«Pipi de chat et vieille rosette» : comment «Libération» parlait de Joséphine Baker en 1975 ?

5 comments
  1. Faudrait plus d’article écrit comme en 1975. C’est assez drôle à lire quoi qu’on pense de Baker.

  2. Elle était beaucoup trop Gaulliste pour le Libé de 1975.
    Il faut aussi comprendre que Libé a toujours été un journal d’opinion (pour ne pas dire une officine d’influence à cette époque).
    Et enfin, cela ressemble plus à une tribune (anonyme de surcroit, on appréciera ici le courage de la plume) qu’à un article.

  3. Surpris de les voir publier et assumer plutôt que d’essayer de cacher ce vieil article sous le tapis. Tout à leur honneur.

  4. > Sam Cambio, journaliste noir et membre de l’équipe fondatrice de Libération. Lui critique ce qu’il estime être un manque d’engagement politique dans la vie de l’artiste. «Négresse d’accord. Mais une négresse qui ne dérange pas, une négresse comme on les aime. Beau cul, belle voix, des seins comme des torpilles et ce qui ne gâte rien, chrétienne et gaulliste», écrit-il. Plus loin dans le texte, il assure que du combat des noirs dans le Missouri, d’où elle était originaire, «Joséphine n’en a jamais rien dit». En établissant un parallèle entre l’artiste et Dieudonné Obertan, antillais élu «plus bel athlète de Paris», il regrette que ces personnalités n’aient fait que «jouer le jeu» que la société – blanche – «attendait d’eux».

    Comme quoi, l’indigenisme existe depuis un beau moment, et le “wokisme” n’est pas nécessairement une invention américaine. Mais bon, ça, tous ceux qui avons vécu la gauche post-soixanthuitarde des années 70 à 90, fana de tous les délires tiers-mondistes de Mugabe à Pol Pot en passant par Khomeiny le savions déjà. Les Monty Python la reproduisaient très fidèlement avec “Front de Libération de Judée” de la Vie de Brian…

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