Gauche du travail contre gauche des allocs : «On a un droit à la paresse», estime Sandrine Rousseau

20 comments
  1. j’imagine que la phrase est tronquée, sortie de son contexte, etc, mais franchement, y a plein de manières de justifier les allocations qui sont plus pertinentes que ce droit à la paresse. :/

  2. Mais dis donc, petite phrase de Rousseau contre take de grocervo de Roussel. On atteint le paroxysme du journalisme politique au Figaro ! 👌

  3. Après c’est marrant de critiquer Sandrine Rousseau avec des citations random comme ça, mais faudrait quand même préciser que l’expression “droit à la paresse” a [une véritable histoire dans le socialisme français](https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Droit_%C3%A0_la_paresse) et correspond à une véritable pensée théorique qui court depuis le 19e au moins. D’ailleurs, on est même — dans le concept originel — dans une pensée socialiste-communiste assez classique, orientée sur une critique de la “valeur travail” et des tenants et des aboutissants de la valorisation idéologique du temps de travail. Il est impossible que Rousseau ignore cela, et c’est précisément à ce corpus qu’elle fait référence avec cette phrase.

    On peut se foutre de sa gueule (et bon sang, j’ai beau être de son bord, parfois elle fait une belle cible) et ne pas être d’accord (et il y a des choses…discutables dans le corpus auquel elle fait référence, notamment en termes d’analyse historique du temps de travail) mais c’est pas juste une phrase débile lancée comme ça.

    Au passage, je remarque qu’un Bernard Friot peut tenir un discours tout à fait semblable mais le Figaro ne se fout pas de sa gueule en plein titre. Je serais méchant je dirais qu’il y a peut-être un lien avec le fait qu’elle s’appelle Sandrine et pas André, mais je ne suis pas méchant.

  4. Le figaro, champion de la paresse intellectuelle, prend des phrases hors contexte et propose des solutions simples à des problèmes complexes pour que son lectorat moyen n’ait pas trop à réfléchir.

    Meme en me torchant avec ca m’irrite les fesses.

  5. Elle me fatigue vraiment elle devrait arrêter de parler car elle dessert réellement la cause.
    Par contre ce genre d’article au titre racoleur avec une phrase sorti de son contexte c’est un vrai cancer

  6. “La valeur travail pardon mais c’est quand même une valeur de droite”.
    C’est ça la phrase choquante de cette interview.

  7. « Paresse », c’est du même tonneau que les mots « démission » et (pire) « désertion » dont nous abreuve ces jours-ci le chœur des tartuffes néolibéraux.

    Pourquoi ne pas simplement dire qu’on a le droit de euh… faire ce qu’on veut ?

    Vertigineux concept…

  8. La gauche avant :

    Arlette Laguiller, lutte ouvrière : “Travailleuses, travailleurs,…”

    La gauche aujourd’hui :

    Sandrine Rousseau, NUPES : “Paresseuses, Paresseux,…
    La valeur travail est une valeur de droite”

  9. Bah elle a raison. On artive a une culture tellement matrixee par le medef que tout ce qui est pas bosser 10h par jour est vu comme immoral.

    Notre pays et ses institutions ne sont pas bâtis sur l’extraction de la valeur ajoutée, on est une république censée garantir une certaine qualité de vie pour que la démocratie soit possible, pas une filiale d’unilever

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