L’emploi a fortement progressé au deuxième trimestre

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  1. L’emploi a fortement progressé au deuxième trimestre

    Les effectifs salariés ont augmenté de 0,4 % entre fin mars et fin juin 2022, soit 95.300 postes supplémentaires, pour la plupart dans le privé. Les perspectives s’assombrissent toutefois pour la fin de l’année.

    Entre fin mars et fin juin 2022, l’emploi salarié a progressé de 0,4 %, soit 95.300 postes de plus, en ligne avec la hausse constatée au premier trimestre, selon des chiffres définitifs de l’Insee publiés ce jeudi. Ces derniers ont été légèrement revus en baisse par rapport à une estimation provisoire sur le seul champ du privé, dévoilée début août.

    Mi-2022, l’emploi salarié se situe « nettement au-dessus » de son niveau un an auparavant (+2,2 %, soit +561.100 emplois) et de son niveau d’avant la crise sanitaire, fin 2019 (+3,2 % soit +832.000 emplois), souligne l’institut national statistique.

    Dans le détail, la progression du deuxième trimestre est portée par le privé, l’emploi dans le public étant resté stable. Hors intérim, c’est le secteur de l’hébergement-restauration qui contribue le plus à la hausse d’ensemble sur le trimestre (+29.800 emplois), devant les services aux entreprises (+24.200), l’information-communication (+15.100 emplois) et le commerce (+9.900 emplois).

    L’emploi industriel, toujours hors intérim, a augmenté de 0,3 % au deuxième trimestre 2022. Il a retrouvé son niveau d’avant-crise. Dans la construction, les effectifs salariés sont restés stables. Dans le tertiaire non marchand enfin, ils ont à peine augmenté.

    Croissance en berne

    L’emploi d’ici à la fin de l’année va-t-il être rattrapé par la conjoncture qui montre des signes de ralentissement manifestes ? C’est probable au vu des dernières prévisions de l’Insee. L’institut statistique a revu à la baisse ses prévisions de croissance pour la fin de l’année. Le PIB progresserait d’un modeste 0,2 % au troisième trimestre et l’activité stagnerait au cours des trois derniers mois de l’année.

    Quels que soient les soubresauts de la croissance, le gouvernement reste tout entier accroché à son objectif de parvenir au plein-emploi d’ici à 2027. Un des moyens pour y parvenir, défend-il, est de passer par une réforme de l’assurance-chômage pour rendre les critères d’indemnisation plus incitatifs ou protecteurs selon la conjoncture. Une concertation avec les partenaires sociaux va démarrer dans les jours qui viennent pour cela, bien que les syndicats s’y opposent tous.

    Un autre levier passe par la mise en cohérence des acteurs chargés des chômeurs et de l’insertion des bénéficiaires du RSA, Pôle emploi, missions locales ou encore départements. C’est le projet « France travail », dont on attend sous peu le lancement officiel sous la forme d’une mission de préconfiguration. La très nécessaire réforme de la formation des chômeurs en dépend.

    Par Allain Ruello

  2. Très bonne nouvelle, l’objectif du quinquennat à 5% est à porter de main. Nous aurons plus de moyen à dégager pour la justice, la santé et l’éducation.

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