Philippe Bihouix, “En finir avec l’espoir fou des métropoles vertes” — Société française des architectes, 2022 (vidéo 34:55)

5 comments
  1. Quelques notes prises à la volée :

    Ville plus dense -> moins de déplacements en voiture, donc bon pour le CO2
    Mais ville dense -> construction en hauteur, donc besoin de bcp de matériaux qui émettent bcp (béton, acier, etc.) avec des installations techniques (ascenseurs, etc.)
    Donc il y a un seuil de contre-productivité

    En plus une ville dense déporte ses besoins en espaces (entrepôts logistiques, déplacements hors de la ville pour « se mettre au vert », etc.) à l’extérieur donc s’étale


    Améliorer la construction

    Pistes actuelles peu probantes ou trop lointaines :

    – matériaux « verts » (béton/acier), existe, mais les gains annoncés sont douteux, pas assez de production, peu de chances que ça augmente vraiment
    – réemploi : surcoûts énormes, contraintes logistiques
    – recyclage : cool mais ça règle pas trop le souci du besoin de construction
    Piste qui lui semble plus intéressante (même si encore balbutiante) :
    – mélange matériaux géosourcés (« terre ») pour le plain-pied, avec du bois si on doit faire quelques étages

    Construction bois : cool mais la ressource est pas non plus infinie, avec des conflits d’usage qui se profilent et le CC qui vient mettre le bordel


    Gisements de logements sans construire plus :

    – vacants, 3M, mais avec 2M de vacance frictionnelle (délais de vente, etc.), donc sans doute 1M de mobilisable
    – résidences secondaires 3,6M, mais bcp d’apparts en zone touristique (Grande Motte, etc.) où pas grand monde ne veut vivre pour de vrai, donc ptêt 1M de mobilisable
    – bureaux -> logements en profitant du télétravail, ordre de grandeur <0,5M de logements en plus
    – sous occupation (1pers dans 4 pièces, 2pers dans 5p, 6pers dans 6+p) : 6M de logements (après évidemment c’est une approximation statistique — taille des pièces, etc. — et puis faut voir où sont ces logements sous-occupés)


    Rénovation thermique des bâtiments : pour tenir les objectifs de 2050 il vaut multiplier le rythme par 20 ou 25 (avec quels artisans, quels matériaux ?)

  2. Heu… il confond un peu tout le monsieur.

    Autant d’accord retaper une grange est plus écolo que de construire une tour de 250 étages, mais je serais très surpris d’apprendre que la pop d’un immeuble Haussmanien consomme plus que si ils habitaient en pavillon résidentiel.

    Alors maintenant il dit qu’il y a une étude qui le prouve, très bien, mais j’ai pas réussit à la trouver. Est-ce quelqu’un l’aurai et pourrai me la communiquer ?

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