Immobilier, centralisation, PSG, trottinette… avons-nous raison de haïr les Parisiens ?

8 comments
  1. En quoi les trottinettes, qui sont dans toutes les grandes villes, à quoi que ce soit à voir avec les parisiens.

    J’aimerai bien avoir l’article pour voir de quoi il en retourne.

  2. Hair rien que ca. Et ils ont du s’y mettre a quatre pour écrire ca. Je vais economiser ma bile même si ca me démange. Tous travaillent a Paris en plus je suis sûr

  3. ​

    [[Firefox] Anti mur de paie pour certains sites :](https://gitlab.com/magnolia1234/bypass-paywalls-firefox-clean)

    ​

    Immobilier, centralisation, PSG, trottinette… avons-nous raison de haïr les Parisiens ?

    Tête de veau

    Par Emmanuel Tellier , Hadrien Mathoux , Mathias Thépot et Violaine Des Courières

    Publié le 04/12/2021 à 7:00

    Trop méprisants, trop envahissants, et même trop macronistes. Les Parisiens concentrent bien des reproches… plus ou moins mérités.

    Ils décident d’en haut

    Parmi les grilles de lecture ayant tenté d’expliquer la révolte des « gilets jaunes », la critique d’une centralisation excessive a connu un certain succès. Avec un symbole fort : l’abaissement à 80 km/h de la vitesse maximale autorisée sur de nombreuses routes nationales et départementales, décidé en juillet 2018. Une mesure emblématique d’un pouvoir accusé d’être isolé dans sa tour d’ivoire parisienne, déconnecté des réalités du pays.

    Cette critique s’appuie sur une incontestable réalité, héritée d’une histoire millénaire : en France, la capitale concentre dans des proportions faramineuses les centres de décision. Outre l’intégralité des ministères, des administrations centrales et des institutions politiques, la Ville Lumière accueille le siège de 33 entreprises du CAC 40 (seuls deux se situent dans d’autres villes de l’Hexagone), les QG de tous les grands partis et des think tanks influents, les rédactions de pratiquement tous les médias de masse, ainsi que la quasi-totalité des locaux des écoles les plus prestigieuses. Une telle concentration des lieux d’influence aboutit à faire de la France une République « réseaucratique » : les mesures qui s’appliquent à tous les citoyens sont en large partie façonnées par une élite parisienne, qui a fréquenté des lieux d’étude parisiens, s’informe grâce à des médias parisiens, prend des conseils auprès de milieux économiques, intellectuels et culturels parisiens.

    Est-ce une exception en Europe de l’Ouest ? L’Allemagne, république fédérale, présente un contre-modèle total : les lieux de pouvoir y sont dispersés entre Berlin (qui n’accueille que les institutions politiques majeures), Bonn (plusieurs ministères, grands think tanks), Francfort (Banque fédérale et Bourse), Munich (grandes entreprises, universités), et les villes de la Ruhr… En Italie, autre jeune nation fondée au XIXe siècle, Milan dispute à Rome sa suprématie en hébergeant l’essentiel du pouvoir économique et plusieurs titres de presse influents ; dans des proportions moindres, Barcelone conteste à Madrid sa supériorité sur l’Espagne, un pays où les régions disposent d’une forte autonomie. Londres accumule en revanche les attributs de puissance de manière similaire à Paris, même si cette captation est tempérée par le caractère multi­national du Royaume-Uni et par les mesures de dévolution du pouvoir prises par Tony Blair.

    Ils font monter les prix

    La grogne monte. Partout où les Parisiens poussent la porte d’une agence immobilière, les prix se mettent à grimper. à Biarritz et à Bayonne, par exemple, où ils ont bondi de 35 % en trois ans, des banderoles aux messages sans équivoque sont venues fleurir les ronds-points au printemps : « Parisiens, rentrez chez vous, vous êtes le virus du Pays basque ». Depuis le début de la crise sanitaire, on reproche aux riches Franciliens de profiter de leur pouvoir d’achat gargantuesque pour acheter aveuglément en province. Ce qui fait monter les prix et empêche les locaux de trouver un logement accessible pour leur budget.

    Aussi, en Bretagne, « des maisons se vendent ou se louent sans avoir été visitées ! » nous expliquait cet été Nil Caouissin, conseiller régional membre de l’Union démocratique bretonne (UDB). Lassés par l’extrême densité de la capitale, de nombreux cadres parisiens ont en effet décidé de changer de mode de vie au moment des confinements. Ils utilisent les possibilités nouvelles données par le télétravail pour aller s’installer soit sur le littoral, soit en campagne, soit dans des villes où l’on respire mieux, principalement pour y vivre la moitié de la semaine et retourner travailler en « présentiel » à la capitale l’autre moitié. Le site Seloger.com a récemment publié une étude sur la hausse des prix des destinations prisées des Parisiens depuis trois ans.

    À LIRE AUSSI : Logement : ces riches qui font monter les prix (et empêchent les locaux de se loger)

  4. La surconcentration des pouvoirs à Paris et les problèmes de logement auraient pu faire l’objet d’un éditorial sur les problématiques d’aménagement du territoire, un sujet hyper-important trop peu traité dans la campagne présidentielle, mais non, on est dans Marianne, c’est juste une occasion supplémentaire de dresser les gens les uns contre les autres.

  5. > À Nantes, le quotidien Ouest-France relaie les exaspérations des riverains et des commerçants à propos d’un centre-ville devenu sale et insécurisé.

    On pourrait littéralement renommer Nantes en Asnières-sur-Loire. C’est le même modèle urbain inepte qui y est appliqué : hyperdensification, promotion immobilière ad nauseam, mise à mort de l’industrie (puisque oui Asnières était jadis une ville industrielle), etc …

    Mêmes causes, mêmes effets ! On a créé une génération de laissés pour compte qui ne trouvera pas de travail, il n’y a plus d’emplois d’ouvriers. Ils sont oisifs ou se tournent vers des activités plus ou légales, augmentant de fait l’insécurité.

    À côté de ça, des nouveaux riches débarquent dans la ville. Les prix de l’immobilier explosent.

Leave a Reply