Sophie Coignard – Fessenheim : Emmanuel Macron « en guerre » contre son propre passé

4 comments
  1. Bien entendu, pour faire monter la sauce et créer des débats où il n’y en n’a pas, l’article oublie complètement de dire que, quand Macron a abordé l’affaire Fessenheim, l’avis des experts était : vu que depuis 10 ans aucun investissement n’a été fait dans la centrale, il coûterait bien plus cher de la remettre à niveau pour une durée de vie réduite, qu’il serait plus rentable d’en construire une nouvelle aux normes.
    Il a donc été décidé de la fermer : pas parce qu’on est pour ou contre le nucléaire, mais simplement parce qu’économiquement, c’est une ineptie. La fermeture était inéluctable à partir du moment où l’entretien a cessé. Ce qui remonte à bien avant Macron.

  2. on peut très bien se passer de cette centrale … il suffit de consommer moins … c’est pas compliqué

    il n’y a pas de débat à avoir

  3. Un des arguments qu’a donné Macron dans sa conférence, que j’ai peu vu repris dans la presse: “Elle était proche de la frontière allemande”.

    C’est fou que ça ait joué. C’est vraiment la paranoia allemande d’un accident nucléaire qui a joué, la même raison qui fait qu’ils gardent leur charbon qui tue bien plus que des accidents nucléaire.

    De toute façon il est pas à l’aise sur le sujet, il a commencé sa contre-offensive en disant “qu’on vienne pas me chercher sur Fessenheim”. C’est exactement le moment pour venir le chercher et c’est bien que les journalistes fassent un petit job de rétrospective pour pointer les problèmes ET les responsables du doigt et éviter qu’un nouveau manque de vision stratégique de ce type se reproduise à l’avenir. Surtout quand ceux qui se félicitaient de cette fermeture se présentent aujourd’hui en chefs planificateurs et planificatrices. Il faut qu’ils sachent que s’ils font mal leur job, ils seront désignés comme coupables d’une mauvaise planification avec les conséquences politiques que ça implique, et pourront pas juste se dédouaner “c’est les allemands qui voulaient qu’on ferme, c’est l’opinion publique qui était pas prête, c’est mes prédecesseurs etc.”

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