Et vous, vous battriez vous pour votre pays?

50 comments
  1. Ce titre de poteau est fascinant. Je crois que c’est la première fois que je lis le verbe “battre” à la deuxième personne pluriel du conditionnel.

    Je crois.

  2. C’est marrant ceux qui disent “pour mon pays non, pour les français oui”… Dans l’armée, j’ai quand même l’impression que c’est totalement l’inverse.

    Le chiffre est plus élevé que ce que je pensais…

  3. Putain c’est une bonne question, une question que je suis très content de n’avoir pas eu à me poser.

    J’aime à croire que je le ferai. Mais je pense que ça dépend de la raison, de l’ennemi et de la légalité de la guerre.

    Par contre, je suis assez surpris qu’on soit au-dessus de certains pays. J’aurais vu un niveau plus élevé au Royaume-Uni notamment.

  4. Ca me surprend de ne voir que 30% pour la Suisse, je m’attendais à ce que leur long service militaire leur donne un peu plus envie de se battre pour leur pays.

  5. Ça c’est le genre de question qui demande un contexte. Parce qu’entre aller se battre à l’étranger pour une raison X ou défendre le pays parce qu’il est attaqué il y a un sacré gouffre.

  6. « On croit mourir pour la patrie
    on meurt pour des industriels »
    Anatole France en 1922

    Comme déjà dit dans les commentaires ça dépend de la raison. Si ça va à l’encontre de mes principes je suis du type objecteur de conscience.

  7. Pour un contexte à cette question (et ceux qui disent “ça dépend de la raison”) il faut un contexte clair : le monde des années 2020 n’est plus celui des années 1990-2000, on n’est plus dans l’ambiance post-guerre froide où “se battre pour son pays” ça veut juste dire aller envahir des pays d’Afrique ou du Moyen-Orient.

    D’une part, on est dans un contexte de retour de la conflictualité de haute intensité : le conflit Etats-Unis / Chine qui grimpe crée des vides de pouvoir où s’insèrent des puissances moyennes (Russie, Turquie, Iran, Inde, etc), et l’affrontement symétrique (contre un pays aux capacités similaires ou quasi égales aux nôtres) redevient une réalité. Or ces puissances, les pays d’Europe sont plutôt leurs cibles que leurs agresseurs. Dans une majorité des cas, l’hypothèse proposée est donc de “se battre pour son pays” dans une lutte défensive.

    D’autre part, avec les progrès technologiques et autres qu’on a vécu, la plupart des conflits ont transité vers des formes d’engagement “sous le seuil”. Les puissances moyennes citées n’emploient que rarement la force militaire directe, mais ont en revanche recours à des techniques entrant dans le cadre d’une “action hostile”, mais à la limite d’une “attaque militaire” qui mériterait en réponse une déclaration de guerre (et c’est la nuance sur laquelle elles jouent). Je pense notamment aux actions de cyber-sabotage, aux opérations de propagande pour casser la volonté d’une population, à la sponsorisation par des États d’actes et d’organisations terroristes, au droit extraterritorial qui va racketter des entreprises étrangères sans passer par leur juridiction propre, etc. On est dans une époque de l’anti-Clausewitz : *La politique est la poursuite de la guerre par d’autres moyens*.

    Du coup, avec ce contexte, “se battre pour son pays” ça ne doit absolument pas se réduire au seul fait de combattre des soldats ennemis sur le terrain à coups de fusil d’assaut. Mais ça doit aussi prendre en compte le fait que ce sera désormais, dans une majorité de cas, une lutte défensive pour les pays d’Europe.

  8. La réponse variera beaucoup en fonction du contexte. Du genre, après avoirs subi une guerre civile ou se sentir menacé par ses voisins ou pas…

    Je suis très heureux de ne jamais avoir dû aller au combat pour ma part et je n’ai aucune envie de changer cela mais encore une fois, tout dépend des circonstances. Il y a des guerres telle la guerre d’Algérie ou ma réponse aurait été “non” et d’autres ou la réponse aurait été “oui”. A contrecœur, avec la peur au ventre mais déterminé.

  9. Faut voir le contexte mais j’avais répondu affirmativement quand une amie avait demandée, ça l’a choquée en mode “non mais tu peux mourir, tu le sais ?!”

    J’en suis conscient mais si on est envahis, ça risque d’être dur de rester chez soi au chaud.

  10. Eh bien je sais pas trop. Sur le principe, c’est sympa de se dire que l’on défend notre pays contre les méchants qui nous attaquent…

    Malgré tout, faut dire que ça dépend contre qui et pourquoi. J’ai pas envie d’être le souffre douleur de dirigeants impulsifs et de fachos incapables de régler leurs problèmes verbalement. Et puis pour le coup c’est personnel, mais vu mes capacités physiques, je risquerais de crever avant d’avoir fait le moindre truc utile et courir au suicide, j’aimerais éviter.

    Mais du coup, je me pose une question depuis un moment et ça me paraît approprié de la poser ici: il semble que je n’attache presque aucune valeur au “patriotisme”, vous pensez que c’est mal?

  11. La République nous appelle, sachons vaincre ou sachons mourir
    Un Français doit vivre pour elle, pour elle un Français doit mourir

  12. Si mes conditions de santé me l’avez permis j’aurais rejoint l’armée. Je voulais soit rejoindre les blindés ou l’artillerie ou la logistique.

  13. A part les pays nordique, j ai l impression que plus le niveau de vie est haut moins on a envie de se battre pour son pays.

  14. Il y a un compte Twitter appelé [Paroles de Combattants de la Libération ](https://twitter.com/paroles_la?t=Fx3g8NN81peohhE6prs8WQ&s=01) , absolument passionnant et bouleversant. A chaque post il y a une photo, une courte biographie, et souvent des extraits de leurs dernières lettres a leurs familles.

    Alors honnêtement après les avoir lus, je ne pense pas que je serai capable de ça. Prendre le risque de laisser mes parents seuls par exemple, je ne pourrai pas.

  15. Si se battre pour son pays, c’est de le défendre d’une invasion, évidemment.

    Mais si se battre pour son pays, c’est aller défendre les intérêts économiques de Total dans un pays africain, non, je ne pense pas.

  16. La question aurait pu être, seriez vous prêt à mourir pour un système politique ou pour des idées ? Genre la démocratie, cela aurait sans doute plus de sens.

  17. Comme ç’a été dit plusieurs fois, si la frontière ou des intérêts qui me touchent personnellement (ou touchent à l’intégrité de mon peuple) sont engagés alors il n’y aura aucune hésitation. Si c’est pour aller empêcher Boko Haram de faire ses merdes bah désolé c’est très louable mais j’irai pas mourir là-dedans.

  18. C’est assez plaisant et rassurant de voir que globalement, malgré les trump / brexit / autres délires, on semble avoir quand même bien affaibli le nationalisme en occident en un siècle.

    Dans la plupart des pays occidentaux, j’imagine que cela correspond en gros à la part des population “qui vote pour l’extreme droite”

    (A qques outliers prêts comme la Finlande qui sont assez comprehensible vu la menace Russe à côté)

  19. Absolument pas, en aucun cas, ou presque. Mourir pour des idées, la démocratie, tout ça, ce sont des thèmes que je pourrai considérer, mais pour un pays, un drapeau, non.

  20. Je dirais que oui, dans le cas ou le territoire (métropole et outre mer) est directement menacé. Si c’est une guerre de soutien à un autre pays peut être pas.

  21. Le nombre effrayant de mythos sur la carte comme dans les commentaires….en réalité 99% d’entre nous chercheraient illico une bonne planque et c’est tout

  22. La guerre non franchement ça serait plus défendre le gouvernement que la France
    Parcontre défendre les valeurs française et l’histoire française totalement

  23. Pour des idées défendues par mon pays, et que j’estime allant dans le bon sens du progrès humain, oui.

    Pour mon pays juste par principe, certainement pas. Je pourrais même me battre contre mon pays si nécessaire.

  24. Le fait que la France ne signifie plus rien pour une grande partie de la population se voit bien dans les bulletins de vote.

  25. Pourcentages qui ne veulent pas dire grand chose au final. Est ce que 70 % des appelés refuseraient de servir en cas de mobilisation générale en France ? Si on arrive à ça, c’est que la situation sera gravissime et donc on peut supposer que la plupart des gens obéiront. Et ceux qui ont répondu non à la question ne feront probablement pas des pires soldats que ceux qui ont répondu oui.

  26. Je pourrais me battre pour les valeurs de la France, comme la Liberté, l’Egalité, la Fraternité, et tout ce qui en découle : l’interdiction de l’esclavage, la sécurité sociale, l’éducation pour tous notamment. Mais pour la France en elle-même, pas vraiment. D’ailleurs, les principes décrits juste avant sont tous dus aux Républiques successives. Donc si un roi ou un despote balaie tout ça, je soutiendrais sûrement ceux qui lui rouleraient dessus.

  27. Disons que ça dépendra du contexte comme disent les autres commentaires, si je devais me battre pour la France de Zemmour, y a moyen que je change de camp

  28. 1) Oui, si mon pays est envahi

    2) Non, si c’est pour aller envahir un autre pays

    3) Dans le contexte géopolitique actuelle, la France ne peut pas être envahi (entouré soit par des pays alliés, soit par de l’eau, impossibilité pour des armées conséquentes d’entrer sur le sol français)

  29. Déjà si l’on puise dans le civil pour une guerre, c’est qu’on est dans la merde. Les gens qui pense que l’État demanderait gentiment au cas par cas se mettent bien le doigt dans l’œil. Alors, le choix, quel choix? Je peux te garantir une chose c’est que les droits des temps de paix n’existeraient plus.

  30. Je suis un immigré en France et je me battrai bien pour la France républicaine laïque et démocrate. Contre les islamistes les russes les turques les chinois etc, même contre mon pays d’origine. Je ne me battrai pas pour la France d’extrême droite chrétienne nationaliste raciste et nazie (si elle le devient)

    Et franchement je pense que la France doit faire plus sur le plan militaire. Beaucoup plus

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