**Sur l’Ukraine, la gauche ne parle toujours pas d’une seule voix**
**Un PS à l’offensive, une France insoumise semblant plus floue que jamais… Alors que le premier conflit sur le sol européen du siècle s’intensifie, la question ukrainienne reste la grande absente des débats à gauche.**
Une standing ovation pour l’ambassadeur ukrainien en France. Pendant une bonne minute, lundi 3 octobre, les applaudissements unanimes ont retenti – y compris des bancs de l’extrême droite – dans l’hémicycle du Palais-Bourbon. Un bref moment de concorde nationale qui sera vite éclipsé par quatre heures d’interventions sur la question ukrainienne.
Sept mois après l’invasion russe, ce premier débat de la rentrée parlementaire sur le conflit et ses conséquences a laissé voir les fractures qui traversent la gauche française. Entre, d’un côté, un PS à l’offensive et, de l’autre, une France insoumise qui, encore dans l’ombre de Jean-Luc Mélenchon, semble n’avoir jamais autant tergiversé sur la ligne à tenir, c’est peu dire que le front unique de la gauche n’est pas près de voir le jour.
Très demandeur de cette séance parlementaire inaugurale consacrée à l’Ukraine, le PS a décidé d’en faire une caisse de résonance politique, et déposé, ce même lundi, une résolution destinée à graver dans le marbre le « soutien indéfectible » de la France au pays de Volodymyr Zelensky.
Le texte, écrit après l’audition d’une quinzaine de spécialistes, invite les États membres de l’Union européenne et la France à « accroître substantiellement » leur aide militaire mais aussi financière à l’Ukraine, et à « maintenir et approfondir » les sanctions à l’égard de la Russie.
À la tribune, Boris Vallaud, président du groupe PS à l’Assemblée, a aussi annoncé que les députés socialistes déposeront « un amendement pour que soient saisis et versés à l’Ukraine les dividendes que des entreprises » – à commencer par Total et sa filiale russe Novatek – auraient réalisés en « collabor[ant] avec le régime criminel russe ».
Pour être parfaitement honnête, la droite non plus…
les extrêmes aiment poutine et la russie, le RN est financé par poutine, LFI complètement à la masse par aveuglement
qu’ils aillent en russie, ils seront envoyés sur le front sans discussion possible
Le fait qu’il y ait un tel malaise sur le sujet chez LFI en dit extremement long
> Par ailleurs, notre culture de la faisabilité nous conduit, sur un sujet comme l’Ukraine, à éviter les positionnements binaires
Celle-la elle est magique, je vais la faire encadrer.
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**Sur l’Ukraine, la gauche ne parle toujours pas d’une seule voix**
**Un PS à l’offensive, une France insoumise semblant plus floue que jamais… Alors que le premier conflit sur le sol européen du siècle s’intensifie, la question ukrainienne reste la grande absente des débats à gauche.**
Une standing ovation pour l’ambassadeur ukrainien en France. Pendant une bonne minute, lundi 3 octobre, les applaudissements unanimes ont retenti – y compris des bancs de l’extrême droite – dans l’hémicycle du Palais-Bourbon. Un bref moment de concorde nationale qui sera vite éclipsé par quatre heures d’interventions sur la question ukrainienne.
Sept mois après l’invasion russe, ce premier débat de la rentrée parlementaire sur le conflit et ses conséquences a laissé voir les fractures qui traversent la gauche française. Entre, d’un côté, un PS à l’offensive et, de l’autre, une France insoumise qui, encore dans l’ombre de Jean-Luc Mélenchon, semble n’avoir jamais autant tergiversé sur la ligne à tenir, c’est peu dire que le front unique de la gauche n’est pas près de voir le jour.
Très demandeur de cette séance parlementaire inaugurale consacrée à l’Ukraine, le PS a décidé d’en faire une caisse de résonance politique, et déposé, ce même lundi, une résolution destinée à graver dans le marbre le « soutien indéfectible » de la France au pays de Volodymyr Zelensky.
Le texte, écrit après l’audition d’une quinzaine de spécialistes, invite les États membres de l’Union européenne et la France à « accroître substantiellement » leur aide militaire mais aussi financière à l’Ukraine, et à « maintenir et approfondir » les sanctions à l’égard de la Russie.
À la tribune, Boris Vallaud, président du groupe PS à l’Assemblée, a aussi annoncé que les députés socialistes déposeront « un amendement pour que soient saisis et versés à l’Ukraine les dividendes que des entreprises » – à commencer par Total et sa filiale russe Novatek – auraient réalisés en « collabor[ant] avec le régime criminel russe ».
Pour être parfaitement honnête, la droite non plus…
les extrêmes aiment poutine et la russie, le RN est financé par poutine, LFI complètement à la masse par aveuglement
qu’ils aillent en russie, ils seront envoyés sur le front sans discussion possible
Le fait qu’il y ait un tel malaise sur le sujet chez LFI en dit extremement long
> Par ailleurs, notre culture de la faisabilité nous conduit, sur un sujet comme l’Ukraine, à éviter les positionnements binaires
Celle-la elle est magique, je vais la faire encadrer.