la discussion générale, a donné lieu à une trentaine d’interventions.

    « Pour l’intérêt national, la stabilité fiscale n’a pas de prix », a de nouveau plaidé le ministre des Finances, Bruno Le Maire, expliquant qu’« en France, toutes les révoltes, les révolutions viennent toujours d’une surtaxation ». Le président du groupe LR, Bruno Retailleau, a pour sa part fustigé le « goût sucré » d’une telle mesure qui « n’a que l’apparence de la justice sociale » tandis que le Démocrate Philippe Dominati dénonçait une volonté de taxer en réalité tous les profits.

    ### « Opportunisme politique »
    Le communiste Pierre Laurent lui a alors proposé de « lui payer un abonnement aux ‘Echos” » pour qu’il puisse constater de lui-même la flambée de certains résultats d’entreprise, tandis que le socialiste Jean-Luc Fichet a, lui, insisté sur le « sentiment de laissé-pour-compte » des TPE et PME de zones rurales face à la situation de ces multinationales.

    Les centristes sont, quant à eux, apparus divisés. Sylvie Vermeillet a défendu un amendement d’instauration d’une contribution exceptionnelle, revendiquant de ne pas proposer « de financer les dépenses [du paquet pouvoir d’achat] par la dette » tandis qu’Olivier Cadic a qualifié d’« opportunisme politique » la volonté de surtaxation des bénéfices. Mais au final, tous les amendements ont été rejetés. Parmi ceux-ci, six ont fait l’objet d’un scrutin public, l’écart le plus étroit étant de 22 voix.

    ### Compromis
    La commission mixte paritaire sur le projet de loi sur le pouvoir d’achat qui s’est réunie en début de soirée a abouti par ailleurs à un compromis après à peine plus d’une heure de discussion. Le texte définitif maintient la baisse des cotisations patronales sur les heures supplémentaires effectuées après le 1er octobre, dans les entreprises de plus de 20 salariés, obtenue par les sénateurs LR au Palais du Luxembourg. Il restaure a contrario le caractère pérenne de la « prime Macron », en l’exonérant de cotisations sociales mais plus d’impôt sur le revenu à partir de 2024, qu’avait supprimé le Sénat .

    En outre, l’ensemble de l’arsenal inscrit dans la version initiale du projet de loi par le gouvernement afin de faire pression sur les branches qui ne renégocient pas leurs minima conventionnels à la suite d’une revalorisation du SMIC a été réintroduit dans le texte qui va maintenant être soumis à un dernier vote du Sénat et de l’Assemblée.

  2. Mais putain, meme les Conservateurs l’ont fait ici, qu’est-ce que c’est que ce cirque? On va laisser Pouyanne le FDP en chef et Arnault nous expliquer qu’on doit faire des efforts quand ils se gavent, c’est ca le truc?

    Le Maire, en bon toutou de ses maitres qu’il est, qui nous explique que les revoltes commencent toujours a cause d’une taxe, il croit quoi? Qu’ils vont tous descendre dans les rues de Neuilly pour protester qu’on leur ampute une microscopique portion de leurs millions? Et la revolte ou le peuple – la majorite hein, la vraie – en a marre de se faire bananer de A a Z depuis le debut, il n’en a pas peur, de celle la?

  3. La France est déjà l’un des pays les plus taxés au monde (1^(er) en pression fiscale avant 2017, 2^(ème) au monde suite aux réformes Macron). Les contempteurs rappelleront certes qu’il y a des dépenses publiques affectées à ces prélèvements (retraites, santé, SNCF, Radio France, …)

    Toujours est-il qu’en augmentant les impôts, on désincite la création d’emplois et d’entreprises en France. Les taux d’imposition n’ont pas vocation à être modifié au gré de l’actualité. Il faut un minimum de stabilité pour l’économie.

  4. Pour les défenseurs des grosses corporation, je rappel que Total paie exactement 0 impot en France où elle réalise 25% de ses bénéfices comme l’ont déjà dit certains ici, via diverses manœuvres bancaires.

    Donc là pour eux, il ne s’agit même pas de leur voler ce qu’ils ont “durement gagné” mais simplement de leur imposer le même traitement auxquels ont droit toutes les entreprises françaises, aka la solidarité.

    Parceque oui, réaliser des bénéfices sur le territoire français (donc via son infrastructure et sa population) sans payer de contribution nationale, ça c’est du vol.

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