En refusant sa demande de visa, la France abandonne le journaliste syrien Hussam Hammoud

4 comments
  1. > Le journaliste syrien de 30 ans, originaire de Raqqa, a été à la source d’information et de révélations très sensibles sur l’Etat islamique (EI) pour plusieurs médias internationaux ces dernières années. Un travail qui lui vaut forcément des menaces de toutes parts en Turquie où il est réfugié depuis 2019 ou en Syrie où il risque d’être renvoyé par les autorités turques. Ses enquêtes exclusives ont été publiées par The Guardian ou la BBC et il collabore en France avec Mediapart et Radio France notamment.

    > Tout cela n’a pas suffi pour que la France lui accorde «un visa humanitaire» avec sa femme et leurs deux enfants de 3 et 5 ans.

    > En mai 2019, grâce à Hussam Hammoud, «des documents très importants de l’Etat islamique, mentionnant les noms de centaines de jihadistes étrangers ont été découverts à Raqqa», rapporte Céline Martelet sur Twitter. La journaliste, choquée par le refus du visa pour son collègue syrien, indique que ces documents ont été rapportés à Paris et confiés à la justice antiterroriste.

    > Cela encore n’a pas suffi au ministère de l’Intérieur français, dernier décideur pour les demandes d’asile politique, pour approuver l’octroi d’un visa au journaliste syrien menacé.

  2. Darmanin complice de l’état Islamique.

    Oui, je sais qu’il n’a potentiellement pas l’information, mais il est ministre et responsable du ministère et c’est ce genre de refus qui est anti-républicain et contre les valeurs françaises et il lui incombe d’en prendre les responsabilités de ne pas aider ceux qui ont lutté contre l’État Islamique – surtout quand c’est un journaliste.

  3. Il y a un point que l’article n’aborde pas : la réalité des menaces d’expulsion que fait peser la Turquie contre lui. Or c’est ce qui importe ici.

  4. Malheureusement, pas de surprise. Pour ne parler que des conflits récents, je connais également des interprètes afghans travaillant pour l’armée qui ont essuyé des refus de visa et deux Ukrainiennes, l’une travaillant pour l’Alliance française et l’autre pour l’ambassade de France en Ukraine, qui se sont vues refuser leurs demandes quand la guerre a commencé.

    Tous ceux-la ont fini par venir illégalement et sont “dans le système” de l’asile aujourd’hui. Dans les faits, pour demander l’asile en France, il faut venir illégalement. Une fois que vous êtes sur le territoire, le système s’enclenche. Mais avant ça ? Vous avez le temps de mourir mille fois.

Leave a Reply