Nous commencerons par nommer un comité responsable de désigner les parties prenantes de la sélection du personnel en charge d’établir les compétences nécessaires à la sélection d’un panel représentatif d’experts pour la conception d’un cahier des charges en vue de la réalisation du projet.
Pour rappel, SpaceX avait la Falcon 9 qui atterissait en 2015 lorsqu’ils avaient commencés a travailler sur l’Ariane 6… Et pourtant ils ont choisit de la faire jetable a l’epoque, c’est vraiment difficile a comprendre.
oui mais a force de reculer
>Heureusement, avec le lancement du programme Ariane 6, avec la création d’Ariane Group, l’Europe a d’ores et déjà pris le bon virage, avec un renforcement de la propulsion liquide sur sur Ariane 6. La propulsion liquide, c’est la base de la réutilisation. Donc, on a déjà entamé ce chemin à partir de 2014-2016 pour préparer les choses et aujourd’hui, nous accélérons. On va pouvoir, grâce à cette technologie que nous avons développée depuis maintenant pratiquement six ans, les mettre à bord d’un lanceur, les faire voler. Ce lanceur volera selon les souhaits du président de la République, en 2026 au plus tard.
Mouais…
Le gros problème du spatial européen c’est surtout qu’il fonctionne sur la base du retour industriel avec des usines arrosées de financements publics partout en Europe alors que la raison principale du succès de Spacex avant la réutilisation c’est surtout une très forte intégration verticale dans la production de leurs lanceurs.
C’est pour ça que l’Europe ne voulait pas de lanceur réutilisable, parce que le tissu industriel n’aurait pas survécu et donc que les fonds se seraient tari. C’est aussi pour ça que c’est un peu du foutage de gueule de parler d’Ariane 6 comme d’un lanceur où “la propulsion liquide est renforcée” quand on sait que la raison, pour laquelle il y a deux familles de moteur à hydrogène dessus en plus des boosters à poudre qui sont toujours là c’est pour s’assurer le financement des français, des allemands et de l’aérospatial militaire en plus, solution plus complexe mais moins chère à financer pour les acteurs publics qu’une entreprise unilatérale, même si elle aurait abouti à un lanceur plus simple et réutilisable.
Bref Ariane Group est l’ULA européen : il ne rivalisera jamais avec SpaceX, de par le fonctionnement même qui a fait son succès lors de la première ère spatiale, avant que ne privé ne se positionne et que le rouleau compresseur de l’optimisation par le marché ne dicte les nouvelles règles du jeu. Ariane 6 avait été pensée pour être compétitive avec une Falcon 9 non réutilisable et fera face à Starship. C’est mort.
Le plus intelligent à faire serait de pousser pour le développement d’une solution réutilisable 100% Airbus, ou plus radical de financer des jeunes loups qui pondront un lanceur réutilisable national, comme le font les allemands. C’est un coup de couteau dans le dos pour nous qui sommes les principaux financeurs du spatial européen mais nous sommes dans un impasse…
Part pas de zéro, ok, mais part de loin quand même
Quel intérêt de faire du réutilisable ? SpaceX l’emporte sur Ariane par sa production intégrée : ils ne gagnent pas d’argent sur le réutilisable car ils sont en surproduction de fusée : on trouve facilement des photos de hangar remplis de lanceurs.
Du coup, spaceX utilise ces lanceurs sur ses fonds propres pour faire des constellations dont la rentabilité est là encore pas certaine.
Mais une fois celles-ci réalisées ben ils seront toujours en surproduction : la sphère économique de l’espace se limite aux telecoms, à l’observation et au gps et ces trois besoins sont dans l’ensemble déjà très bien couverts.
SpaceX a un modèle industriel surdimensionné par rapport au marché à moyen terme et il n’est pas du tout évident que le réutilisable fasse sens.
Si Arianespace veut être compétitif, il faut surtout que leurs coûts de production baissent. Et si faire du réutilisable conduit à une chaîne de production au même prix car en sous production ben y aura zéro gain.
Le spatial est un petit marché et la folie actuelle sur les micros et nanos satellites ne doit pas le faire perdre de vue : l’extension du marché que promettait space X avec la réutilisation se fait attendre. La preuve : ils ont fait voler leur falcon heavy que deux fois…
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Nous commencerons par nommer un comité responsable de désigner les parties prenantes de la sélection du personnel en charge d’établir les compétences nécessaires à la sélection d’un panel représentatif d’experts pour la conception d’un cahier des charges en vue de la réalisation du projet.
Pour rappel, SpaceX avait la Falcon 9 qui atterissait en 2015 lorsqu’ils avaient commencés a travailler sur l’Ariane 6… Et pourtant ils ont choisit de la faire jetable a l’epoque, c’est vraiment difficile a comprendre.
oui mais a force de reculer
>Heureusement, avec le lancement du programme Ariane 6, avec la création d’Ariane Group, l’Europe a d’ores et déjà pris le bon virage, avec un renforcement de la propulsion liquide sur sur Ariane 6. La propulsion liquide, c’est la base de la réutilisation. Donc, on a déjà entamé ce chemin à partir de 2014-2016 pour préparer les choses et aujourd’hui, nous accélérons. On va pouvoir, grâce à cette technologie que nous avons développée depuis maintenant pratiquement six ans, les mettre à bord d’un lanceur, les faire voler. Ce lanceur volera selon les souhaits du président de la République, en 2026 au plus tard.
Mouais…
Le gros problème du spatial européen c’est surtout qu’il fonctionne sur la base du retour industriel avec des usines arrosées de financements publics partout en Europe alors que la raison principale du succès de Spacex avant la réutilisation c’est surtout une très forte intégration verticale dans la production de leurs lanceurs.
C’est pour ça que l’Europe ne voulait pas de lanceur réutilisable, parce que le tissu industriel n’aurait pas survécu et donc que les fonds se seraient tari. C’est aussi pour ça que c’est un peu du foutage de gueule de parler d’Ariane 6 comme d’un lanceur où “la propulsion liquide est renforcée” quand on sait que la raison, pour laquelle il y a deux familles de moteur à hydrogène dessus en plus des boosters à poudre qui sont toujours là c’est pour s’assurer le financement des français, des allemands et de l’aérospatial militaire en plus, solution plus complexe mais moins chère à financer pour les acteurs publics qu’une entreprise unilatérale, même si elle aurait abouti à un lanceur plus simple et réutilisable.
Bref Ariane Group est l’ULA européen : il ne rivalisera jamais avec SpaceX, de par le fonctionnement même qui a fait son succès lors de la première ère spatiale, avant que ne privé ne se positionne et que le rouleau compresseur de l’optimisation par le marché ne dicte les nouvelles règles du jeu. Ariane 6 avait été pensée pour être compétitive avec une Falcon 9 non réutilisable et fera face à Starship. C’est mort.
Le plus intelligent à faire serait de pousser pour le développement d’une solution réutilisable 100% Airbus, ou plus radical de financer des jeunes loups qui pondront un lanceur réutilisable national, comme le font les allemands. C’est un coup de couteau dans le dos pour nous qui sommes les principaux financeurs du spatial européen mais nous sommes dans un impasse…
Part pas de zéro, ok, mais part de loin quand même
Quel intérêt de faire du réutilisable ? SpaceX l’emporte sur Ariane par sa production intégrée : ils ne gagnent pas d’argent sur le réutilisable car ils sont en surproduction de fusée : on trouve facilement des photos de hangar remplis de lanceurs.
Du coup, spaceX utilise ces lanceurs sur ses fonds propres pour faire des constellations dont la rentabilité est là encore pas certaine.
Mais une fois celles-ci réalisées ben ils seront toujours en surproduction : la sphère économique de l’espace se limite aux telecoms, à l’observation et au gps et ces trois besoins sont dans l’ensemble déjà très bien couverts.
SpaceX a un modèle industriel surdimensionné par rapport au marché à moyen terme et il n’est pas du tout évident que le réutilisable fasse sens.
Si Arianespace veut être compétitif, il faut surtout que leurs coûts de production baissent. Et si faire du réutilisable conduit à une chaîne de production au même prix car en sous production ben y aura zéro gain.
Le spatial est un petit marché et la folie actuelle sur les micros et nanos satellites ne doit pas le faire perdre de vue : l’extension du marché que promettait space X avec la réutilisation se fait attendre. La preuve : ils ont fait voler leur falcon heavy que deux fois…