Vaccination obligatoire contre le Covid-19 : comment l’idée fait son chemin en Europe et dans le monde

7 comments
  1. Vu la pression sociale, professionnelle et les contraintes culturelles/économiques faut arrêter de croire que c’est pas déjà obligatoire.

  2. > Mais un an plus tard, 22,4% de la population n’a reçu aucune dose, selon la plateforme Covidtracker,

    c’est 22.4% de la population totale (y compris les 0-12 ans) mais en fait 9.8% de la population éligible.

  3. Certes, mettons qu’une obligation vaccinale véritable soit votée en France (par exemple).

    Outre le fait que cela soit juridiquement discutable tant d’un point de vue national qu’européen (libre disposition de son corps et droit à l’intégrité physique), comment les pouvoirs publics pensent pouvoir légitimement recourir à la contrainte pour vacciner de force ? Car au final, c’est cela qui se joue, forcer la vaccination des ” réfractaires ” non pas par des incitations (type accès aux commerces), mais par le pouvoir police.

    Personnellement, ça me semble inenvisageable, tant juridiquement que politiquement (ou légitimement si vous préférez).

  4. Et si cette vaccination devenait obligatoire, est-ce que ce serait réellement une première et que cela nuirait à nos libertés fondamentales ?

    Il y a eu, par le passé et ce n’est pas si lointain, de nombreux vaccins obligatoires. Et pas seulement pour se rendre dans certains pays, mais également en France. Comme de nombreuses personnes, j’ai été vacciné quand j’ai été jeune.

    Un soucis à prendre en considération ici, est qu’on a affaire à un virus, … et un virus ça mute. Tant qu’une immunité collective n’aura pas été atteinte, on aura affaire à d’autres mutants, contre lesquels les vaccins actuels seront moins ou peu efficaces (c’est le cas pour le vaccin contre la grippe, qui change chaque année, en fonction d’une bonne 1/2 douzaine de souches possiblement présentes).

    De plus, ce n’est pas une simple épidémie, mais une pandémie. La circulation des Hommes étant mondiale, même si on atteignait un seuil d’immunité pour la souche actuelle en France, rien de dit qu’une nouvelle souche mutante, ne viendrait pas d’un autre pays, … à moins d’isoler totalement le pays à la chinoise, ce qui n’est guère envisageable dans nos pays. Isolement qui, s’il n’est que temporaire, ne ferait que différer le problème, car rien de prouve que le problème serait définitivement réglé.

    Il faudrait donc effectivement atteindre une immunité collective mais mondiale. Et ça ce n’est pas gagné, et cela ne se gagnera pas facilement.

    Possible, impossible, utopie ?

    Quand on pense que des maladies comme la variole ont sévit pendant des dizaines d’années (en comptant seulement depuis l’émergence d’un vaccin, la maladie en elle-même existant depuis des milliers d’années) avant que cette maladie soit enfin considérée comme actuellement éradiquée ou du moins en rémission (du moins jusqu’à ce qu’elle réapparaisse).

    Dans le cas du COVID, il n’y a pas, même pour les souches les plus contagieuses actuellement, le même taux de contagiosité et le même taux de morbidité que la variole ou d’autres pathologies (comme Ebola par exemple). Et cela reste une chance malgré tout. Cela ne sera certainement pas facile, et s’inscrira dans le temps pendant encore des années, mais cela n’a rien d’impossible.

    Oui, cela va changer nos vies par rapport à avant, et cela a déjà changé. Mais est-ce réellement un mal absolu ou un mal pour un bien ?

    Enfin, concernant la question de la liberté individuelle et notamment de chacun de disposer de son corps comme il le souhaite, cela se conçoit dans l’absolu … quand on est tout seul. La liberté des uns, s’arrête où commence celles des autres. Et là, cela devient moins évident. S’il s’agissait d’une maladie qui ne met en danger que l’existence de son porteur, libre à celui-ci de s’en prémunir via un vaccin ou pas, mais ce n’est pas le cas. Celui qui ne se vaccine pas, prends un risque pour lui (mais OK, il l’assume), mais il fait prendre un risque aux autres. Et cela n’est pas acceptable. Pour prendre un exemple en comparaison : Si quelqu’un veut rouler à 200 Km/h et prendre le risque de se foutre en l’air, c’est son problème, mais le soucis c’est que cette personne n’est pas seule sur la route (ou aux alentours de la route, voire même dans le véhicule). Et cela n’est pas acceptable car cela engage l’existence d’autres personnes.

    La question n’est donc pas tant “la vaccination doit-elle être obligatoire”, mais “quand sera-t-elle obligatoire”. Une telle mesure sera nécessairement impopulaire, malgré le fait qu’on puisse penser qu’elle soit bien fondée,… et en période pré-électorale les raisonnements de nos dirigeants ne seront-ils pas “si je fais, ça va être impopulaire, et si c’est impopulaire, je peux dire adieu à tout prochain mandat” ?

    D’autres pays (européens notamment) n’ont pas cette “contrainte électorale”, et on on peut penser que si certains pays adoptent d’ors et déjà l’obligation vaccinale, cela diminue la perception de la contrainte perçue par la population (la contrainte perçue n’ayant rien à voir avec la contrainte réelle) et que cette mesure devienne plus “acceptable” par les autres pays, dont la France.

  5. Hâte de me faire vacciner alors que la balance bénéfice risque est négative pour ma tranche d age et que le risque que je choppe le covid est proche de 0 🤎.

  6. Inutile de faire les vierges effarouchées, y a pas de remèdes pour soigner le Covid une fois les symptômes déclarés et il y en aura probablement pas. Si on part du principe qu’on va pas enfermer les gens éternellement on constate que cette issue nous pendait au nez et que ce n’est qu’une question de temps avant qu’elle ne devienne réalité.

  7. Je pense qu’on va être déçu du résultat. Tant que le Covid n’aura pas disparu, même avec une population vaccinée à 100 %, il y aura des malades devant être hospitalisés. Et tant qu’il y en aura trop, on aura un problème. Et trop, c’est pas beaucoup, parce que les hôpitaux gèrent leurs lits comme les compagnies aériennes gèrent les sièges dans leurs avions.

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