C’est la faute des femmes agées obeses et fumeuses.
C’est pas moi que le dit c’est le médecin
Je sais pas
Aucun moyen d’avoir l’article en accès gratuit ?
**Pourquoi la mortalité infantile augmente-t-elle en France ?**
Pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, la mortalité des enfants de moins de 1 an augmente de façon significative en France. C’est ce qu’a confirmé une étude de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), parue en mars 2022. Comment expliquer une telle régression ?
Deux spécialistes apportent des éléments de réponses. Par définition, le taux de mortalité infantile (TMI) correspond au nombre d’enfants de moins de 1 an morts pour 1 000 naissances vivantes (‰). Lors d’une récente étude, des chercheurs de l’Inserm ont entrepris une analyse poussée des données d’état civil de l’Insee entre 2001 et 2019. Résultat : après plusieurs décennies de forte baisse, le TMI a vu sa diminution se tasser à partir de 2005… avant de passer de 3,32 ‰ en 2012 à 3,56 ‰ en 2019 ; une hausse de 7 %.
Le pédiatre Martin Chalumeau, coordinateur de ces travaux, et le démographe Gérard-François Dumont nous éclairent sur les causes possibles.
**Science & Vie : Pourquoi la hausse de la mortalité infantile est-elle alarmante ?**
**Martin Chalumeau** : Parce que cet indicateur reflète le niveau de développement socio-économique et la qualité des soins d’un pays ; toute hausse de son niveau indique un recul dans ces domaines. Or, entre 1989 et 2017, la France a dégringolé de la 7e place des pays affichant le TMI le plus faible, à la 25e … Surtout, on observe désormais un excès annuel d’environ 1 200 décès d’enfants de moins de 1 an, comparé à la Suède et à la Finlande, où le TMI est presque deux fois plus faible (2 ‰).
**Gérard-François Dumont** : Globalement, malgré sa récente reprise, la mortalité infantile reste rare en France. En tout cas, comparée à ce qu’elle a été dans le passé – en 1800, près d’un tiers des enfants de moins de 1 an mouraient, soit 80 fois plus qu’aujourd’hui – et à ce qu’elle est encore dans certaines parties du monde – en Afrique, le TMI est de 47 ‰. Cependant, toute mort supplémentaire d’un enfant est tragique. Aussi, cette augmentation du TMI constitue un signal d’alerte fort.
**S&V : Comment expliquer cette hausse ?**
**M.C.** : Notre étude ne permet pas d’identifier précisément ses causes, mais il est probable qu’elle découle de plusieurs facteurs. Parmi eux, la santé de la mère. Les femmes accouchant au-delà de 35 ans, présentant une obésité, consommant du tabac ou recourant à une procréation médicalement assistée ont un plus grand risque de naissance prématurée et de complications lors de l’accouchement, et par là, de mortalité infantile. Or leur proportion a significativement augmenté ces dernières années.
**G. – F. D**. : Une autre cause pourrait être la hausse de la précarité. Il est établi que le TMI est plus élevé dans les régions les plus pauvres, et plus faible dans les zones riches. Voilà pourquoi cet indicateur dépasse largement la moyenne nationale dans certains départements d’Outre-mer ou de Métropole. Par exemple, selon l’Insee, il s’élève à 9,2 ‰ à Mayotte.
**S&V : Quid d’une possible diminution de la qualité des soins ?**
**M.C**. : En fait, lors de ces dernières décennies, la prise en charge des enfants prématurés – plus à risque de décès – s’est paradoxalement améliorée. Selon une récente étude, le taux de nourrissons naissant à 25-29 semaines de grossesse, au lieu d’environ 40 semaines, et qui survivent sans séquelles graves, a augmenté de 15,4 % en 14 ans.
**G. – F. D.** : Oui, mais la logique de diminution des dépenses de santé a entraîné la fermeture de centaines de maternités lors des 25 dernières années. Résultat : les femmes vivant dans ces régions doivent parcourir plusieurs dizaines de kilomètres pour se rendre dans la maternité la plus proche, ce qui augmente le risque d’accoucher hors hôpital, et celui de décès de l’enfant en cas de complications. Ajoutée au déficit croissant de médecins, notamment de pédiatres, cette évolution a pu contribuer à diminuer la qualité de la prise en charge des bébés à naître, des enfants lors de leur première année, et de leur mère.
**S&V : Comment lutter contre cette tendance ?**
**M.C.** : Avant tout, il faut absolument créer un système pérenne et automatique de recueil d’informations sur les particularités obstétricales et médicales des enfants qui décèdent (prématurité, malformation congénitale, etc. ), les caractéristiques de leurs parents (niveau socio-économique, âge de la mère, etc. ) et les causes probables de leur décès. Cela car, à ce jour, les données de l’Insee indiquent seulement où et quand l’enfant est mort, ce qui rend impossible l’étude des causes du décès. Il est urgent de considérer la hausse de la mortalité infantile comme une priorité de santé publique et de recherche.
**G. – F. D**. : À partir des informations collectées, il faudrait établir des statistiques spécifiques à chaque territoire. Car les raisons de l’augmentation du TMI peuvent varier d’une région à l’autre : dans certaines, il peut s’agir d’un problème socio-économique, dans d’autres, de la fermeture d’une maternité, etc. Ce type d’études est indispensable pour identifier et mener des actions correctives différenciées selon les territoires, plus efficaces que des mesures nationales.
Impossible de lire l’article donc de se faire un avis simplement avec le titre
Des mères de plus en plus âgées et en moins bonne santé, et une précarité en hausse. Autant dire que c’est pas près de s’arranger.
Inégalité sociale
Diminution des services publiques
Mauvaise santé des mères du à de mauvais modes de vie
La police d’écriture utilisée sur le site est vraiment merdique.
C’est le vaccin du Covid qui a bousillé nos spermatozoide je vois que ça
Emmanuel Todd s’etait appuyé en partie sur cet indicateur pour prévoir la chute de l’URSS.
C’est souvent un tres mauvais signe de voir ce taux augmenter…
Oui.
Concernant les femmes obèses et celles fumant pendant la grossesse (voire après la naissance du nourrisson !!!), c’est sûr que c’est un facteur de risque.
Mais il faudrait savoir si elles sont en augmentation et apparemment il y a dautres causes.Et le constat est inquiétant
Un facteur est l’âge moyen aussi des couples. J’en n’ai pas la moyenne mais vivant en région parisienne et en regardant mes connaissances beaucoup ont un enfant après 35 ans ce qui augmente les risques.
12 comments
C’est la faute des femmes agées obeses et fumeuses.
C’est pas moi que le dit c’est le médecin
Je sais pas
Aucun moyen d’avoir l’article en accès gratuit ?
**Pourquoi la mortalité infantile augmente-t-elle en France ?**
Pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, la mortalité des enfants de moins de 1 an augmente de façon significative en France. C’est ce qu’a confirmé une étude de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), parue en mars 2022. Comment expliquer une telle régression ?
Deux spécialistes apportent des éléments de réponses. Par définition, le taux de mortalité infantile (TMI) correspond au nombre d’enfants de moins de 1 an morts pour 1 000 naissances vivantes (‰). Lors d’une récente étude, des chercheurs de l’Inserm ont entrepris une analyse poussée des données d’état civil de l’Insee entre 2001 et 2019. Résultat : après plusieurs décennies de forte baisse, le TMI a vu sa diminution se tasser à partir de 2005… avant de passer de 3,32 ‰ en 2012 à 3,56 ‰ en 2019 ; une hausse de 7 %.
Le pédiatre Martin Chalumeau, coordinateur de ces travaux, et le démographe Gérard-François Dumont nous éclairent sur les causes possibles.
**Science & Vie : Pourquoi la hausse de la mortalité infantile est-elle alarmante ?**
**Martin Chalumeau** : Parce que cet indicateur reflète le niveau de développement socio-économique et la qualité des soins d’un pays ; toute hausse de son niveau indique un recul dans ces domaines. Or, entre 1989 et 2017, la France a dégringolé de la 7e place des pays affichant le TMI le plus faible, à la 25e … Surtout, on observe désormais un excès annuel d’environ 1 200 décès d’enfants de moins de 1 an, comparé à la Suède et à la Finlande, où le TMI est presque deux fois plus faible (2 ‰).
**Gérard-François Dumont** : Globalement, malgré sa récente reprise, la mortalité infantile reste rare en France. En tout cas, comparée à ce qu’elle a été dans le passé – en 1800, près d’un tiers des enfants de moins de 1 an mouraient, soit 80 fois plus qu’aujourd’hui – et à ce qu’elle est encore dans certaines parties du monde – en Afrique, le TMI est de 47 ‰. Cependant, toute mort supplémentaire d’un enfant est tragique. Aussi, cette augmentation du TMI constitue un signal d’alerte fort.
**S&V : Comment expliquer cette hausse ?**
**M.C.** : Notre étude ne permet pas d’identifier précisément ses causes, mais il est probable qu’elle découle de plusieurs facteurs. Parmi eux, la santé de la mère. Les femmes accouchant au-delà de 35 ans, présentant une obésité, consommant du tabac ou recourant à une procréation médicalement assistée ont un plus grand risque de naissance prématurée et de complications lors de l’accouchement, et par là, de mortalité infantile. Or leur proportion a significativement augmenté ces dernières années.
**G. – F. D**. : Une autre cause pourrait être la hausse de la précarité. Il est établi que le TMI est plus élevé dans les régions les plus pauvres, et plus faible dans les zones riches. Voilà pourquoi cet indicateur dépasse largement la moyenne nationale dans certains départements d’Outre-mer ou de Métropole. Par exemple, selon l’Insee, il s’élève à 9,2 ‰ à Mayotte.
**S&V : Quid d’une possible diminution de la qualité des soins ?**
**M.C**. : En fait, lors de ces dernières décennies, la prise en charge des enfants prématurés – plus à risque de décès – s’est paradoxalement améliorée. Selon une récente étude, le taux de nourrissons naissant à 25-29 semaines de grossesse, au lieu d’environ 40 semaines, et qui survivent sans séquelles graves, a augmenté de 15,4 % en 14 ans.
**G. – F. D.** : Oui, mais la logique de diminution des dépenses de santé a entraîné la fermeture de centaines de maternités lors des 25 dernières années. Résultat : les femmes vivant dans ces régions doivent parcourir plusieurs dizaines de kilomètres pour se rendre dans la maternité la plus proche, ce qui augmente le risque d’accoucher hors hôpital, et celui de décès de l’enfant en cas de complications. Ajoutée au déficit croissant de médecins, notamment de pédiatres, cette évolution a pu contribuer à diminuer la qualité de la prise en charge des bébés à naître, des enfants lors de leur première année, et de leur mère.
**S&V : Comment lutter contre cette tendance ?**
**M.C.** : Avant tout, il faut absolument créer un système pérenne et automatique de recueil d’informations sur les particularités obstétricales et médicales des enfants qui décèdent (prématurité, malformation congénitale, etc. ), les caractéristiques de leurs parents (niveau socio-économique, âge de la mère, etc. ) et les causes probables de leur décès. Cela car, à ce jour, les données de l’Insee indiquent seulement où et quand l’enfant est mort, ce qui rend impossible l’étude des causes du décès. Il est urgent de considérer la hausse de la mortalité infantile comme une priorité de santé publique et de recherche.
**G. – F. D**. : À partir des informations collectées, il faudrait établir des statistiques spécifiques à chaque territoire. Car les raisons de l’augmentation du TMI peuvent varier d’une région à l’autre : dans certaines, il peut s’agir d’un problème socio-économique, dans d’autres, de la fermeture d’une maternité, etc. Ce type d’études est indispensable pour identifier et mener des actions correctives différenciées selon les territoires, plus efficaces que des mesures nationales.
Impossible de lire l’article donc de se faire un avis simplement avec le titre
Des mères de plus en plus âgées et en moins bonne santé, et une précarité en hausse. Autant dire que c’est pas près de s’arranger.
Inégalité sociale
Diminution des services publiques
Mauvaise santé des mères du à de mauvais modes de vie
La police d’écriture utilisée sur le site est vraiment merdique.
C’est le vaccin du Covid qui a bousillé nos spermatozoide je vois que ça
Emmanuel Todd s’etait appuyé en partie sur cet indicateur pour prévoir la chute de l’URSS.
C’est souvent un tres mauvais signe de voir ce taux augmenter…
Oui.
Concernant les femmes obèses et celles fumant pendant la grossesse (voire après la naissance du nourrisson !!!), c’est sûr que c’est un facteur de risque.
Mais il faudrait savoir si elles sont en augmentation et apparemment il y a dautres causes.Et le constat est inquiétant
Un facteur est l’âge moyen aussi des couples. J’en n’ai pas la moyenne mais vivant en région parisienne et en regardant mes connaissances beaucoup ont un enfant après 35 ans ce qui augmente les risques.
Une infographie sur le sujet: https://ibb.co/MBBVN2S