« C’était un monstre, même le diable s’est inspiré de lui » : attentat du 14-Juillet à Nice, itinéraire d’un psychopathe devenu terroriste

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  1. Mohamed Lahouaiej Bouhlel, qui a tué 86 personnes sur la promenade des Anglais avant d’être abattu, ne sera pas jugé au procès qui s’ouvre lundi. Mais la personnalité de cet homme très perturbé psychologiquement hantera les débats.

    Le 5 septembre 2011, une patrouille de police appelée pour régler un « violent différend familial » s’arrête devant une barre d’immeubles du quartier du Ray, à Nice. Une mère de famille franco-tunisienne de 26 ans, Hajer K., vient de téléphoner en pleurs depuis la chambre de sa fille dans laquelle elle s’est enfermée pour échapper à la furie de son mari. Mohamed Lahouaiej Bouhlel, qui est aussi son cousin germain, lui a donné des coups de poing et l’a traînée au sol par les cheveux parce qu’elle n’avait pas fait le ménage.

    Après cinq ans de maltraitance, la jeune femme s’est résolue à porter plainte contre son époux qui la « frappe tous les jours » depuis leur mariage, dit-elle. Une médiation pénale est organisée devant le procureur de la République de Nice : le mari violent repart avec un simple rappel à la loi. Il s’engage à « stopper les insultes et les coups », Hajer K. promettant en retour de « faire des efforts à la maison pour qu’il retrouve la femme qu’il aimait avant ».

    Au domicile conjugal, le calvaire d’Hajer K. continue pourtant. Trois ans plus tard, en 2014, elle dépose une seconde plainte pour « des menaces et des violences quasi quotidiennes », y compris durant ses grossesses. Cette fois, son mari lui a uriné dessus et a déféqué dans leur chambre. Il l’a aussi menacée de mort et a poignardé « en plein cœur » la peluche de leur fille en criant : « Tu crois que je vais m’arrêter là ? » « Il me fait très peur, confie-t-elle aux policiers. Mes enfants et moi ne sommes pas en sécurité auprès de lui. » Convoqué à plusieurs reprises au commissariat, le mari dangereux ne donne plus signe de vie.

    Ce n’est que deux ans plus tard, le 20 juin 2016, que Mohamed Lahouaiej Bouhlel est entendu pour la première fois dans le cadre de cette seconde plainte de son épouse, qui a entre-temps demandé le divorce et vit seule avec leurs trois enfants. Il nie les faits. La procédure n’aura pas le temps d’aller à son terme. Dans les semaines qui suivent, le chauffeur-livreur tunisien de 31 ans se met à consulter sur Internet des contenus relatifs à l’islam, au terrorisme djihadiste, à la location de poids lourds et aux accidents de la route. Dans son ordinateur, les enquêteurs exhumeront cette recherche : « horrible accident mortel ».

    Trois semaines après son audition, le 14 juillet 2016, Mohamed Lahouaiej Bouhlel fonce à bord d’un poids lourd de location sur la promenade des Anglais, déchiquetant sous ses roues les familles rassemblées pour le feu d’artifice, et percute délibérément un groupe d’enfants s’égayant devant un étal de bonbons. La promenade des Anglais est une rivière de sang. Le bilan humain de l’attentat est terrifiant : 86 morts, dont 15 mineurs, et plus de 300 blessés. Après avoir semé la mort pendant quatre minutes et dix-sept secondes, le mari violent devenu terroriste est abattu au volant de son 19 tonnes par des policiers. Deux jours plus tard, l’organisation Etat islamique (EI) revendique l’attaque de celui qu’elle qualifie de « soldat du Califat ».

    Mohamed Lahouaiej Bouhlel ne sera pas jugé pour ses crimes au procès de l’attentat du

  2. S’attends à ceux qui vont dire qu’un humain ne peux pas être un monstre (en fait si, tu peux être un humain tout en étant un, à vrai dire un monstre humain est bien pire, par exemple le fait que sergei lavrov en soit un le rend plus mauvais pour moi).

  3. “Rappel à la loi”

    Lire ça, ça me tue. L’état est responsable en partie de ce massacre. Comment est-ce qu’on peut laisser en liberté une ordure psychopathe pareille?

  4. Les lois doivent changer et vite. L’état est entièrement responsable et est conscient que les maris qui frappent leurs femmes seront récidivistes. Si il avait été enfermé pour ses violences conjugales, l’attentat n’aurait jamais eu lieu. Je suis d’accord sur l’argument “on aurait jamais pu savoir qu’il aurait fait ça ” mais je pense que l’état est par contre, entièrement au fait que la plupart des hommes qui sont coupables de.violences, finissent par tuer leurs compagnes à un moment ou un autre. Donc rien que pour ça il aurait dû être enfermé.

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