« L’urbanisation est un facteur aggravant des mégafeux en Gironde »

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  1. **« L’urbanisation est un facteur aggravant des mégafeux en Gironde »**

    **Si les dérèglements climatiques ont attisé les grands incendies qui ravagent les forêts des Landes cet été, l’urbanisation croissante de cette région de plus en plus attractive contribue aussi à l’intensification des mégafeux, alerte Christine Bouisset, géographe au CNRS.**

    Depuis le 12 juillet, près de 28 000 hectares ont été ravagés par les flammes en Gironde, principalement à La Teste-de-Buch (7 000 hectares) ainsi qu’à Landiras et à Hostens (19 300 hectares).

    Ces communes sont insérées dans la forêt des Landes de Gascogne, un gigantesque massif forestier artificiel, considéré comme le plus grand d’Europe occidentale. Couvrant trois départements (Gironde, Landes et Lot-et-Garonne) et essentiellement composée d’une monoculture intensive de pins maritimes, cette forêt a été soumise cet été à une sécheresse hors norme et à des températures caniculaires.

    Ces deux facteurs, liés au changement climatique, sont sans conteste à l’origine d’une aggravation du risque d’incendie. Toutefois, l’urbanisation massive et anarchique de ce territoire de plus en plus attractif a aussi des conséquences lourdes sur le déclenchement des mégafeux selon Christine Bouisset, maîtresse de conférences CNRS en géographie à l’Université de Pau et des pays de l’Adour.

    **Mediapart. Pouvez-vous détailler l’actuelle stratégie de lutte contre les incendies dans le massif forestier des Landes ?**

    **Christine Bouisset** : En France, la gestion du risque incendie en forêt s’appuie sur deux piliers complémentaires. Le premier, c’est d’avoir une réponse réactive la plus rapide et la plus massive possible sur les feux naissants. Cette réponse repose sur une surveillance importante des massifs en période de risque.

    Le second pilier est l’aménagement forestier. L’objectif est de créer des pistes d’accès, des points d’eau pour les interventions de sapeurs-pompiers ainsi que de compartimenter au maximum les massifs pour éviter que des surfaces importantes ne brûlent d’un seul tenant.

    L’originalité du massif landais, c’est que le dispositif de défense contre l’incendie (DFCI) qui déploie ces aménagements a été créé après les grands incendies de 1947 et 1949. Ce dispositif est financé et organisé en grande partie par les propriétaires forestiers.

    La quasi-totalité du massif landais appartient à des propriétaires privés. Et comme la forêt y est gérée de façon intensive, ces derniers ont tout intérêt à prévenir rapidement les incendies pour sauvegarder les revenus qu’ils tirent de l’exploitation du bois.

  2. > ou encore par l’utilisation de matériaux protégeant des feux les habitations dès leur construction.

    Je ne vois pas trop ce qui peut résister à des incendies comme ceux en question ?

    Au mieux les murs résistent, mais quel intérêt si tout a cramé à l’intérieur ?

  3. n’importe quoi! j’ai habité très longtemps dans la région. Ce qui frappe, c’est les forets de pin a perte de vue, sans aucune trace de vie. Pas etonnant que ca se propage aussi vite et aussi fort. Il faut trouver le juste milieu mais un peu de développement humain au milieu de cette immense foret pour entretenir/couper la végètation serait peut être salvateur

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