> Les sénateurs opposés à la nouvelle loi sont Jean-Marc Boyer, Max Brisson, Laurent Burgoa, Alain Chatillon, Pierre Cuypers, Catherine Di Folco, Laurent Duplomb, Jacqueline Eustache-Brinio, Laurence Garnier, Béatrice Gosselin, Sylvie Goy-Chavent, Daniel Gremillet, Charles Guené, Muriel Jourda, Alain Joyandet, Daniel Laurent, Dominique de Legge, Stéphane Le Rudulier, Laurence Muller-Bronn, Louis-Jean de Nicolaÿ, Jean-Jacques Panunzi, Stéphane Piednoir, Kristina Pluchet, Jean-François Rapin, André Reichardt, Bruno Retailleau, Hugues Saury et Cédric Vial.
Seulement 28 contre, c’est surtout très peu. On est quand même sur un sénat très progressiste, c’est plutôt bien.
Ah donc l’identité de genre est bien intégrée dedans !
Laurence Garnier (Loire Atlantique), Bruno Retailleau (Vendée, Villieriste puis groupie de Fillon) : même pas surpris tiens. C’est les mêmes qui sont allés chanter des prières sur les marches de l’église où devait se tenir le fameux concert “sataniste” cette semaine.
Ça aurait été intéressant d’avoir leurs raisons. On veut pas de parlementaires godillots, non ?
>Parmi ces parlementaires ayant voté contre le texte, Jacqueline Eustache-Brinio avait proposé une dizaine d’amendements, tous rejetés, dont un visant à supprimer la mention de «l’identité de genre», jugée mal définie par l’élue. «On n’a pas de leçon à recevoir […], on a le droit d’avoir des différences sur les analyses sans être mis au ban», s’était défendue la sénatrice du Val-d’Oise. Sur ce point en particulier, Elisabeth Moreno, la ministre déléguée chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, a finalement [rappelé aux sénateurs](https://videos.senat.fr/video.2643706_61af56b34a126.seance-publique-du-7-decembre-2021-apres-midi?timecode=4877000) : «L’identité de genre n’est ni plus ni moins que l’identité que l’on ressent au fond de soi».
Elle a pas l’air d’une grenouille de bénitier celle-là, si ça se trouve elle a une raison valable de rejeter ce texte. À la place les gens font juste retenir votre contre = homophobe.
Pour être juste ça concerne sûrement une bonne partie des votes contres. Mais on ne saura jamais.
Question bête mais ça consiste en quoi une thérapie de conversion ? Et si quelqu’un vit mal son homosexualité (par exemple à cause de croyances religieuses), qu’est ce qu’il peut faire et est-ce que cette loi limite ses options ?
D’une manière générale je n’aime pas vraiment quand on interdit les choses, mais je n’aime pas non plus que quelque chose soit forcé. Peut-être l’interdire pour les mineurs aurait été suffisant ?
Edit : merci pour les très bonnes réponses. En gros si on se sent mal dans sa peau on va vite un vrai psy pour une thérapie, on fait pas ses thérapies de merde.
En pratique le problème va surtout être d’appliquer tout ça ; quand on voit le nombre de personnes qui exercent illégalement la médecine en France (Médoucine…) en promettant tout et n’importe quoi…
Ils ont voté contre LE TEXTE DE LOI interdisant les thérapies de conversion. Ce qui n’est pas tout à fait la même chose.
Perso je propose qu’on fasse subir une thérapie de conversion à ces élus, histoire qu’ils puissent faire face à ce qu’ils défendent.
Une pensée pour André Reichardt, sénateur du seul département français doté d’un camp de concentration nazi.
C’était mon ancien maire, avant qu’il prenne du galon…
En outre de toute façon si on aborde aussi la question anthropologique, on retrouve de l’homosexualité partout, même dans les sociétés les plus répressives, cf. les fameuses statistiques de google qui sont assez parlantes sur le sujet, et montrent que le [Pakistan est en tête](https://www.huffingtonpost.co.uk/2013/06/14/homosexuality-not-tolerated-pakistan-google-searches-gay-porn_n_3440586.html) des recherches google quand il s’agit de rechercher de la pornographie gay. Non pas qu’il y ait plus d’homosexuels au Pakistan loin de là, mais vu qu’il y est plus difficile d’y vivre sa sexualité sans risquer de lourdes conséquences, internet reste un échappatoire. Comme quoi même la pression culturelle là-bas n’a pas suffi à la faire disparaitre, signe que quelque chose de plus profond est à l’œuvre qu’un simple choix ou tendance passagère, et ces fameuses “thérapies” de conversion n’y changeront rien.
Le problème de cette loi c’est l’inclusion de l’identité de genre : un ado un peu paumé se cherche et va consulter un psy qui n’abonde pas dans son sens en lui disant qu’il est trans ? => bim, en infraction avec la loi sur les thérapies de conversion. Et ça ça craint de ouf.
Dieu sait que je suis pas souvent d’accord avec Antastésia mais là-dessus elle a 100% raison.
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> Les sénateurs opposés à la nouvelle loi sont Jean-Marc Boyer, Max Brisson, Laurent Burgoa, Alain Chatillon, Pierre Cuypers, Catherine Di Folco, Laurent Duplomb, Jacqueline Eustache-Brinio, Laurence Garnier, Béatrice Gosselin, Sylvie Goy-Chavent, Daniel Gremillet, Charles Guené, Muriel Jourda, Alain Joyandet, Daniel Laurent, Dominique de Legge, Stéphane Le Rudulier, Laurence Muller-Bronn, Louis-Jean de Nicolaÿ, Jean-Jacques Panunzi, Stéphane Piednoir, Kristina Pluchet, Jean-François Rapin, André Reichardt, Bruno Retailleau, Hugues Saury et Cédric Vial.
Seulement 28 contre, c’est surtout très peu. On est quand même sur un sénat très progressiste, c’est plutôt bien.
Ah donc l’identité de genre est bien intégrée dedans !
Sinon sans surprise, des sénateurs LR des Pays de la Loire on voté contre, avec Christelle Morançais comme cheffe de file (présidente régionale). Cette dernière est une Manif pour tous qui a coupé les budgets des associations LGBTI+ locales (et reconnues par l’Etat), forçant le département et la mairie à les soutenir.
https://www.20minutes.fr/politique/3192983-20211208-therapies-conversion-quatre-senateurs-pays-loire-sous-feu-critiques
Laurence Garnier (Loire Atlantique), Bruno Retailleau (Vendée, Villieriste puis groupie de Fillon) : même pas surpris tiens. C’est les mêmes qui sont allés chanter des prières sur les marches de l’église où devait se tenir le fameux concert “sataniste” cette semaine.
Ça aurait été intéressant d’avoir leurs raisons. On veut pas de parlementaires godillots, non ?
>Parmi ces parlementaires ayant voté contre le texte, Jacqueline Eustache-Brinio avait proposé une dizaine d’amendements, tous rejetés, dont un visant à supprimer la mention de «l’identité de genre», jugée mal définie par l’élue. «On n’a pas de leçon à recevoir […], on a le droit d’avoir des différences sur les analyses sans être mis au ban», s’était défendue la sénatrice du Val-d’Oise. Sur ce point en particulier, Elisabeth Moreno, la ministre déléguée chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, a finalement [rappelé aux sénateurs](https://videos.senat.fr/video.2643706_61af56b34a126.seance-publique-du-7-decembre-2021-apres-midi?timecode=4877000) : «L’identité de genre n’est ni plus ni moins que l’identité que l’on ressent au fond de soi».
Elle a pas l’air d’une grenouille de bénitier celle-là, si ça se trouve elle a une raison valable de rejeter ce texte. À la place les gens font juste retenir votre contre = homophobe.
Pour être juste ça concerne sûrement une bonne partie des votes contres. Mais on ne saura jamais.
Question bête mais ça consiste en quoi une thérapie de conversion ? Et si quelqu’un vit mal son homosexualité (par exemple à cause de croyances religieuses), qu’est ce qu’il peut faire et est-ce que cette loi limite ses options ?
D’une manière générale je n’aime pas vraiment quand on interdit les choses, mais je n’aime pas non plus que quelque chose soit forcé. Peut-être l’interdire pour les mineurs aurait été suffisant ?
Edit : merci pour les très bonnes réponses. En gros si on se sent mal dans sa peau on va vite un vrai psy pour une thérapie, on fait pas ses thérapies de merde.
En pratique le problème va surtout être d’appliquer tout ça ; quand on voit le nombre de personnes qui exercent illégalement la médecine en France (Médoucine…) en promettant tout et n’importe quoi…
Ils ont voté contre LE TEXTE DE LOI interdisant les thérapies de conversion. Ce qui n’est pas tout à fait la même chose.
Perso je propose qu’on fasse subir une thérapie de conversion à ces élus, histoire qu’ils puissent faire face à ce qu’ils défendent.
Une pensée pour André Reichardt, sénateur du seul département français doté d’un camp de concentration nazi.
C’était mon ancien maire, avant qu’il prenne du galon…
Des thérapies de conversion en 2021 ? Quel intérêt ? Surtout quand on sait que l’orientation sexuelle et notamment l’homosexualité ne relèvent pour l’essentiel pas d’un choix individuel ou d’un conditionnement sociétal mais est conditionnée par des déterminismes biologiques multiples ? Jacques Balthazar en parle d’ailleurs magnifiquement bien dans son livre *Biologie de l’homosexualité* que je recommande chaudement. Il y aborde entre autres la piste génétique mais surtout [épigénétique](https://en.wikipedia.org/wiki/Epigenetics) (via l’influence des hormones stéroïdiennes produites par la mère sur le cerveau du fœtus durant la phase intra utérine à travers un processus appelé [méthylation](https://en.wikipedia.org/wiki/DNA_methylation), qui ne modifie pas l’adn mais change le mode d’expression de certains gènes au cours de la vie de l’individu), les études dans ce sens s’accumulent de plus en plus [1](https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23397798),[2](https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3840696/),[3](https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25172350),[4](https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4382746/),[5](https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26600375),[6](https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC6594983/), même si des travaux complémentaires restent nécessaires pour confirmer [cette piste](https://en.wikipedia.org/wiki/Epigenetic_theories_of_homosexuality) avec certitude.
En outre de toute façon si on aborde aussi la question anthropologique, on retrouve de l’homosexualité partout, même dans les sociétés les plus répressives, cf. les fameuses statistiques de google qui sont assez parlantes sur le sujet, et montrent que le [Pakistan est en tête](https://www.huffingtonpost.co.uk/2013/06/14/homosexuality-not-tolerated-pakistan-google-searches-gay-porn_n_3440586.html) des recherches google quand il s’agit de rechercher de la pornographie gay. Non pas qu’il y ait plus d’homosexuels au Pakistan loin de là, mais vu qu’il y est plus difficile d’y vivre sa sexualité sans risquer de lourdes conséquences, internet reste un échappatoire. Comme quoi même la pression culturelle là-bas n’a pas suffi à la faire disparaitre, signe que quelque chose de plus profond est à l’œuvre qu’un simple choix ou tendance passagère, et ces fameuses “thérapies” de conversion n’y changeront rien.
Le problème de cette loi c’est l’inclusion de l’identité de genre : un ado un peu paumé se cherche et va consulter un psy qui n’abonde pas dans son sens en lui disant qu’il est trans ? => bim, en infraction avec la loi sur les thérapies de conversion. Et ça ça craint de ouf.
Dieu sait que je suis pas souvent d’accord avec Antastésia mais là-dessus elle a 100% raison.