Laurie Laufer : « La psychanalyse a du mal à inventer un autre langage, à penser au-delà de Freud et Lacan »

10 comments
  1. “Inventer”….

    La psychanalyse a au moins raison sur un point : le choix des mots est important.

    Quelle arnaque.

  2. Elle ferait mieux de se taire de toute façon. Conseil de lecture : Les illusions de la psychanalyse, de Van Rillaer. Il y a aussi un bon bouqin d’un historien, qui a montré comment Freud a falsifié la plupart de ses cas cliniques emblématiques, qu’il aurait prétendument guéris.

  3. J’en profite pour partager mon constat que Elisabeth Borne a presque la même voix que Claude Almos, la psychanalyste abonnée aux médias, à laquelle je coupe la parole dès que je l’entends à la radio.

  4. La psychanalyse, l’une des escroqueries françaises dont nous pouvons être fiers, avec l’homéopathie, la graphologie, et autres conneries. C’est pour compenser Descartes. Comme dirait l’autre folle, _Le monde crève de trop de rationalité_.

  5. Je suis en général d’accord avec les consensus sur le sous. Mais absolument pas sur le bashing permanent de la psychanalyse.

    D’abord on doit quand même à Freud la mise en lumière de l’existence de l’inconscient. l me semble que c’est quand même l’un des apports les plus fondamentaux qu’il soit en matière d’étude de la psyché humaine. Je trouve ça un peu gros de jeter le bébé avec l’eau du bain.

    Ensuite il convient de rappeler ce qu’est la *méthode* psychanalytique. L’idée de base consiste à dire que la pathologie mentale, plutot que d’être traité par la lobotomie ou par le gavage de drogue, doit être traité par *la parole*. Je pense que cette idée n’a absolument rien de stupide. Cela ne veut pas dire que le traitement médicamenteux doit être rejeté en bloc. Néanmoins il semble assez raisonnable de considérer que c’est bien par la parole qu’on peut avancer sur les trauma ou ce genre de chose. Quoiqu’on en dise la psychanalyse est littéralement l’invention de cette méthode, son apport sur ce point est immense.

    Enfin, vient la question du fond. La démarche psychanalytique vise à faire travailler le patient sur son système de représentation. Je vais prendre deux exemples, le premier à partir du citation de Castoriadis, le second d’une citation de Freud.

    Castoriadis relève, en parlant de la psychanalyse, que “dans tout évènement traumatique, il y a une dimension réelle qui est l’évènement et une dimension imaginaire qui est traumatique”. Ce point me semble absolument essentiel. Faire en sorte que le patient travaille sur ses trauma et les représentations qu’il s’en fait pour en limiter les conséquences sur sa vie, c’est le coeur de la démarche psychanalytique et c’est franchement assez efficace.

    De manière plus générale, Freud dit, au sujet de la fin de l’analyse, “là où Ca est, Je dois devenir”. Cette idée est également très puissante. Il s’agit de travailler sur le rapport qu’on entretient avec nos pensées inconscientes qui forgent nos représentations (le Ca) pour, consciemment (le Je), forger un rapport avec notre inconscient nous permettant de vivre mieux, de faire des choix éclairé et raisonnable, bref, d’être plus heureux. Il s’agit évidemment du travail d’une vie, et d’une attitude face à la psyché, mais celle-ci me semble très salvatrice.

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    Il faut bien comprendre une chose: on ne sait absolument rien du fonctionnement du cerveaux et de l’esprit humain. Si il suffisait de manger un cachet ou d’appuyer un bouton du cerveau pour soigné les pathologies psy, la psychanalyse pourrait effectivement apparaitre comme superflu. Mais comme on ne sait rien de ces choses, dire que c’est par la parole et en faisant travailler le patient sur les représentations qui le font souffrir/l’empêche de vivre est une démarche extrêmement pertinente.

    D’un point de vu epistémologique on a attaqué la psychanalyse en disant que ce n’était pas une science et qu’elle n’était pas réfutable. Quelle bêtise ! Tout ce qui n’est pas une science/réfutable doit-il être condamné ? A ce titre là, l’interprétation qu’on a des évènements passé (l’Histoire) est-elle une science réfutable ? Non. Doit-elle, à ce titre, être abandonnée ? Evidemment non. Cet argument est ridicule.

    EDIT: Je précise que je ne suis pas psychanalyste même si j’en ai lu pas mal et que ca m’intéresse. A des moments particulièrement difficiles de ma vie, j’ai vu de nombreux psy et c’est le travail avec une psychanalyste qui m’a vraiment fait sortir la tête de l’eau (et qui était d’ailleurs psychiatre également mais qui ne m’a rien prescrit). Mon expérience personnelle ne prouve évidemment rien. Mais je mentionne simplement d’où je parle.

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