Certains en parlent souvent, d’autres y pensent tout le temps… Pour explorer la sexualité des Français, nous vous proposons une série de témoignages pour plonger sous les draps d’un témoin. Là, entre coups de coeur, rencontre passagère ou infidélité, se joue beaucoup plus qu’une simple histoire de sexe.
« Ma vie sexuelle est plate. Très plate même. » Jonathan sourit avec un petit air las dans le regard. Trois ans après avoir mis fin à une relation de près de quatre ans avec une mère de deux enfants avec laquelle il n’avait « pas envie de s’investir », le grand brun de 44 ans est « désespérément célibataire ».
« J’ai recouché une fois avec mon ex mais sinon, cela fait presque trois ans que je n’ai eu la moindre histoire, glisse l’informaticien dans la fonction publique. Le Covid a un peu tout arrêté, j’ai passé les confinements seul dans mon petit appartement d’Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine). Par la force des choses, je suis devenu plus casanier. J’habite en banlieue, je n’ai pas de véhicule et je fais attention à mon budget. Cela m’incite à moins sortir et donc je ne rencontre pas grand monde. Au bout de tout ce temps, on peut parler de misère sexuelle. »
Sur son téléphone, il fait défiler quatre applications de rencontre différentes. « J’ai l’impression que mon âge rebute les plus jeunes que je like. Tout comme ma profession. Si on inscrit son métier, ce n’est pas anodin. Les quelques rencontres que j’ai faites n’ont pas été concluantes. J’ai perdu un peu la patience nécessaire sur ces sites. Le jeu de la séduction me fatigue. Je suis un peu éloigné du terrain de la drague. Au bout d’un moment, la libido baisse. Moins on fait l’amour, moins on en a envie. C’est peut-être lié à mon âge aussi. Déjà avec ma copine, j’avais parfois moins envie et dans ce cas-là, je ne me forçais pas. »
Le sexe n’est pourtant pas absent de sa vie. Il est même quasi quotidien mais prend désormais corps seul face à un écran. « Je regarde pas mal de films pornos, reconnaît Jonathan. Mais depuis quelque temps, je regarde aussi énormément de strip-teaseuses qui se déshabillent devant leur webcam ! C’est différent d’un film car c’est en direct. Et puis il y a une interaction, tu peux poser des questions dans le chat, faire des commentaires. C’est beaucoup plus excitant. On a la possibilité de payer pour des shows privés mais je n’ose pas mettre ma carte bleue sur ces sites. Donc je me contente des contenus gratuits. Mais c’est déjà énorme. Il y a des filles du monde entier donc selon les fuseaux horaires, elles changent toute la journée » !
Cette activité solitaire lui prend un temps qui l’interpelle. Surtout quand Jonathan se connecte dès le matin. « Je m’interroge parfois sur l’impact de ma consommation de porno sur ma libido, souffle-t-il. Je vis beaucoup dans des fantasmes qui me paraissent impossibles à réaliser comme de coucher avec deux femmes en même temps. Mais surtout dans les relations que j’ai eues, je ne retrouve pas l’intensité que je peux voir sur un écran. Les pratiques, la plastique des femmes… c’est tout de même très différent de tout ce que j’ai pu connaître dans ma vie. J’ai aussi remarqué que j’ai de temps en temps des difficultés à jouir. Il m’est déjà arrivé de m’interrompre avant d’avoir eu un orgasme. Je ne sais pas si tout cela est lié… »
Ses récentes vacances à Bruxelles ont confirmé ces difficultés. L’amateur de footing a arpenté le quartier rouge de la capitale belge, passant devant de nombreuses vitrines dans lesquelles s’installent des prostituées. « L’ambiance y est un peu spéciale, ça attire une drôle de faune et j’ai eu un peu peur. Mais au total, j’ai eu des relations avec trois filles. À 20 euros la passe, c’est très abordable. » Les deux premières expériences sont « foireuses ». Jonathan met cela sur le compte du préservatif : « Cela me fait débander ». La troisième tentative est plus satisfaisante.
« La passe est très stéréotypée, c’est toujours la même chose : fellation puis levrette. Mais la fille était très belle. J’ai payé un peu plus pour que cela dure davantage. En repartant, j’étais très heureux. Cela m’a fait du bien. »
Cette escapade de l’autre côté de la frontière ne bouscule pas pour autant son rapport au sexe et à son statut d’éternel célibataire. « Cela n’a plus vraiment d’importance pour moi, ce n’est pas une priorité, concède Jonathan. Si je sors, je m’en fous de rentrer seul, je n’en fais plus du tout un objectif. Avec du recul, j’ai l’impression que j’ai toujours été déçu par les relations sexuelles. Dès ma première fois à 21 ans. Cela n’a jamais été le plaisir que j’avais pu imaginer. Mais je ne crois pas que je sois le seul. J’ai des copains mariés pour qui il ne se passe plus rien avec leurs femmes. Moi il ne se passe rien non plus mais je suis seul (rires). »
Je me demande pourquoi tu partages ça sur Reddit alors que c’est ÉVIDENT que personne ne va se sentir concerné par ce sujet ici.
Évident!
3ans ? Amateur..j’entame ma 24eme année bientôt
Je sais pas trop quoi en penser…
Il me plaît pas trop.
Le gars se plaint de pas trouver une meuf… Mais il était avec une nana mais n’a pas voulu s’investir… Est ce que c’est a cause de ses enfants? J’en sais rien…
Mais a 44 ans il risque d’avoir du mal a trouvé une fille sans enfants…
Et il parle de son fantasme de coucher avec deux nanas… Il devrait déjà voir pour une…
Ouai… Je sais pas… Mais en tout cas, j’ai pas envie d’aller vers lui…
Ils ont pris le pire cassos pour parler de misère sexuelle… Beaucoup de mouvements féministes disent que ça n’existe pas et effectivement en lisant cet article, ça ne donne pas envie de penser que ça existe. Personnellement, j’ai connu ce qu’on appelle la “misère sexuelle et affective” (ils ont oublié le “et affective” dans l’article) et aujourd’hui je m’en sors très bien. Par contre, mon état d’esprit est à l’opposé de celui de Jonathan et je pense que c’est la raison pour laquelle je m’en sors aussi bien. Ne soyez pas comme Jonathan !
Très joli cercle vicieux, le célibat + grosse conso de porno et camgirls, ça aide énormément à faire des rencontres.
Surtout si c’est pour que la première question à leur attention soit : “un plan à trois, ça te dirait ?”
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Certains en parlent souvent, d’autres y pensent tout le temps… Pour explorer la sexualité des Français, nous vous proposons une série de témoignages pour plonger sous les draps d’un témoin. Là, entre coups de coeur, rencontre passagère ou infidélité, se joue beaucoup plus qu’une simple histoire de sexe.
« Ma vie sexuelle est plate. Très plate même. » Jonathan sourit avec un petit air las dans le regard. Trois ans après avoir mis fin à une relation de près de quatre ans avec une mère de deux enfants avec laquelle il n’avait « pas envie de s’investir », le grand brun de 44 ans est « désespérément célibataire ».
« J’ai recouché une fois avec mon ex mais sinon, cela fait presque trois ans que je n’ai eu la moindre histoire, glisse l’informaticien dans la fonction publique. Le Covid a un peu tout arrêté, j’ai passé les confinements seul dans mon petit appartement d’Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine). Par la force des choses, je suis devenu plus casanier. J’habite en banlieue, je n’ai pas de véhicule et je fais attention à mon budget. Cela m’incite à moins sortir et donc je ne rencontre pas grand monde. Au bout de tout ce temps, on peut parler de misère sexuelle. »
Sur son téléphone, il fait défiler quatre applications de rencontre différentes. « J’ai l’impression que mon âge rebute les plus jeunes que je like. Tout comme ma profession. Si on inscrit son métier, ce n’est pas anodin. Les quelques rencontres que j’ai faites n’ont pas été concluantes. J’ai perdu un peu la patience nécessaire sur ces sites. Le jeu de la séduction me fatigue. Je suis un peu éloigné du terrain de la drague. Au bout d’un moment, la libido baisse. Moins on fait l’amour, moins on en a envie. C’est peut-être lié à mon âge aussi. Déjà avec ma copine, j’avais parfois moins envie et dans ce cas-là, je ne me forçais pas. »
Le sexe n’est pourtant pas absent de sa vie. Il est même quasi quotidien mais prend désormais corps seul face à un écran. « Je regarde pas mal de films pornos, reconnaît Jonathan. Mais depuis quelque temps, je regarde aussi énormément de strip-teaseuses qui se déshabillent devant leur webcam ! C’est différent d’un film car c’est en direct. Et puis il y a une interaction, tu peux poser des questions dans le chat, faire des commentaires. C’est beaucoup plus excitant. On a la possibilité de payer pour des shows privés mais je n’ose pas mettre ma carte bleue sur ces sites. Donc je me contente des contenus gratuits. Mais c’est déjà énorme. Il y a des filles du monde entier donc selon les fuseaux horaires, elles changent toute la journée » !
Cette activité solitaire lui prend un temps qui l’interpelle. Surtout quand Jonathan se connecte dès le matin. « Je m’interroge parfois sur l’impact de ma consommation de porno sur ma libido, souffle-t-il. Je vis beaucoup dans des fantasmes qui me paraissent impossibles à réaliser comme de coucher avec deux femmes en même temps. Mais surtout dans les relations que j’ai eues, je ne retrouve pas l’intensité que je peux voir sur un écran. Les pratiques, la plastique des femmes… c’est tout de même très différent de tout ce que j’ai pu connaître dans ma vie. J’ai aussi remarqué que j’ai de temps en temps des difficultés à jouir. Il m’est déjà arrivé de m’interrompre avant d’avoir eu un orgasme. Je ne sais pas si tout cela est lié… »
Ses récentes vacances à Bruxelles ont confirmé ces difficultés. L’amateur de footing a arpenté le quartier rouge de la capitale belge, passant devant de nombreuses vitrines dans lesquelles s’installent des prostituées. « L’ambiance y est un peu spéciale, ça attire une drôle de faune et j’ai eu un peu peur. Mais au total, j’ai eu des relations avec trois filles. À 20 euros la passe, c’est très abordable. » Les deux premières expériences sont « foireuses ». Jonathan met cela sur le compte du préservatif : « Cela me fait débander ». La troisième tentative est plus satisfaisante.
« La passe est très stéréotypée, c’est toujours la même chose : fellation puis levrette. Mais la fille était très belle. J’ai payé un peu plus pour que cela dure davantage. En repartant, j’étais très heureux. Cela m’a fait du bien. »
Cette escapade de l’autre côté de la frontière ne bouscule pas pour autant son rapport au sexe et à son statut d’éternel célibataire. « Cela n’a plus vraiment d’importance pour moi, ce n’est pas une priorité, concède Jonathan. Si je sors, je m’en fous de rentrer seul, je n’en fais plus du tout un objectif. Avec du recul, j’ai l’impression que j’ai toujours été déçu par les relations sexuelles. Dès ma première fois à 21 ans. Cela n’a jamais été le plaisir que j’avais pu imaginer. Mais je ne crois pas que je sois le seul. J’ai des copains mariés pour qui il ne se passe plus rien avec leurs femmes. Moi il ne se passe rien non plus mais je suis seul (rires). »
Je me demande pourquoi tu partages ça sur Reddit alors que c’est ÉVIDENT que personne ne va se sentir concerné par ce sujet ici.
Évident!
3ans ? Amateur..j’entame ma 24eme année bientôt
Je sais pas trop quoi en penser…
Il me plaît pas trop.
Le gars se plaint de pas trouver une meuf… Mais il était avec une nana mais n’a pas voulu s’investir… Est ce que c’est a cause de ses enfants? J’en sais rien…
Mais a 44 ans il risque d’avoir du mal a trouvé une fille sans enfants…
Et il parle de son fantasme de coucher avec deux nanas… Il devrait déjà voir pour une…
Ouai… Je sais pas… Mais en tout cas, j’ai pas envie d’aller vers lui…
Ils ont pris le pire cassos pour parler de misère sexuelle… Beaucoup de mouvements féministes disent que ça n’existe pas et effectivement en lisant cet article, ça ne donne pas envie de penser que ça existe. Personnellement, j’ai connu ce qu’on appelle la “misère sexuelle et affective” (ils ont oublié le “et affective” dans l’article) et aujourd’hui je m’en sors très bien. Par contre, mon état d’esprit est à l’opposé de celui de Jonathan et je pense que c’est la raison pour laquelle je m’en sors aussi bien. Ne soyez pas comme Jonathan !
Très joli cercle vicieux, le célibat + grosse conso de porno et camgirls, ça aide énormément à faire des rencontres.
Surtout si c’est pour que la première question à leur attention soit : “un plan à trois, ça te dirait ?”