Fermeture de Fessenheim, prévisions erronées… Comment Hollande a mal anticipé la crise de l’électricité

5 comments
  1. _Article disponible sans mur de paie à ce jour_

    L’article reviens sur le _pacte avec le diable_ signé par Hollande avec les verts: tu me donne tes voix, et je signe l’arrêt de mort du nucléaire:

    >> Dans le sillage de la catastrophe de Fukushima, les Verts, partisans d’un démantèlement complet de l’atome, ont accepté de s’allier aux socialistes en arrachant la promesse de faire baisser la part du nucléaire dans la production d’électricité française de 75 % à l’époque à 50 % en 2025. Le candidat socialiste a donc inclus la mesure dans son programme. Elle impliquait la fermeture de vingt-quatre réacteurs nucléaires d’ici à 2025 et l’arrêt immédiat de la centrale de Fessenheim.

    >> Sauf que « la fermeture de moyens de production supplémentaires (charbon ou nucléaire) n’est pas possible à très courte échéance sans dégrader la sécurité d’approvisionnement », prévenait RTE dans son rapport publié en 2017 à la fin du mandat de François Hollande. Celui-ci, comme Emmanuel Macron, devait donc savoir que la fermeture de Fessenheim risquait un jour de participer à causer un problème d’approvisionnement. C’est la situation dans laquelle nous sommes aujourd’hui, aggravée par la guerre en Ukraine et l’accélération du dérèglement climatique.

    Et l’on découvre que RTE, pour assurer le service après-vente de la baisse du nucléaire du politique, invente une baisse de la consommation magique!

    >> Au fond, l’ancien président semble avoir pensé que la consommation électrique allait baisser, ce qui aurait pu permettre une diversification sans augmentation des capacités de production. Dans son rapport publié en 2017 le gestionnaire du réseau électrique RTE expliquait ainsi que « la baisse de la consommation [d’électricité] apparaît comme le complément nécessaire à la réduction de la part du nucléaire. Plus le rythme souhaité pour celle-ci est important, plus le rythme de diminution de la consommation électrique devra être rapide et contraignant – sauf à être capable de développer les énergies renouvelables à un rythme considérable ».

    >> En clair, le gestionnaire du réseau expliquait qu’il fallait consommer moins pour espérer réduire la part de nucléaire. Or, ce n’est pas du tout ce qui va se passer, selon les dernières analyses de RTE. Selon son scenario de référence, rendu public en octobre dernier, le gestionnaire du réseau estime que la consommation moyenne devrait augmenter de 36 % d’ici 2050 par rapport à la consommation de référence pour la décennie 2010.

    Et RTE d’enfoncer le clou (dans le cercueil de indépendance énergétique de la France):

    >> Sauf que ce n’était pas vraiment ce qu’anticipait le même organisme en 2017, dirigé alors par François Brottes, ancien député socialiste, nommé avec l’aval du gouvernement de gauche en 2015. « Pour la première fois, l’ensemble des trajectoires de consommation d’électricité présentées par RTE sont stables ou orientées à la baisse sur le temps long », écrivait le gestionnaire du réseau.

    >> Le rapport de RTE allait même plus loin en estimant que « le diagnostic sur la nécessité de disposer d’un parc de production adapté à la gestion des épisodes de pointe exceptionnelle peut être nuancé (…) Les pointes de consommation durant les vagues de froid demeurent le facteur de risque principal pour le système mais elles se raréfient ».

    Très grosses compétences de RTE. Très très grosse compétences. Cela donne une idée de la qualité de leur scénario “100% renouvelable”. Voilà ce qui arrive quand une organisation chargée d’un bien public est gangrenée par la politique.

    Après, Hollande et Macron ont fait de la politique de politiciens: promettre et ne rien faire.

  2. J’ai un trou de mémoire: sous quelle présidence était-il secrétaire de l’Elysée? ❔
    /s

  3. > l’ancien président semble avoir pensé que la consommation électrique allait baisser

    Des sacrés visionnaires dit donc, il ne sont jamais dit que l’utilisation de pétrole et gaz il fallait bien la convertir en éléctricité à un moment ou à un autre…

  4. C’est surtout sous la pression allemande avec un gouvernement de bras cassés.

    >La centrale nucléaire de Fessenheim doit fermer “le plus rapidement possible”. C’est l’Allemagne qui le demande, par la voix de la ministre allemande de l’environnement. Barbara Hendricks, s’était déjà exprimée dans ce sens dans un courrier adressé à son homologue Ségolène Royal en janvier 2015.

    https://www.radiofrance.fr/franceinter/l-allemagne-demande-la-fermeture-de-fessenheim-2265958

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