Comment l’exportation de lait et de viande « bas de gamme » démultiplie la catastrophe écologique

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  1. **Comment l’exportation de lait et de viande « bas de gamme » démultiplie la catastrophe écologique**

    **Dans un rapport publié mardi 4 octobre, Greenpeace, Oxfam et Réseau Action Climat analysent les conséquences de l’élevage français destiné au marché international. Un désastre environnemental et une concurrence déloyale pour les pays importateurs.**

    Le sommet de l’élevage, qui ouvre ses portes mardi 4 octobre près de Clermont-Ferrand (Auvergne), sera certainement l’occasion, pour le ministre Marc Fesneau comme pour la présidente de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) Christiane Lambert, de vanter les mérites du modèle français où l’on pratique encore, dans une large mesure – et tout particulièrement dans le Massif central –, un élevage extensif vertueux, basé sur le pâturage de vaches et de brebis en plein air.

    La carte postale est pourtant loin de la réalité du monde agricole français où l’élevage industriel domine aujourd’hui pour une production en grande partie destinée au marché international. C’est ce que démontre un rapport publié aujourd’hui par trois ONG – Greenpeace, Réseau Action Climat et Oxfam –, qui étudie les conditions de production du secteur de l’élevage et ses conséquences environnementales.

    Le rapport, intitulé « Les coulisses de l’élevage d’exportation bas de gamme », se concentre sur trois filières : le lait, le porc et les poulets. Il montre combien la logique d’exportation de l’agriculture française a poussé à l’intensification de l’élevage dans l’Hexagone, et combien il met les agricultures des pays importateurs en difficulté alors que dans les régions en développement, l’élevage fait partie des systèmes de production d’environ 1,7 milliard de personnes. Un paradoxe à l’heure où l’on parle de « souveraineté alimentaire ».

    Pour le sixième exportateur mondial de produits agroalimentaires qu’est la France, la façon dont elle produit n’est pas un petit sujet. Ainsi que le décrit le rapport, l’Hexagone exporte environ 42 % de sa production laitière (vers l’Union européenne, mais aussi l’Afrique et l’Asie du Sud-Est), 39 % de ses produits porcins (vers la Chine et les Philippines notamment) et 32 % de sa production de volailles (Union européenne, Moyen-Orient, Afrique).

    Derrière ces chiffres, on trouve une production standardisée aux effets souvent délétères pour nos écosystèmes. L’élevage conventionnel, c’est-à-dire sans label du type agriculture biologique, concerne la majorité des élevages français de vaches laitières, plus de 85 % de la production porcine et 83 % de l’élevage de volailles.

  2. > Greenpeace, Oxfam et Réseau Action Climat

    Heureusement que ça vient d’eux, parce quand Roussel le dit, c’est raciste.

  3. >Greenpeace, Oxfam et Réseau Action Climat

    Quand je vois ceux-là je m’attends à une bonne dose de désinformation. Comment peut-on encore les prendre au sérieux ?

    En l’occurrence je suis pas sûr que les pays importateurs seraient contents qu’on arrête de leur envoyer notre lait et viande. Si l’alternative est plus chère, il y a des gens qui boufferont pas à la fin. Il faut s’en rappeler.

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