*Les principes vertueux, aiguillonnés par d’amicales pressions, ont déjà fait capoter de juteuses ventes d’armes françaises. En 2014, Paris refusa de céder deux porte-hélicoptères à Moscou pour sanctionner la Russie de ses agissements dans le conflit ukrainien. Mais les scrupules sont à géométrie variable, comme le démontre l’empressement de la France à armer l’Égypte du maréchal Al-Sissi.*
par Sébastien Fontenelle
Depuis un demi-siècle, la France, lorsqu’elle ne dispense pas des leçons de bienséance démocratique aux autres États, vend des armes à quelques-uns des régimes les plus brutaux et les plus répressifs de la planète. Dans les années 1970, elle commerçait ainsi avec l’Afrique du Sud raciste, avec l’Argentine des généraux, avec l’Espagne du général Franco et avec la Grèce des colonels — liste non exhaustive. Cinquante ans plus tard, ce sont l’Arabie saoudite et l’Égypte du maréchal Abdel Fattah Al-Sissi qui ont sa préférence.
L’honnêteté commande cependant de reconnaître qu’il est arrivé récemment qu’elle succombe, sous l’amicale pression d’amis attentionnés, à un accès subit de probité. Et qu’au nom d’admirables principes soudainement retrouvés elle renonce à une lucrative transaction. C’est ce qui s’est produit lorsqu’elle a refusé in extremis de livrer à Moscou deux navires de guerre. Mais cette soudaine bouffée de vertu constitua le prélude à un redoublement de son cynisme…
En 2011, à la fin du mandat présidentiel de M. Nicolas Sarkozy, la Russie de M. Vladimir Poutine achète pour sa marine deux bâtiments français de projection et de commandement (BPC), le Sébastopol et le Vladivostok. Montant de la transaction : 1,2 milliard d’euros. Ces porte-hélicoptères de classe Mistral, construits par les chantiers navals de Saint-Nazaire, doivent respectivement être livrés en 2014 et 2015.
Pour la France, ce contrat tombe à pic, car son industrie de l’armement endure quelques déconvenues. Comme le soulignent alors deux sénateurs dans un avis relatif à l’équipement des armées françaises, le programme Rafale, du nom de l’avion de combat du groupe Dassault, est source d’inquiétude — car il s’avère extraordinairement onéreux. « Actualisé aux prix de 2011 », il a déjà coûté 43,5 milliards d’euros à l’État — et par conséquent aux contribuables, qui cependant ignorent tout de ces dépenses (1).
Cet investissement important devait être rentabilisé par l’exportation de cet appareil, présenté comme exceptionnellement performant. Mais aucun acheteur étranger n’en a voulu, car tous l’ont trouvé trop cher — de sorte que l’armée française a été contrainte d’en acquérir beaucoup plus tôt que prévu dix-sept exemplaires. Initialement, ils devaient lui être livrés entre 2015 et 2020. Coût supplémentaire, pour la collectivité : 1,1 milliard d’euros.
…
La statue ressemble à un Chétiflor.
Je voulais juste dire ça.
Autant le coup de la légion “d’honneur” et l’habituelle soumission aux ordres de nos chers “alliés” américains ça ne me surprend malheureusement même plus, autant le coup de la garantie à 3 milliard avec de l’argent public sur un prêt contracté par un dictateur, j’avoue qu’ils se sont dépassés sur ce coup là.
Ouais, c’est pas cool de se réjouir des ventes d’armes à des pays à la con. Mais pondre un article comme ça plein de sous-entendus, c’est de la presse à bulles. Un article plein de reproches qui va juste servir à rester perchés sur nos tours d’ivoire, bien à l’abri derrière une morale irréprochable. D’ailleurs en termes de journalisme, vraiment pas ouf cet article. On regarde les sites internet qui accusent Macron, on sélection les prises de parole qui nous arrangent. On mélange un peu tout ; présence diplomatique, accords, contrats…
C’est pas avec ce genre de machin pondu sur-mesure pour se gargariser entre gens satisfaits que l’on va faire avancer quoi que ce soit. Mais il n’est pas trop tard pour faire du journalisme, les gars…
Alors, par où je commence ?
> *Pour la France, [le contrat des BPC russes] tombe à pic, car son industrie de l’armement endure quelques déconvenues. Comme le soulignent alors deux sénateurs dans un avis relatif à l’équipement des armées françaises, le programme Rafale, du nom de l’avion de combat du groupe Dassault, est source d’inquiétude*
L’industrie de l’armement n’est pas un monolithe. Un succès commercial de DCNS n’arrange en rien les affaires de Dassault, et vice-versa. Ce sont deux entités distinctes, qui ont chacune leurs problématiques propres.
Le lien logique que ce monsieur prétend faire entre le BPC et le Rafale ne fait aucun sens. La France n’a pas décidé de vendre des BPC à la Russie parce que le Rafale ne se vendait pas à l’époque.
> *Mais aucun acheteur étranger [n’a voulu du Rafale], car tous l’ont trouvé trop cher — de sorte que l’armée française a été contrainte d’en acquérir beaucoup plus tôt que prévu dix-sept exemplaires. Initialement, ils devaient lui être livrés entre 2015 et 2020. Coût supplémentaire, pour la collectivité : 1,1 milliard d’euros.*
L’exportation d’un avion de chasse moderne est un processus immensément complexe, et on ne peut jamais réduire un succès ou un échec en la matière à un seul facteur (ici le facteur budgétaire). Il y a une multitude de considérations opérationnelles et géopolitiques qui rentrent en ligne de compte.
Si on fait le bilan des échecs à la vente du Rafale avant le contrat égyptien, on a :
* Rafale pas encore à maturité technique (Corée du sud 2002, Singapour 2005)
* Prospect qui n’a pas les capacités budgétaires pour acquérir un avion de cette catégorie, de quelque modèle que ce soit, et doit se rabattre sur un petit monomoteur bien plus limité (Brésil, Maroc 2007)
* Les bouffées délirantes de Sarkozy (Libye 2007)
* + tous les prospects potentiels européens qui se sont rués sur le F-35 sans jamais donner ne serait-ce qu’une chance à une alternative européenne
Et l’argument de *”l’armée française a été contrainte d’en acquérir beaucoup plus tôt que prévu dix-sept exemplaires”* est phénoménal de mauvaise foi : il faut rappeler que le programme a été conçu sur la base d’une commande FR de 286 chasseurs (armée de l’air et marine combinées), commande qui fut finalement réduite à seulement 180 unités par les coups de sabre successifs dans le budget de la défense.
C’est quand même gonflé de reprocher à Dassault ses difficultés à gérer une cadence de production aussi faible pré-2015, alors que la racine du problème venait de la réduction des commandes françaises.
> *[Le Rafale] s’avère extraordinairement onéreux. Actualisé aux prix de 2011 », il a déjà coûté 43,5 milliards d’euros à l’État — et par conséquent aux contribuables,* ***qui cependant ignorent tout de ces dépenses.***
Le budget de la défense est une donnée publique, les rapports du sénat et de la cour des comptes sont accessibles au public et sont relayés par la presse spécialisée.
Contrairement à ce que ce monsieur suggère, il n’y a pas de dissimulation des coûts ; c’est juste que le citoyen lambda connaît rarement chaque ligne du budget de l’état.
> *[Après l’annulation de la vente des BPC à la Russie], la morale, aiguillonnée par d’amicales pressions de Washington, est donc sauve puisque la France, après quelques tergiversations, se rend à l’argument selon lequel il serait inconvenant de vendre des navires de guerre à un pays qui s’affranchit des règles du droit international.*
La on rentre de plain-pied dans la parodie.
Les pressions “amicales” (en réalité franchement hostiles) de Washington n’avaient rien, mais alors rien à voir avec “la morale” et “les règles du droit international”… et tout à voir avec des considérations stratégiques : inacceptables pour eux de voir la flotte russe de la mer noire se doter d’une capacité amphibie, et modifier l’équilibre des forces dans la région.
Autant je suis de l’opinion que cette vente ne devait pas être complétée, autant l’explication qui en est faite dans cet article fleure bon le publireportage pour le département d’état US.
> *Dans ce moment de grande solitude, le nouveau pouvoir égyptien peut cependant compter sur le soutien sans faille d’un fournisseur moins sourcilleux [que les USA] : la France de M. Hollande*
Les USA plus sourcilleux que la France en matière de commerce des armes, cette bonne blague. Même pas 10 ans avant la vente des BPC à l’Égypte, les Américains exigeaient de leurs clients européens [qu’il mettent à leur disposition leurs bases pour que la CIA y torture des prisonniers de guerre](https://en.wikipedia.org/wiki/CIA_black_sites)…
> *la France signe avec l’Égypte — où la persécution des opposants est devenue une discipline étatique à part entière — des contrats d’un montant total de 5,2 milliards d’euros, portant principalement sur la vente de vingt-quatre exemplaires du Rafale,* ***dont aucun acheteur étranger ne s’était jamais porté acquéreur.***
Au moment où l’Égypte signe ce contrat, Dassault a déjà gagné l’appel d’offre MMRCA en Inde, et négocie le contrat de vente avec les Indiens.
S’il est vrai que *”aucun acheteur étranger ne s’était jamais porté acquéreur”* à cette date, il est assez malhonnête de ne pas préciser que le Rafale avait déjà été sélectionné par un prospect.
Article de qualité très intéressant et pertinent. Malheureusement, je ne pense pas que le public r/français soit très réceptif à ce genre de contenu.
Vendre des armes et des outils de répressions à des dictatures, entre autres islamistes, semble être une fierté française ainsi qu’une longue tradition, de Chirac à Macron. Un bonus lorsqu’il s’agit de pays ayant commis des atrocités concernant les droits de l’Homme. Bref, tant que ça tue du pauvre clampin d’un pays pauvre, le centrodroitiste éclairé pragmatique typique de r/france n’y voit aucun problème.
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*Les principes vertueux, aiguillonnés par d’amicales pressions, ont déjà fait capoter de juteuses ventes d’armes françaises. En 2014, Paris refusa de céder deux porte-hélicoptères à Moscou pour sanctionner la Russie de ses agissements dans le conflit ukrainien. Mais les scrupules sont à géométrie variable, comme le démontre l’empressement de la France à armer l’Égypte du maréchal Al-Sissi.*
par Sébastien Fontenelle
Depuis un demi-siècle, la France, lorsqu’elle ne dispense pas des leçons de bienséance démocratique aux autres États, vend des armes à quelques-uns des régimes les plus brutaux et les plus répressifs de la planète. Dans les années 1970, elle commerçait ainsi avec l’Afrique du Sud raciste, avec l’Argentine des généraux, avec l’Espagne du général Franco et avec la Grèce des colonels — liste non exhaustive. Cinquante ans plus tard, ce sont l’Arabie saoudite et l’Égypte du maréchal Abdel Fattah Al-Sissi qui ont sa préférence.
L’honnêteté commande cependant de reconnaître qu’il est arrivé récemment qu’elle succombe, sous l’amicale pression d’amis attentionnés, à un accès subit de probité. Et qu’au nom d’admirables principes soudainement retrouvés elle renonce à une lucrative transaction. C’est ce qui s’est produit lorsqu’elle a refusé in extremis de livrer à Moscou deux navires de guerre. Mais cette soudaine bouffée de vertu constitua le prélude à un redoublement de son cynisme…
En 2011, à la fin du mandat présidentiel de M. Nicolas Sarkozy, la Russie de M. Vladimir Poutine achète pour sa marine deux bâtiments français de projection et de commandement (BPC), le Sébastopol et le Vladivostok. Montant de la transaction : 1,2 milliard d’euros. Ces porte-hélicoptères de classe Mistral, construits par les chantiers navals de Saint-Nazaire, doivent respectivement être livrés en 2014 et 2015.
Pour la France, ce contrat tombe à pic, car son industrie de l’armement endure quelques déconvenues. Comme le soulignent alors deux sénateurs dans un avis relatif à l’équipement des armées françaises, le programme Rafale, du nom de l’avion de combat du groupe Dassault, est source d’inquiétude — car il s’avère extraordinairement onéreux. « Actualisé aux prix de 2011 », il a déjà coûté 43,5 milliards d’euros à l’État — et par conséquent aux contribuables, qui cependant ignorent tout de ces dépenses (1).
Cet investissement important devait être rentabilisé par l’exportation de cet appareil, présenté comme exceptionnellement performant. Mais aucun acheteur étranger n’en a voulu, car tous l’ont trouvé trop cher — de sorte que l’armée française a été contrainte d’en acquérir beaucoup plus tôt que prévu dix-sept exemplaires. Initialement, ils devaient lui être livrés entre 2015 et 2020. Coût supplémentaire, pour la collectivité : 1,1 milliard d’euros.
…
La statue ressemble à un Chétiflor.
Je voulais juste dire ça.
Autant le coup de la légion “d’honneur” et l’habituelle soumission aux ordres de nos chers “alliés” américains ça ne me surprend malheureusement même plus, autant le coup de la garantie à 3 milliard avec de l’argent public sur un prêt contracté par un dictateur, j’avoue qu’ils se sont dépassés sur ce coup là.
Ouais, c’est pas cool de se réjouir des ventes d’armes à des pays à la con. Mais pondre un article comme ça plein de sous-entendus, c’est de la presse à bulles. Un article plein de reproches qui va juste servir à rester perchés sur nos tours d’ivoire, bien à l’abri derrière une morale irréprochable. D’ailleurs en termes de journalisme, vraiment pas ouf cet article. On regarde les sites internet qui accusent Macron, on sélection les prises de parole qui nous arrangent. On mélange un peu tout ; présence diplomatique, accords, contrats…
C’est pas avec ce genre de machin pondu sur-mesure pour se gargariser entre gens satisfaits que l’on va faire avancer quoi que ce soit. Mais il n’est pas trop tard pour faire du journalisme, les gars…
Alors, par où je commence ?
> *Pour la France, [le contrat des BPC russes] tombe à pic, car son industrie de l’armement endure quelques déconvenues. Comme le soulignent alors deux sénateurs dans un avis relatif à l’équipement des armées françaises, le programme Rafale, du nom de l’avion de combat du groupe Dassault, est source d’inquiétude*
L’industrie de l’armement n’est pas un monolithe. Un succès commercial de DCNS n’arrange en rien les affaires de Dassault, et vice-versa. Ce sont deux entités distinctes, qui ont chacune leurs problématiques propres.
Le lien logique que ce monsieur prétend faire entre le BPC et le Rafale ne fait aucun sens. La France n’a pas décidé de vendre des BPC à la Russie parce que le Rafale ne se vendait pas à l’époque.
> *Mais aucun acheteur étranger [n’a voulu du Rafale], car tous l’ont trouvé trop cher — de sorte que l’armée française a été contrainte d’en acquérir beaucoup plus tôt que prévu dix-sept exemplaires. Initialement, ils devaient lui être livrés entre 2015 et 2020. Coût supplémentaire, pour la collectivité : 1,1 milliard d’euros.*
L’exportation d’un avion de chasse moderne est un processus immensément complexe, et on ne peut jamais réduire un succès ou un échec en la matière à un seul facteur (ici le facteur budgétaire). Il y a une multitude de considérations opérationnelles et géopolitiques qui rentrent en ligne de compte.
Si on fait le bilan des échecs à la vente du Rafale avant le contrat égyptien, on a :
* Rafale pas encore à maturité technique (Corée du sud 2002, Singapour 2005)
* Prospect qui n’a pas les capacités budgétaires pour acquérir un avion de cette catégorie, de quelque modèle que ce soit, et doit se rabattre sur un petit monomoteur bien plus limité (Brésil, Maroc 2007)
* Les bouffées délirantes de Sarkozy (Libye 2007)
* + tous les prospects potentiels européens qui se sont rués sur le F-35 sans jamais donner ne serait-ce qu’une chance à une alternative européenne
Et l’argument de *”l’armée française a été contrainte d’en acquérir beaucoup plus tôt que prévu dix-sept exemplaires”* est phénoménal de mauvaise foi : il faut rappeler que le programme a été conçu sur la base d’une commande FR de 286 chasseurs (armée de l’air et marine combinées), commande qui fut finalement réduite à seulement 180 unités par les coups de sabre successifs dans le budget de la défense.
C’est quand même gonflé de reprocher à Dassault ses difficultés à gérer une cadence de production aussi faible pré-2015, alors que la racine du problème venait de la réduction des commandes françaises.
> *[Le Rafale] s’avère extraordinairement onéreux. Actualisé aux prix de 2011 », il a déjà coûté 43,5 milliards d’euros à l’État — et par conséquent aux contribuables,* ***qui cependant ignorent tout de ces dépenses.***
Le budget de la défense est une donnée publique, les rapports du sénat et de la cour des comptes sont accessibles au public et sont relayés par la presse spécialisée.
Contrairement à ce que ce monsieur suggère, il n’y a pas de dissimulation des coûts ; c’est juste que le citoyen lambda connaît rarement chaque ligne du budget de l’état.
> *[Après l’annulation de la vente des BPC à la Russie], la morale, aiguillonnée par d’amicales pressions de Washington, est donc sauve puisque la France, après quelques tergiversations, se rend à l’argument selon lequel il serait inconvenant de vendre des navires de guerre à un pays qui s’affranchit des règles du droit international.*
La on rentre de plain-pied dans la parodie.
Les pressions “amicales” (en réalité franchement hostiles) de Washington n’avaient rien, mais alors rien à voir avec “la morale” et “les règles du droit international”… et tout à voir avec des considérations stratégiques : inacceptables pour eux de voir la flotte russe de la mer noire se doter d’une capacité amphibie, et modifier l’équilibre des forces dans la région.
Autant je suis de l’opinion que cette vente ne devait pas être complétée, autant l’explication qui en est faite dans cet article fleure bon le publireportage pour le département d’état US.
> *Dans ce moment de grande solitude, le nouveau pouvoir égyptien peut cependant compter sur le soutien sans faille d’un fournisseur moins sourcilleux [que les USA] : la France de M. Hollande*
Les USA plus sourcilleux que la France en matière de commerce des armes, cette bonne blague. Même pas 10 ans avant la vente des BPC à l’Égypte, les Américains exigeaient de leurs clients européens [qu’il mettent à leur disposition leurs bases pour que la CIA y torture des prisonniers de guerre](https://en.wikipedia.org/wiki/CIA_black_sites)…
> *la France signe avec l’Égypte — où la persécution des opposants est devenue une discipline étatique à part entière — des contrats d’un montant total de 5,2 milliards d’euros, portant principalement sur la vente de vingt-quatre exemplaires du Rafale,* ***dont aucun acheteur étranger ne s’était jamais porté acquéreur.***
Au moment où l’Égypte signe ce contrat, Dassault a déjà gagné l’appel d’offre MMRCA en Inde, et négocie le contrat de vente avec les Indiens.
S’il est vrai que *”aucun acheteur étranger ne s’était jamais porté acquéreur”* à cette date, il est assez malhonnête de ne pas préciser que le Rafale avait déjà été sélectionné par un prospect.
Article de qualité très intéressant et pertinent. Malheureusement, je ne pense pas que le public r/français soit très réceptif à ce genre de contenu.
Vendre des armes et des outils de répressions à des dictatures, entre autres islamistes, semble être une fierté française ainsi qu’une longue tradition, de Chirac à Macron. Un bonus lorsqu’il s’agit de pays ayant commis des atrocités concernant les droits de l’Homme. Bref, tant que ça tue du pauvre clampin d’un pays pauvre, le centrodroitiste éclairé pragmatique typique de r/france n’y voit aucun problème.