Accueillir moins mais intégrer mieux les 12 % d’immigrés qui vivent déjà dans le pays, tel est le contrat que les sociaux-démocrates ont passé avec les 5,8 millions de Danois en 2019. Deux ans plus tard, leur politique clive le royaume. Mais l’extrême droite s’affaisse.
Sous un épais tapis de nuages, Copenhague bruisse des préparatifs des fêtes de fin d’année. En cette nuit de novembre, des livreurs déguisés en lutins bleus, au bonnet piqué de flocons de neige, distribuent gratuitement les premières bières de « Jul » (la période de Noël). Sur Strøget, l’artère piétonnière de la capitale danoise, les vitrines des joailliers rutilent. Et à deux pas de « Borgen », le massif Parlement, les gourmands se régalent, chacun aborde son voisin comme s’il s’agissait de son cousin.
Dans le nord de la ville en revanche, des habitants du quartier de Mjølnerparken n’ont pas le cœur à se réjouir. Ciblées par la politique radicale de démantèlement des « ghettos » engagée par leur Première ministre, Mette Frederiksen – alias « Mette la Rouge » –, des dizaines de familles de migrants se mobilisent pour conserver leur logement promis à un investisseur privé. Des banderoles claquent aux balcons blancs de deux blocs d’immeubles en brique de quatre étages. « Stop la loi ghetto », « Stop discrimination, mon foyer n’est pas à vendre ! », « Nous sommes la ville mélangée », peut-on lire sur ces tissus aux couleurs fanées. Mais la loi est la loi, et le bailleur doit restructurer son parc, situé dans un quartier qui, malheureusement pour ses habitants, réunit trois des principaux critères les classant comme un « ghetto dur » parmi les quinze ghettos du pays.
D’abord, sur les 1 493 locataires, 83,2 % sont considérés comme « non occidentaux » (ils sont d’origine turque, somalienne, libanaise, pakistanaise, palestinienne et cela comprend les enfants nés au Danemark), alors que la loi vise un plateau maximum de 50 %.
Ensuite, une majorité d’entre eux gagne moins de 2 818 € brut par mois – le palier de revenus minimal retenu par la loi – et 74,5 % n’ont pas de formations supérieures au primaire, reconnues par le Danemark, le seuil ne devant pas dépasser 60 %. Asif Mehmood, un homme d’origine pakistanaise âgé de 54 ans, est inquiet et accuse : « J’estime être très bien intégré. En trente ans, je n’ai jamais dépendu de l’aide sociale. Je travaille, j’ai des collègues, des amis danois. Mes trois filles ont suivi des études. En nous discriminant, cette loi votée par les députés dont les sociaux-démocrates nous fait douter des élus du Danemark. » À ses côtés, sa fine et blonde voisine danoise, Maiken Felle, opine : « Mjølnerparken n’est pas une société parallèle, s’enflamme cette professeure des écoles. C’est un quartier tolérant qui mélange de nombreuses cultures. Sa seule langue commune est le danois ! Je m’y sens très bien. » La création de vastes terrains de sport, il y a quelques années, a permis aux jeunes de jouer, se rassembler sans pertuber le voisinage. Les statistiques confirment en outre que 97,7 % de ces résidents – qui ont décidé de poursuivre le ministère du Logement « pour discrimination » épaulés par leur avocat Eddie Khawaja – n’ont jamais eu affaire à la justice.
**Incitation au départ**
Asif et Maiken ne sont pas seuls à voir leur vie bouleversée par le contrat passé en 2019 par Frederiksen avec ses électeurs : accueillir moins de réfugiés, tout en promettant de mieux les intégrer. Dans tout le royaume, des Syriens sont aux abois. Temporaire, leur asile peut être révoqué dès que la situation dans leur région d’origine s’améliore un tant soit peu. Aujourd’hui, des fonctionnaires du ministère de l’Immigration et de l’Intégration, dirigé par Mattias Tesfaye – dont le père éthiopien a migré en Scandinavie parce qu’il admirait le social-démocrate suédois Olof Palme, hostile à l’apartheid sud-africain –, les incitent à partir lorsqu’ils proviennent notamment de Damas et alentours et ne font pas l’objet de menace personnelle.
Dans ce contexte, en 2021, seuls 1 283 réfugiés ont demandé asile au Danemark. Dans le même temps, d’autres qui redoutaient de perdre leur protection temporaire ont pris la poudre d’escampette. Ils craignaient de devoir emménager dans l’un des trois « centres de retour » du royaume, des baraquements militaires où ils ne peuvent ni travailler ni étudier. « Une centaine de réfugiés, dont six Syriens, sont en fait actuellement assignés à résidence, déplore Eva Singer, regard noisette, directrice du département asile du Danish Refugee Council (DRC), fort de 7 000 volontaires dans le pays. Par ailleurs, nous savons que de nombreux Somaliens auxquels le Danemark a retiré le permis de résidence en 2016 et 2017 ont gagné l’Allemagne et la Hollande pour y demander l’asile. » De son côté, le Haut-Commissariat des Nations unies aux réfugiés dénonce les négociations engagées par Tesfaye, notamment avec le Rwanda, pour rassembler dans un « hotspot » africain – et ce, quelle que soit leur nationalité ! – les déplacés confiés au Danemark. Et lui rappelle que 90 % des réfugiés à travers le monde vivent déjà dans des pays pauvres ou en développement.
En dépit de ces remontrances (1), « le gouvernement se voit encore comme un chevalier qui montre bravement la voie aux autres pays de l’UE » résume un juriste. De fait, dès 2015, menacés par la fuite de leurs électeurs vers l’extrême droite – en l’occurrence, le Parti des Danois (DF) –, les sociaux-démocrates ont vite réagi. La très glamour ex-Première ministre (2011-2015) Helle Thorning-Schmidt a ainsi réduit l’asile octroyé par le Danemark aux réfugiés à une protection temporaire et révocable. Un revirement qui ne lui a cependant pas épargné la défaite au profit du centre droit.
> En cette nuit de novembre, des livreurs déguisés en lutins bleus, au bonnet piqué de flocons de neige, distribuent gratuitement les premières bières de « Jul »
Je ne retiendrai que ça
Cela reste logique non ?
La gauche danoise c’est mis à appliquer une politique d’extrême droite sur l’immigration , les gens ont du coup lâcher l’extrême droite pour voter a gauche.
Je pense que la très grande partie des gens qui votent extrême droite en Europe ne le font pas pour le programme économique de l’extrême droite.
Je suis persuadé que ça marcherait aussi en France. Bizarre que les politiques de restriction d’immigration soient le domaine réservé de la droite, après tout un immigré c’est aussi un travailleur pas cher souvent.
J’approuve cette politique. J’étais en retard pour les avis controversées, le voilà.
C’est la voie à suivre pour la gauche française.
L’immigration se passe mal en France. Tout le monde le sait et en premier lieu les immigrés et leurs descendants. Ça tombe sous le sens d’agir dessus, c’est incroyablement bête de laisser ce débat à l’extrême droite.
Le problème c’est l’extrême droite s’est emparée du sujet donc on peut même plus l’évoquer.
Au final est ce qu’il faut mieux pas accueillir moins de monde mais au moins pouvoir accueillir décemment tout le monde ?
C’est bien beau d’être le pays des Lumières quand tu entasse des humains dans des prisons insalubres.
Ne vaut il pas mieux avoir moins d’ immigrés mais qui seront heureux et incérés dans la société ? C’est comme les enfants. Autant miser sur 1 ou 2 enfants et de garantir une vie derrière.
En 3mots vive le Danemark
Il n’y a rien de pire que les centristes et les sociaux-démocrates. Ils bouffent à tous les râteliers pour rameuter le plus d’électeurs possible, sans jamais trancher à gauche ou à droite. Ils fusilleraient les migrants si ça leur rapportait des voix.
>D’abord, sur les 1 493 locataires, 83,2 % sont considérés comme « non occidentaux » (ils sont d’origine turque, somalienne, libanaise, pakistanaise, palestinienne et cela comprend les enfants nés au Danemark)
Ça me rappelle quelqu’un…
Comme quoi c’est pas compliqué. Les gens en France ne sont pas racistes, même ceux qui pensent voter Zemmour ne veulent qu’une chose. Que la France reste la France et soit peuplé de Français (même s’ils ont des origines étrangères). Donc des habitants avec la culture et la langue Française. Et une immigration massive ne le permet pas. Il suffit de diminuer l’immigration, de mieux intégré ceux qui arrivent ou sont déjà là et d’appliquer la loi concernant les délinquants (peines plus lourdes, expulsion, interdiction de séjourner en France) et vous verrez que l’extrême droite fera 5% aux prochaines elections.
>« Ils ont vraiment écouté leurs électeurs populaires pour refonder la doctrine de leur parti » renchérit l’écrivain Lars Olsen, qui a écrit pour leur journal.
>
>Dès 2016, l’actuelle Première ministre a martelé que le modèle social nordique ne survivrait pas à une politique de « frontières ouvertes »
C’est l’évidence même et c’est pareil en France.
Un jour la gauche française arrêtera de laisser le sujet à la droite, j’en suis convaincu. Mais ce serait bien que ça prenne pas 10 ans.
Donc la gauche devrait passer à droite pour gagner une élection ?
Non, juste non. Si la gauche devient raciste, je me barre de ce pays. Déjà que je suis pas loin de le faire quand je vois que Zemmour a le droit de se présenter.
Si seulement la France avait si peu de frontières terrestres.
Quelqu’un qui à accès à l’entièreté de l’article pourrait il me faire un résumé ? 🙂
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Accueillir moins mais intégrer mieux les 12 % d’immigrés qui vivent déjà dans le pays, tel est le contrat que les sociaux-démocrates ont passé avec les 5,8 millions de Danois en 2019. Deux ans plus tard, leur politique clive le royaume. Mais l’extrême droite s’affaisse.
Sous un épais tapis de nuages, Copenhague bruisse des préparatifs des fêtes de fin d’année. En cette nuit de novembre, des livreurs déguisés en lutins bleus, au bonnet piqué de flocons de neige, distribuent gratuitement les premières bières de « Jul » (la période de Noël). Sur Strøget, l’artère piétonnière de la capitale danoise, les vitrines des joailliers rutilent. Et à deux pas de « Borgen », le massif Parlement, les gourmands se régalent, chacun aborde son voisin comme s’il s’agissait de son cousin.
Dans le nord de la ville en revanche, des habitants du quartier de Mjølnerparken n’ont pas le cœur à se réjouir. Ciblées par la politique radicale de démantèlement des « ghettos » engagée par leur Première ministre, Mette Frederiksen – alias « Mette la Rouge » –, des dizaines de familles de migrants se mobilisent pour conserver leur logement promis à un investisseur privé. Des banderoles claquent aux balcons blancs de deux blocs d’immeubles en brique de quatre étages. « Stop la loi ghetto », « Stop discrimination, mon foyer n’est pas à vendre ! », « Nous sommes la ville mélangée », peut-on lire sur ces tissus aux couleurs fanées. Mais la loi est la loi, et le bailleur doit restructurer son parc, situé dans un quartier qui, malheureusement pour ses habitants, réunit trois des principaux critères les classant comme un « ghetto dur » parmi les quinze ghettos du pays.
D’abord, sur les 1 493 locataires, 83,2 % sont considérés comme « non occidentaux » (ils sont d’origine turque, somalienne, libanaise, pakistanaise, palestinienne et cela comprend les enfants nés au Danemark), alors que la loi vise un plateau maximum de 50 %.
Ensuite, une majorité d’entre eux gagne moins de 2 818 € brut par mois – le palier de revenus minimal retenu par la loi – et 74,5 % n’ont pas de formations supérieures au primaire, reconnues par le Danemark, le seuil ne devant pas dépasser 60 %. Asif Mehmood, un homme d’origine pakistanaise âgé de 54 ans, est inquiet et accuse : « J’estime être très bien intégré. En trente ans, je n’ai jamais dépendu de l’aide sociale. Je travaille, j’ai des collègues, des amis danois. Mes trois filles ont suivi des études. En nous discriminant, cette loi votée par les députés dont les sociaux-démocrates nous fait douter des élus du Danemark. » À ses côtés, sa fine et blonde voisine danoise, Maiken Felle, opine : « Mjølnerparken n’est pas une société parallèle, s’enflamme cette professeure des écoles. C’est un quartier tolérant qui mélange de nombreuses cultures. Sa seule langue commune est le danois ! Je m’y sens très bien. » La création de vastes terrains de sport, il y a quelques années, a permis aux jeunes de jouer, se rassembler sans pertuber le voisinage. Les statistiques confirment en outre que 97,7 % de ces résidents – qui ont décidé de poursuivre le ministère du Logement « pour discrimination » épaulés par leur avocat Eddie Khawaja – n’ont jamais eu affaire à la justice.
**Incitation au départ**
Asif et Maiken ne sont pas seuls à voir leur vie bouleversée par le contrat passé en 2019 par Frederiksen avec ses électeurs : accueillir moins de réfugiés, tout en promettant de mieux les intégrer. Dans tout le royaume, des Syriens sont aux abois. Temporaire, leur asile peut être révoqué dès que la situation dans leur région d’origine s’améliore un tant soit peu. Aujourd’hui, des fonctionnaires du ministère de l’Immigration et de l’Intégration, dirigé par Mattias Tesfaye – dont le père éthiopien a migré en Scandinavie parce qu’il admirait le social-démocrate suédois Olof Palme, hostile à l’apartheid sud-africain –, les incitent à partir lorsqu’ils proviennent notamment de Damas et alentours et ne font pas l’objet de menace personnelle.
Dans ce contexte, en 2021, seuls 1 283 réfugiés ont demandé asile au Danemark. Dans le même temps, d’autres qui redoutaient de perdre leur protection temporaire ont pris la poudre d’escampette. Ils craignaient de devoir emménager dans l’un des trois « centres de retour » du royaume, des baraquements militaires où ils ne peuvent ni travailler ni étudier. « Une centaine de réfugiés, dont six Syriens, sont en fait actuellement assignés à résidence, déplore Eva Singer, regard noisette, directrice du département asile du Danish Refugee Council (DRC), fort de 7 000 volontaires dans le pays. Par ailleurs, nous savons que de nombreux Somaliens auxquels le Danemark a retiré le permis de résidence en 2016 et 2017 ont gagné l’Allemagne et la Hollande pour y demander l’asile. » De son côté, le Haut-Commissariat des Nations unies aux réfugiés dénonce les négociations engagées par Tesfaye, notamment avec le Rwanda, pour rassembler dans un « hotspot » africain – et ce, quelle que soit leur nationalité ! – les déplacés confiés au Danemark. Et lui rappelle que 90 % des réfugiés à travers le monde vivent déjà dans des pays pauvres ou en développement.
En dépit de ces remontrances (1), « le gouvernement se voit encore comme un chevalier qui montre bravement la voie aux autres pays de l’UE » résume un juriste. De fait, dès 2015, menacés par la fuite de leurs électeurs vers l’extrême droite – en l’occurrence, le Parti des Danois (DF) –, les sociaux-démocrates ont vite réagi. La très glamour ex-Première ministre (2011-2015) Helle Thorning-Schmidt a ainsi réduit l’asile octroyé par le Danemark aux réfugiés à une protection temporaire et révocable. Un revirement qui ne lui a cependant pas épargné la défaite au profit du centre droit.
> En cette nuit de novembre, des livreurs déguisés en lutins bleus, au bonnet piqué de flocons de neige, distribuent gratuitement les premières bières de « Jul »
Je ne retiendrai que ça
Cela reste logique non ?
La gauche danoise c’est mis à appliquer une politique d’extrême droite sur l’immigration , les gens ont du coup lâcher l’extrême droite pour voter a gauche.
Je pense que la très grande partie des gens qui votent extrême droite en Europe ne le font pas pour le programme économique de l’extrême droite.
Je suis persuadé que ça marcherait aussi en France. Bizarre que les politiques de restriction d’immigration soient le domaine réservé de la droite, après tout un immigré c’est aussi un travailleur pas cher souvent.
J’approuve cette politique. J’étais en retard pour les avis controversées, le voilà.
C’est la voie à suivre pour la gauche française.
L’immigration se passe mal en France. Tout le monde le sait et en premier lieu les immigrés et leurs descendants. Ça tombe sous le sens d’agir dessus, c’est incroyablement bête de laisser ce débat à l’extrême droite.
Le problème c’est l’extrême droite s’est emparée du sujet donc on peut même plus l’évoquer.
Au final est ce qu’il faut mieux pas accueillir moins de monde mais au moins pouvoir accueillir décemment tout le monde ?
C’est bien beau d’être le pays des Lumières quand tu entasse des humains dans des prisons insalubres.
Ne vaut il pas mieux avoir moins d’ immigrés mais qui seront heureux et incérés dans la société ? C’est comme les enfants. Autant miser sur 1 ou 2 enfants et de garantir une vie derrière.
En 3mots vive le Danemark
Il n’y a rien de pire que les centristes et les sociaux-démocrates. Ils bouffent à tous les râteliers pour rameuter le plus d’électeurs possible, sans jamais trancher à gauche ou à droite. Ils fusilleraient les migrants si ça leur rapportait des voix.
>D’abord, sur les 1 493 locataires, 83,2 % sont considérés comme « non occidentaux » (ils sont d’origine turque, somalienne, libanaise, pakistanaise, palestinienne et cela comprend les enfants nés au Danemark)
Ça me rappelle quelqu’un…
Comme quoi c’est pas compliqué. Les gens en France ne sont pas racistes, même ceux qui pensent voter Zemmour ne veulent qu’une chose. Que la France reste la France et soit peuplé de Français (même s’ils ont des origines étrangères). Donc des habitants avec la culture et la langue Française. Et une immigration massive ne le permet pas. Il suffit de diminuer l’immigration, de mieux intégré ceux qui arrivent ou sont déjà là et d’appliquer la loi concernant les délinquants (peines plus lourdes, expulsion, interdiction de séjourner en France) et vous verrez que l’extrême droite fera 5% aux prochaines elections.
>« Ils ont vraiment écouté leurs électeurs populaires pour refonder la doctrine de leur parti » renchérit l’écrivain Lars Olsen, qui a écrit pour leur journal.
>
>Dès 2016, l’actuelle Première ministre a martelé que le modèle social nordique ne survivrait pas à une politique de « frontières ouvertes »
C’est l’évidence même et c’est pareil en France.
Un jour la gauche française arrêtera de laisser le sujet à la droite, j’en suis convaincu. Mais ce serait bien que ça prenne pas 10 ans.
Donc la gauche devrait passer à droite pour gagner une élection ?
Non, juste non. Si la gauche devient raciste, je me barre de ce pays. Déjà que je suis pas loin de le faire quand je vois que Zemmour a le droit de se présenter.
Si seulement la France avait si peu de frontières terrestres.
Quelqu’un qui à accès à l’entièreté de l’article pourrait il me faire un résumé ? 🙂