Le jour où le post-fascisme a pris le pouvoir en Italie

6 comments
  1. **Le jour où le post-fascisme a pris le pouvoir en Italie**

    **Le parti de Giorgia Meloni a largement dominé les élections italiennes du 25 septembre. La coalition de droite devrait obtenir une majorité absolue au Parlement. Le résultat de décennies de confusionnisme et de banalisation du fascisme dans lesquels se sont fourvoyés tous les mouvements politiques de la péninsule.**

    **Rome (Italie).–** Les premières estimations à la « sortie des urnes » sont tombées à 23 heures, dès la fermeture des bureaux de vote. À cette heure-ci, dimanche soir, les rues de Rome étaient quasi désertes. Pour trouver un peu d’effervescence, il fallait rejoindre le sous-sol d’un grand hôtel de la capitale italienne où Fratelli d’Italia (FdI), le parti post-fasciste mené par Giorgia Meloni, avait convié la presse. C’est ici, dans une salle moquettée du sol aux murs, que les écrans de télévision ont annoncé la couleur dans une ambiance pour le moins studieuse.

    Sans grande surprise, FdI est arrivé en tête des suffrages exprimés (22-26 %), devant le Parti démocrate (PD) conduit par Enrico Letta (17-21 %), le Mouvement Cinq Étoiles (M5S) de Giuseppe Conte (13,5-17,5 %), la Ligue de Matteo Salvini (8,5 %-12,5 %) et Italia Viva de Matteo Renzi (6,5-8,5 %). En ajoutant les voix obtenues par Forza Italia (FI) de Silvio Berlusconi, la coalition de droite obtiendrait ainsi entre 41 et 45 %. Elle emporterait 227 à 257 sièges à la chambre des députés, 111 à 131 sièges au Sénat.

    Malgré les faibles résultats de la Ligue, Matteo Salvini est l’un des premiers à se féliciter publiquement du succès de la coalition. « Ce sera une longue nuit, mais je veux d’ores et déjà dire MERCI », a-t-il tweeté. « Avec ces résultats, nous pouvons gouverner », confie aussi le vice-président FdI de la Chambre des députés, Fabio Rampelli. Aucun cri de joie, à peine quelques sourires : les rares partisans de Giorgia Meloni présents dans la salle se font discrets. Dans un coin, le coordinateur du parti Guido Crosetto jette des regards réguliers sur les écrans géants.

    Minuit passé, Giorgia Meloni ne s’est toujours pas exprimée. Ses alliés européens, en Hongrie comme en Pologne, affichent quant à eux leur enthousiasme sur Twitter. En France, c’est Éric Zemmour qui s’est empressé de publier un communiqué de félicitations, dans lequel il se prend à rêver. « Comment ne pas regarder cette victoire comme la preuve que oui, arriver au pouvoir est possible ? », écrit le président de Reconquête. Marine Le Pen, dont les relations avec la cheffe de file de LdI sont au point mort, semble avoir coupé les réseaux sociaux pour la soirée.

  2. Bof… On verra. Laissons les faire la même merde que partout ailleurs…
    Ils repareront la merde ensuite en disant ”si on avait su”.
    Peut être qu’ils mettront une vrai gauche au pouvoir la prochaine fois.

  3. Tiens donc encore une fois quand rien ne va la population en appelle aux neo fachos

    Toujours la même histoire au final

  4. Hahah c’est même plus du fascisme c’est du post-fascisme !

    Sans doute que Néo-Fasciste on aurait vu un peu trop les ficelles, d’où le changement à post-.

  5. Salvini était aussi qualifié de post-fasciste, ça n’a pas changé grand chose…

    C’est encore une européiste néo-libérale, c’est ça le vrai sujet, dommage que Médiapart ne pousse pas là-dessus

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