Par défaut, j’offre mon soutien total et inconditionnel au creveur de pneus. Sans contexte, impossible de savoir si ces derniers ne l’ont pas provoqué, voire agressé.
Le maire du XVIe, Francis Szpiner (LR), observe quant à lui que « c’est un phénomène qui a pris de l’ampleur depuis une semaine.
L’enquête est compliquée. Nous comptons sur la vidéoprotection pour élucider cette affaire. La police redouble d’’attention dans le périmètre concerné ».
Avenue de Breteuil, avenue Bosquet, rue de Luynes, de l’Université, de Talleyrand, de Grenelle, de Villersexel, de Martignac, Las Cases, Cognacq-Jay… Depuis deux mois, toutes ces artères situées dans le VIIe (dont la liste n’est pas exhaustive) sont touchées par une étrange épidémie de pneus crevés qui frappe aussi le XVIe, de la rue Narcisse-Diaz à l’avenue Henri-Martin, en passant par les boulevards Flandrin et Exelmans. D’après les témoignages recueillis, des dizaines de riverains, voire plusieurs centaines, ont été victimes, un matin ou un autre, de cet acte de vandalisme gratuit, commis en pleine nuit la plupart du temps.
L’ampleur du phénomène est telle que certains habitants se sont retrouvés à plusieurs reprises avec un ou deux pneus à plat, à l’instar d’Emmanuelle qui en est à sa « quatrième crevaison depuis août », la dernière ayant été constatée ce lundi 6 décembre au matin.
Propriétaire et chef du restaurant Plume, rue Pierre Leroux (VIIe), Youssef Gastli, seul parmi les victimes sollicitées à accepter de témoigner à visage découvert, a retrouvé crevé fin octobre le pneu arrière droit de son 4 x 4 stationné avenue de Breteuil. « J’ai tout de suite compris que c’était du vandalisme en voyant le trou qui ressemblait à celui fait par une lame, sur la face latérale du pneu et non pas sur la bande au contact de la chaussée », témoigne ce père de famille de 37 ans. « Pour des raisons d’équilibre et de sécurité », le restaurateur a dû changer les deux pneus arrière de son véhicule. Non prise en charge par l’assurance, la facture du garagiste s’élève à 429, 18 euros.
Des crevaisons qui pourraient s’avérer dangereuses
Onéreuses, ces crevaisons en série pourraient aussi s’avérer dangereuses dans le cas où le pneu en se dégonflant progressivement éclaterait alors que la voiture est lancée à pleine vitesse. Véhicule 4 x4 ou « vieille smart de 16 ans avec siège bébé », selon Virginie, le fléau touche toutes les voitures sans distinction, y compris celles de SOS Médecins. Âgé de 58 ans, Christian en a fait l’amère expérience lundi 29 novembre, rue de l’Université : « À 7h30 du matin, j’ai retrouvé mon auto avec les deux pneus situés côté trottoir dégonflés. J’ai donc dû changer les quatre, ce qui m’a coûté 745 euros. J’ai déposé plainte au commissariat du VIIe le 3 décembre. »
Qui est l’auteur de ces menus larcins ? Dans les beaux quartiers de la capitale où les supputations vont bon train, beaucoup s’interrogent sur les motivations du « serial creveur de pneus », comme certains l’appellent déjà. Après deux crevaisons à un mois d’intervalle dans le XVIe, Marie se demande : « Est-ce un homme seul ? Un collectif ? » S’agit-il d’« un groupe d’écolos radicaux anti-voiture », comme dit Laure ? Youssef Gastli, lui aussi, se perd en conjectures : « Quand je vois ça, je me dis que la France va mal. Ces actes relèvent-ils de la jalousie ? De la vengeance ? Du sadisme ? Sont-ils commis par un maniaque ou par des bandes ? »
« Je ne comprends pas qu’en deux mois les forces de l’ordre n’aient pas réussi à identifier le ou les coupables »
La question « Que fait la police ? » revient aussi comme une ritournelle dans les conversations. La préfecture de police, contactée, n’a pas répondu à nos sollicitations. « Ce qui me révolte, c’est le laxisme des autorités, qu’il s’agisse de la mairie ou de la police. Les grandes avenues du VIIe sont truffées de caméras. Je ne comprends pas qu’en deux mois, les forces de l’ordre n’aient pas réussi à identifier et à arrêter le ou les coupables », blâme Youssef Gastli.
Membre du groupe Facebook des « mamans du VIIe », l’architecte Leila Addad, épouse de Youssef Gastli, a adressé le 20 novembre, un courriel à la maire du VIIe, Rachida Dati (LR), pour lui signaler les faits. Restée sans réponse, la missive se conclut par cette formule : « Nous sommes révoltés et inquiets et espérons que vous pourriez trouver une issue à cette situation ». Tout en invitant chacun à déposer plainte, le cabinet de la maire annonce que « Rachida Dati prévoit une réunion d’information à destination des victimes afin de les informer des mesures mises en place par le commissariat et de l’avancée des enquêtes ».
Le maire du XVIe, Francis Szpiner (LR), observe quant à lui que « c’est un phénomène qui a pris de l’ampleur depuis une semaine. L’enquête est compliquée. Nous comptons sur la vidéoprotection pour élucider cette affaire. La police redouble d’’attention dans le périmètre concerné ».
> le pneu arrière droit de son 4 x 4 stationné
Déjà être en grosse bagnole dans Paris est contre productif.
> J’ai donc dû changer les quatre, ce qui m’a coûté 745 euros.
Il faut absolument qu’il change de garagiste et méthode pour ses pneus.
Je passais une mauvaise journée mais ca va mieux d’un coup
Etrange que la police ait rien trouvé sur les caméras non ? J’imagine que c’est facile de retrouver où des pneus ont été crevés et quand avec les plaintes, non ?
Doit bien y avoir une des rues concernées qui est sous vidéo surveillance ?
Enfin je suppose qu’il y a une bonne raison, mais elle m’échappe. Des idées ?
Probablement un défenseur de l’environnement qui aide Michelin et Goodyear a augmenter leurs ventes…
Sur la photo de l’article, son pneu est sur le trottoir. Ce n’est pas une excuse pour le crever, mais je comprend le serial-creveur.
Ça me rappelle une affaire à Bordeaux. Entre 2011 et 2017, un mec crève 6000 (!) pneus.
C’est marrant juste hier je regardais une vidéo où ça parlait du fait que c’était étrange qu’aucun mouvement écologique radical n’a jamais décidé de juste organiser un crevage de pneu ou un rayage systématique d’un maximum de SUV/4×4. Une centaine de personnes organisées pourraient faire des millions d’euros de dégâts très rapidement et plutôt facilement. Ca serait probablement plus efficace que beaucoup d’actions politiques pour freiner les SUVs.
Bon dans ce cas il semble s’attaquer aussi au petite voiture donc on peut à priori éliminer l’option politique, à moins que ça soit un radicalisé de /r/fuckcars .
Pourquoi ça serait étrange ? C’est un petit homme vert qui a fait ça ? Ou par l’opération du saint esprit ?
Le serial poinçonneur de Bordeaux qui aurait déménagé à Paris ?
Ça me parait être encore un coup des syndicats de chasseurs. Les voitures fond fuir le gibier..
Y a des faits divers comme ça qui mettent du baume au cœur !
J’ai l’impression que ça va être encore quelques mineurs de 13 ans qui “s’ennuient” et qui n’auront aucune sanction. Et les gens devront sortir les sous de leur poche pour racheter des pneus.
Forcément un SUV garé n’importe comment pour illustrer ce drame 🥱
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Par défaut, j’offre mon soutien total et inconditionnel au creveur de pneus. Sans contexte, impossible de savoir si ces derniers ne l’ont pas provoqué, voire agressé.
Le maire du XVIe, Francis Szpiner (LR), observe quant à lui que « c’est un phénomène qui a pris de l’ampleur depuis une semaine.
L’enquête est compliquée. Nous comptons sur la vidéoprotection pour élucider cette affaire. La police redouble d’’attention dans le périmètre concerné ».
Avenue de Breteuil, avenue Bosquet, rue de Luynes, de l’Université, de Talleyrand, de Grenelle, de Villersexel, de Martignac, Las Cases, Cognacq-Jay… Depuis deux mois, toutes ces artères situées dans le VIIe (dont la liste n’est pas exhaustive) sont touchées par une étrange épidémie de pneus crevés qui frappe aussi le XVIe, de la rue Narcisse-Diaz à l’avenue Henri-Martin, en passant par les boulevards Flandrin et Exelmans. D’après les témoignages recueillis, des dizaines de riverains, voire plusieurs centaines, ont été victimes, un matin ou un autre, de cet acte de vandalisme gratuit, commis en pleine nuit la plupart du temps.
L’ampleur du phénomène est telle que certains habitants se sont retrouvés à plusieurs reprises avec un ou deux pneus à plat, à l’instar d’Emmanuelle qui en est à sa « quatrième crevaison depuis août », la dernière ayant été constatée ce lundi 6 décembre au matin.
Propriétaire et chef du restaurant Plume, rue Pierre Leroux (VIIe), Youssef Gastli, seul parmi les victimes sollicitées à accepter de témoigner à visage découvert, a retrouvé crevé fin octobre le pneu arrière droit de son 4 x 4 stationné avenue de Breteuil. « J’ai tout de suite compris que c’était du vandalisme en voyant le trou qui ressemblait à celui fait par une lame, sur la face latérale du pneu et non pas sur la bande au contact de la chaussée », témoigne ce père de famille de 37 ans. « Pour des raisons d’équilibre et de sécurité », le restaurateur a dû changer les deux pneus arrière de son véhicule. Non prise en charge par l’assurance, la facture du garagiste s’élève à 429, 18 euros.
Des crevaisons qui pourraient s’avérer dangereuses
Onéreuses, ces crevaisons en série pourraient aussi s’avérer dangereuses dans le cas où le pneu en se dégonflant progressivement éclaterait alors que la voiture est lancée à pleine vitesse. Véhicule 4 x4 ou « vieille smart de 16 ans avec siège bébé », selon Virginie, le fléau touche toutes les voitures sans distinction, y compris celles de SOS Médecins. Âgé de 58 ans, Christian en a fait l’amère expérience lundi 29 novembre, rue de l’Université : « À 7h30 du matin, j’ai retrouvé mon auto avec les deux pneus situés côté trottoir dégonflés. J’ai donc dû changer les quatre, ce qui m’a coûté 745 euros. J’ai déposé plainte au commissariat du VIIe le 3 décembre. »
Qui est l’auteur de ces menus larcins ? Dans les beaux quartiers de la capitale où les supputations vont bon train, beaucoup s’interrogent sur les motivations du « serial creveur de pneus », comme certains l’appellent déjà. Après deux crevaisons à un mois d’intervalle dans le XVIe, Marie se demande : « Est-ce un homme seul ? Un collectif ? » S’agit-il d’« un groupe d’écolos radicaux anti-voiture », comme dit Laure ? Youssef Gastli, lui aussi, se perd en conjectures : « Quand je vois ça, je me dis que la France va mal. Ces actes relèvent-ils de la jalousie ? De la vengeance ? Du sadisme ? Sont-ils commis par un maniaque ou par des bandes ? »
« Je ne comprends pas qu’en deux mois les forces de l’ordre n’aient pas réussi à identifier le ou les coupables »
La question « Que fait la police ? » revient aussi comme une ritournelle dans les conversations. La préfecture de police, contactée, n’a pas répondu à nos sollicitations. « Ce qui me révolte, c’est le laxisme des autorités, qu’il s’agisse de la mairie ou de la police. Les grandes avenues du VIIe sont truffées de caméras. Je ne comprends pas qu’en deux mois, les forces de l’ordre n’aient pas réussi à identifier et à arrêter le ou les coupables », blâme Youssef Gastli.
Membre du groupe Facebook des « mamans du VIIe », l’architecte Leila Addad, épouse de Youssef Gastli, a adressé le 20 novembre, un courriel à la maire du VIIe, Rachida Dati (LR), pour lui signaler les faits. Restée sans réponse, la missive se conclut par cette formule : « Nous sommes révoltés et inquiets et espérons que vous pourriez trouver une issue à cette situation ». Tout en invitant chacun à déposer plainte, le cabinet de la maire annonce que « Rachida Dati prévoit une réunion d’information à destination des victimes afin de les informer des mesures mises en place par le commissariat et de l’avancée des enquêtes ».
Le maire du XVIe, Francis Szpiner (LR), observe quant à lui que « c’est un phénomène qui a pris de l’ampleur depuis une semaine. L’enquête est compliquée. Nous comptons sur la vidéoprotection pour élucider cette affaire. La police redouble d’’attention dans le périmètre concerné ».
> le pneu arrière droit de son 4 x 4 stationné
Déjà être en grosse bagnole dans Paris est contre productif.
> J’ai donc dû changer les quatre, ce qui m’a coûté 745 euros.
Il faut absolument qu’il change de garagiste et méthode pour ses pneus.
Ah Paris ! Cette ode au vivre-ensemble !
https://imgur.com/ysG85mY
Je passais une mauvaise journée mais ca va mieux d’un coup
Etrange que la police ait rien trouvé sur les caméras non ? J’imagine que c’est facile de retrouver où des pneus ont été crevés et quand avec les plaintes, non ?
Doit bien y avoir une des rues concernées qui est sous vidéo surveillance ?
Enfin je suppose qu’il y a une bonne raison, mais elle m’échappe. Des idées ?
Probablement un défenseur de l’environnement qui aide Michelin et Goodyear a augmenter leurs ventes…
Sur la photo de l’article, son pneu est sur le trottoir. Ce n’est pas une excuse pour le crever, mais je comprend le serial-creveur.
Ça me rappelle une affaire à Bordeaux. Entre 2011 et 2017, un mec crève 6000 (!) pneus.
Un épisode de podcast à ce sujet:
https://www.arteradio.com/son/61665551/le_serial_creveur_de_pneus
C’est marrant juste hier je regardais une vidéo où ça parlait du fait que c’était étrange qu’aucun mouvement écologique radical n’a jamais décidé de juste organiser un crevage de pneu ou un rayage systématique d’un maximum de SUV/4×4. Une centaine de personnes organisées pourraient faire des millions d’euros de dégâts très rapidement et plutôt facilement. Ca serait probablement plus efficace que beaucoup d’actions politiques pour freiner les SUVs.
Bon dans ce cas il semble s’attaquer aussi au petite voiture donc on peut à priori éliminer l’option politique, à moins que ça soit un radicalisé de /r/fuckcars .
Pourquoi ça serait étrange ? C’est un petit homme vert qui a fait ça ? Ou par l’opération du saint esprit ?
Le serial poinçonneur de Bordeaux qui aurait déménagé à Paris ?
Ça me parait être encore un coup des syndicats de chasseurs. Les voitures fond fuir le gibier..
Y a des faits divers comme ça qui mettent du baume au cœur !
J’ai l’impression que ça va être encore quelques mineurs de 13 ans qui “s’ennuient” et qui n’auront aucune sanction. Et les gens devront sortir les sous de leur poche pour racheter des pneus.
Forcément un SUV garé n’importe comment pour illustrer ce drame 🥱