“On est de moins en moins nombreux”: les suppressions de postes à l’Office national des forêts inquiètent

2 comments
  1. Faut voir aussi que des postes sont supprimés alors que les surfaces gérées augmentent. J’ai vu passer le chiffre de 100 000 ha en plus depuis la circulaire Mauguin de 2016, si on compte 1500 ha par agent (je crois que c’est à peu près ça depuis les suppressions des dernières décennies) ça fait 67 postes en plus *rien que pour les agents forestiers* (donc sans compter l’encadrement, les services de soutien et administratifs, les ouvriers, etc.). À la place de ça on supprime 100 postes par an.

    On ajoute à ça qu’il y a de plus en plus de contraintes à gérer. Contraintes environnementales, mais aussi contraintes sociales : les coupes de bois sont de plus en plus contestées, donc ça demande de faire de la communication en amont des coupes, communication qui prend du temps et de l’énergie à des gens qui sont déjà en sous-effectif.
    Et avec le changement climatique on demande en plus à l’ONF de mener des campagnes ambitieuses de plantation, ce qui demande un temps fou (il faut étudier les potentialités actuelles de la zone, regarder ce que disent les modèles sur son évolution future, se renseigner sur les limites des modèles afin de voir si y a pas moyen que cette zone évolue pas tout à fait comme ça, regarder quelles essences — dont certaines sont nouvelles et donc peu familières — on peut envisager, voir si des pépinières ont des plants disponibles, organiser le chantier, etc.).

    Et c’est sans compter les trucs du style mécène qui se pointe et qui donne 20 000 ou 50 000 € (voire plus), ce qui te force à bouleverser le planning de l’année pour réaliser les travaux liés au mécénat dans les temps, parce que l’argent faut le dépenser. Heureusement pour le moment ça reste anecdotique j’ai l’impression.

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