Je peux apporter mon point de vue : quand le confinement a commencé j’étais au point le plus bas de ma dépression. Et, effectivement, ça m’a fait du bien, ça m’a stabilisé et empêché de tomber plus bas, pour plusieurs raisons.
Comme dit dans l’article, le sentiment de vivre une épreuve collective, de ne plus être tout seul dans sa souffrance. Certes je riais jaune quand j’entendais des gens pour qui ne pas pouvoir se pinter deux fois la semaine était la fin du monde. C’est égoïste, mais j’étais aussi un peu content que les autres “voient ce que ça fait”.
Avant le confinement le monde autour de moi allait trop vite. Je ne suivais plus, je m’étais assis sur le bas côté en regardant passer le train que je ratais. Le confinement a stoppé le monde, les actualités, l’insta de mes potes, etc. Ça m’a permis de me resynchroniser, de remonter dans le train à l’arrêt et de redémarrer doucement avec lui.
Et bien sûr le confinement a poussé les amis, la famille, etc, à recréer un lien social avec leur entourage, lien qui pour moi était en voie de rupture.
Comme quoi, l’enfer c’est bien les autres ^^
Le seul truc qui m’a empêcher de sauter par la fenêtre, c’est la réalisation que au troisième, j’avais plus de probabilité de me faire méchamment mal que de mourir.
Pire période de ma vie. Il m’a fallut plus deux ans pour me mettre mentalement et physiquement.
Je serait bien curieuse d’avoir des stats sur l’après. Problème psy inclus.
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Je peux apporter mon point de vue : quand le confinement a commencé j’étais au point le plus bas de ma dépression. Et, effectivement, ça m’a fait du bien, ça m’a stabilisé et empêché de tomber plus bas, pour plusieurs raisons.
Comme dit dans l’article, le sentiment de vivre une épreuve collective, de ne plus être tout seul dans sa souffrance. Certes je riais jaune quand j’entendais des gens pour qui ne pas pouvoir se pinter deux fois la semaine était la fin du monde. C’est égoïste, mais j’étais aussi un peu content que les autres “voient ce que ça fait”.
Avant le confinement le monde autour de moi allait trop vite. Je ne suivais plus, je m’étais assis sur le bas côté en regardant passer le train que je ratais. Le confinement a stoppé le monde, les actualités, l’insta de mes potes, etc. Ça m’a permis de me resynchroniser, de remonter dans le train à l’arrêt et de redémarrer doucement avec lui.
Et bien sûr le confinement a poussé les amis, la famille, etc, à recréer un lien social avec leur entourage, lien qui pour moi était en voie de rupture.
Comme quoi, l’enfer c’est bien les autres ^^
Le seul truc qui m’a empêcher de sauter par la fenêtre, c’est la réalisation que au troisième, j’avais plus de probabilité de me faire méchamment mal que de mourir.
Pire période de ma vie. Il m’a fallut plus deux ans pour me mettre mentalement et physiquement.
Je serait bien curieuse d’avoir des stats sur l’après. Problème psy inclus.