
Quand le cerveau fatigue, le glutamate s’accumule. – Les chercheurs français qui viennent de faire cette découverte se demandent encore si c’est cela qui dégrade nos capacités cognitives. – Le Figaro

Quand le cerveau fatigue, le glutamate s’accumule. – Les chercheurs français qui viennent de faire cette découverte se demandent encore si c’est cela qui dégrade nos capacités cognitives. – Le Figaro
4 comments
**NEUROSCIENCES** Voilà plusieurs heures que vous vous acharnez sur un dossier et vous commencez à accumuler les erreurs ; vous en êtes à la deuxième barre chocolatée et vous venez de crier sur un collègue. Tous ces signes le confirment : votre cerveau fatigue et votre contrôle cognitif baisse significativement. Étudiée depuis la fin du XIXe siècle, la fatigue cognitive reste mal comprise et les mécanismes qui en sont responsables ne sont toujours pas connus. Une équipe de recherche française a publié récemment dans la revue scientifique Current Biology des résultats qui apportent un nouvel éclairage sur ce phénomène.
« Jusqu’ici, il y avait deux types d’hypothèses pour expliquer cette fatigue. La théorie fonctionnelle considère que la fatigue est un signal du cerveau pour que l’on stoppe l’activité fatigante afin de se tourner vers une activité plus agréable » , explique Mathias Pessiglione, directeur de recherche à l’Institut du cerveau (ICM – Hôpital de la Salpêtrière) et responsable de ce projet. « Mais la fatigue ressentie dans différentes pathologies et qui empêche les patients de faire des activités plaisantes met un peu à mal cette théorie. L’autre approche est biologique et repose sur un épuisement des ressources énergétiques, mais on sait aujourd’hui que la consommation de glucose dans le cerveau reste globalement stable quelle que soit la tâche réalisée. »
Les scientifiques ont mené leurs recherches sur 40 volontaires, répartis en deux groupes. Le premier devait réaliser des tâches cognitives complexes et le second les mêmes tâches mais à un niveau bien plus facile. Chaque groupe a ainsi « travaillé » durant 6,25 heures avec une pause déjeuner de seulement 10 minutes. La fatigue a été évaluée en partie grâce à des mises en situation où chaque volontaire devait, après avoir fini une tâche, choisir une récompense. Les options étaient soit une petite récompense facile à obtenir, soit une récompense plus importante mais nécessitant un effort (par exemple pédaler 30 minutes sur un vélo d’appartement).
Les volontaires ont aussi auto-évalué leur niveau de fatigue. « Mais nous savons que ce que les gens rapportent de leur fatigue est rarement fiable. Un peu comme les enfants qui ne veulent jamais aller se coucher ou le conducteur qui se croit toujours frais malgré les heures de route, on a tendance à se dire moins fatigué qu’on ne l’est » , remarque Mathias Pessiglione. Le protocole a été complété par de la spectroscopie par résonance magnétique. Cette technique non invasive, qui utilise un scanner semblable à celui utilisé pour les IRM, permet de mesurer la concentration et la diffusion de certaines molécules dans le cerveau.
Les tests ont permis de confirmer que la fatigue était présente uniquement dans le groupe de 24 volontaires qui a réalisé les tâches les plus exigeantes. Leur choix de récompense s’est décalé au fil de la journée vers l’option la moins rémunératrice mais la moins coûteuse en énergie. Et pour la première fois, la spectroscopie par résonance magnétique a permis de montrer une accumulation de glutamate dans le cerveau des sujets fatigués.
Le glutamate est un constituant des protéines, un acide aminé, que l’on retrouve dans de nombreux aliments (sauce soja, algues, saumon, fromages…) mais qui joue aussi un rôle fondamental dans le fonctionnement de nos cellules nerveuses. « Le glutamate est le neuromédiateur le plus présent dans le cerveau humain, et nos résultats montrent qu’en cas de fatigue il s’accumule dans la synapse, le petit espace qui sépare les neurones qui communiquent ensemble » , détaille Mathias Pessiglione. Quand tout fonctionne normalement, le glutamate présent dans la synapse est capté par les neurones, mais après de longues périodes de travail, quand l’activité des neurones a été trop intense, le « recyclage » pourrait ne plus se faire correctement : le glutamate s’accumule. Ce phénomène ne se produit pas dans tout le cerveau mais uniquement dans la zone du cortex préfrontal, responsable du contrôle cognitif, impliqué dans l’exécution de tâches complexes, mais aussi dans la prise de décision.
Bien que ces travaux ne montrent qu’une corrélation entre glutamate et fatigue, sans établir de lien de causalité, cette découverte ouvre de nombreuses pistes de recherche. « Nous souhaiterions notamment comprendre pourquoi une seule région du cerveau est concernée et comment le cerveau perçoit cette accumulation de glutamate » , avance Mathias Pessiglione. Les chercheurs parisiens ont aussi des objectifs cliniques et vont étudier le métabolisme cérébral du glutamate chez des patients atteints de dépression. « La fatigue est un symptôme très fréquent dans cette maladie et qui résiste souvent aux traitements. Il est aujourd’hui nécessaire de trouver des marqueurs pour prédire la réponse des patients aux thérapies, nous allons voir si le glutamate peut être utile » , précise le chercheur.
Et quid d’un médicament pour limiter cette accumulation de glutamate et combattre la fatigue ? « À supposer que le glutamate soit bien causal, il me semble compliqué de cibler cette molécule sans provoquer des effets secondaires, car elle est présente partout dans le cerveau, et sans elle nos neurones ne peuvent fonctionner » , prévient Mathias Pessiglione. Ne reste donc plus qu’à écouter son bon sens et prendre un peu de repos. Le sommeil serait d’ailleurs particulièrement efficace pour recycler du glutamate.
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**Gardier, Stéphany**
Donc plus on est fatigués, plus notre cerveau devient savoureux ?
Conclusion : e621 nuit à la productivité ( ͡° ͜ʖ ͡° )
C est littéralement hyper ancien c est meme pas mal remis en question (sans être faux attention) pour info c’est ce qui avait créé une panique alimentaire au USA et les sociétés agro en avait profité et lobbying contre le glutamate afin de couper l herbe sous le pied des entreprises asiatique (qui utilise énormément le fameux MSG) tout sa dans les années 70….
Y a jamais eu de preuve concret et le MSG ne passe pas la barrière hemato-encephalique donc ne peux pas aller de alimentation au cerveaux. Pour les effet propre sur le cerveau c es un débat assez vieux il semblerait que sa soit un indicateur de fatigue stress mais est-ce nocif ou juste un indicateur c es débattu. Également y a un métabolisme modifier pour certain utilisateur de drogue et/ou alcoolique pacque ces molécules passent par des canaux qui sont liés a des molécules issue du glutamate.
Bref si vous voulez des actu scientifique ne lisez pas le figaro ni la presse en général. J ai pas de source en lien mais tout est véritable facilement par wikipédia sur des article sans controverse.