L’écrivain Pierre Rabhi est mort à l’âge de 83 ans

8 comments
  1. Ça va être intéressant de voir toutes les figures de l’écologie, et aussi les féministes, lui rendre hommage avec la bonne dose de langue de bois pour éviter de dire que c’était un gros réac (genre la femme ne sert qu’à faire des gosses) anti science homophobe (c’est contre nature) et antisémite.

    Mais bon il était “écolo” et l’image du gentil papy était super vendeuse.

    Bonus: [le système Rabhi](https://www.monde-diplomatique.fr/2018/08/MALET/58981), [le système Rabhi – suite](https://www.monde-diplomatique.fr/2018/11/MALET/59190), [les histoires de viol dans la famille Rabhi](https://www.liberation.fr/societe/2005/11/05/violee-chez-sa-seconde-famille_538151/).

  2. Je serai le premier à admettre que Pierre Rabhi, quand on creuse un peu, est un personnage clivant par ses opinions qui restent très conservatrices sur les rôles de l’homme et de la femme dans la société, et sur sa position un peu New-Age sur l’écologie et l’humain.

    Pourtant, je trouve qu’il avait des discours très pertinents et qui ont mine de rien été très fertiles pour la cause environnementale.

    “La part du colibri”, dans une société où en se sent désarmé face à tant d’évènements en face desquels on serait presque impuissants, est une lecture courte mais presque bouleversante par sa simplicité.

    Et ses textes sur une agriculture terre-à-terre, plus en lien avec l’humus (et assez loin des propos de biodynamie dans mes souvenirs de ceux que j’avais pu lire) sont franchement rafraîchissants même après plusieurs décennies pour certains.

    Donc si vous le connaissez pas, prenez avec des pincettes ce paysan ardéchois déchu, qui avait des propos souvent d’un autre temps, mais des fois tournés vers l’avenir aussi.

Leave a Reply