Le projet de réforme de la police, voulu par Gérald Darmanin, suscite une fronde inédite. Des policiers qui l’ont déjà expérimenté dans des départements pilotes décrivent à Mediapart des effets catastrophiques. Rejoints par une multitude de détracteurs qui craignent la fin de la police judiciaire (PJ) et le risque de placer la justice à la merci du pouvoir exécutif.
« Sur les 4 000 enquêteurs qui composent la police judiciaire, nous sommes à près d’un millier d’adhésions en moins de 15 jours, c’est assez historique… », lâche au bout du fil Yann Bauzin, président de l’Association nationale de police judiciaire (ANPJ) et enquêteur spécialisé dans la délinquance économique et financière au sein de la PJ lyonnaise.
Créée le 17 août afin de fédérer l’opposition des limiers de la police judiciaire (PJ) à la réforme de la police nationale, elle n’est cependant que la dernière expression d’une nette désapprobation du monde de la justice et d’une partie de celui de la police vis-à-vis de ce projet de transformation. Au cours de l’été, à travers plusieurs courriers et communiqués, la Conférence nationale des procureurs de la République (CNPR), l’Association française des magistrats instructeurs (AFMI) ou encore l’Union syndicale des magistrats (USM) ont exprimé de vives craintes quant aux conséquences de cette réforme.
Plus de 1 300 policiers de toutes les antennes PJ de France ont envoyé à leur direction centrale un rapport pointant le désarroi et les « risques psychosociaux » que faisait naître chez eux ce projet, tandis que le groupe La France insoumise (LFI) à l’Assemblée nationale a demandé en juillet à la Commission des lois l’ouverture d’une mission d’information sur le sujet. Mercredi matin, sur France Inter, François Molins, procureur général près la Cour de cassation, a estimé que la réforme était « porteuse d’un certain nombre de dangers ».
Pourquoi c’est toujours la droite qui s’acharne à détruire la police? C’est quand même paradoxal venant de gens qui prétendent défendre “l’ordre”.
C’est vraiment un gouvernement de cinglés
Le gouvernement macron, détruire les services publiques? Qui aurait bien pu le voir venir ?
Des politiciens, d’un gouvernement ayant tellement de casserole aux cul qu’on les prend pour une convention cuisinella, qui passeraient des mesures affaiblissant la justice ? Surprenant !
5 comments
Le projet de réforme de la police, voulu par Gérald Darmanin, suscite une fronde inédite. Des policiers qui l’ont déjà expérimenté dans des départements pilotes décrivent à Mediapart des effets catastrophiques. Rejoints par une multitude de détracteurs qui craignent la fin de la police judiciaire (PJ) et le risque de placer la justice à la merci du pouvoir exécutif.
« Sur les 4 000 enquêteurs qui composent la police judiciaire, nous sommes à près d’un millier d’adhésions en moins de 15 jours, c’est assez historique… », lâche au bout du fil Yann Bauzin, président de l’Association nationale de police judiciaire (ANPJ) et enquêteur spécialisé dans la délinquance économique et financière au sein de la PJ lyonnaise.
Créée le 17 août afin de fédérer l’opposition des limiers de la police judiciaire (PJ) à la réforme de la police nationale, elle n’est cependant que la dernière expression d’une nette désapprobation du monde de la justice et d’une partie de celui de la police vis-à-vis de ce projet de transformation. Au cours de l’été, à travers plusieurs courriers et communiqués, la Conférence nationale des procureurs de la République (CNPR), l’Association française des magistrats instructeurs (AFMI) ou encore l’Union syndicale des magistrats (USM) ont exprimé de vives craintes quant aux conséquences de cette réforme.
Plus de 1 300 policiers de toutes les antennes PJ de France ont envoyé à leur direction centrale un rapport pointant le désarroi et les « risques psychosociaux » que faisait naître chez eux ce projet, tandis que le groupe La France insoumise (LFI) à l’Assemblée nationale a demandé en juillet à la Commission des lois l’ouverture d’une mission d’information sur le sujet. Mercredi matin, sur France Inter, François Molins, procureur général près la Cour de cassation, a estimé que la réforme était « porteuse d’un certain nombre de dangers ».
Pourquoi c’est toujours la droite qui s’acharne à détruire la police? C’est quand même paradoxal venant de gens qui prétendent défendre “l’ordre”.
C’est vraiment un gouvernement de cinglés
Le gouvernement macron, détruire les services publiques? Qui aurait bien pu le voir venir ?
Des politiciens, d’un gouvernement ayant tellement de casserole aux cul qu’on les prend pour une convention cuisinella, qui passeraient des mesures affaiblissant la justice ? Surprenant !