Réforme de la PJ : Darmanin fait face à un début d’insurrection policière

4 comments
  1. > **Au lendemain d’une manifestation de mécontentement des enquêteurs marseillais, le patron de la police judiciaire du sud de la France, Éric Arella, a été démis de ses fonctions. Au risque d’amplifier la fronde contre une réforme qui ne passe pas.**

    > « Les purges, c’est pas qu’à Moscou. » À l’annonce du limogeage d’Éric Arella, directeur de la police judiciaire dans la zone Sud (qui couvre l’ensemble de l’arc méditerranéen), ce gradé de la PJ parisienne ne mâche pas ses mots.

    > Un an après la fronde de la justice contre le manque de moyens, gérée tant bien que mal par Éric Dupond-Moretti, c’est au tour de Gérald Darmanin de connaître la tourmente.

    > La police judiciaire semble désormais prête à se soulever contre une réforme structurelle très contestée. Au nom de la « départementalisation de la police », elle laisse en effet craindre une dévitalisation des services de police judiciaire, une caporalisation des enquêteurs et un contrôle politique accru sur les dossiers les plus sensibles.

    > Le feu qui couve depuis plusieurs mois, à bas bruit, a déjà conduit à la création de l’Association nationale de police judiciaire (ANPJ), hors de tout cadre syndical, tandis que les magistrats ont apporté leur soutien aux policiers avec lesquels ils travaillent sur les affaires qui nécessitent une expertise particulière. En premier lieu, celles liées au crime organisé et aux malversations financières, qui souffrent déjà d’une « crise des vocations » identifiée depuis plusieurs années.

    > Jeudi, Frédéric Veaux, le directeur général de la police nationale (DGPN) depuis février 2020, a été accueilli à Marseille par une « haie de déshonneur » particulièrement rare et marquante. Tout au long de son parcours, des policiers se tenaient face à lui, bras croisés, des pancartes contre la réforme à leurs pieds.

  2. > « Devant une mobilisation d’officiers de police judiciaire inquiets, […]la moindre contestation est réprimée. Ça laisse dubitatif quant à la méthode employée. »

    Quelle ironie

  3. Ca serait ballot qu’un nouvel évènement type GJ se produise dans un contexte “d’insurrection policière”. Mais bon, ça va que le gouvernement traîte bien ses ~~sujets~~ citoyens, je suis sûr que ses membres pensent pas un instant que ça pourrait se reproduire, et qu’ils passent de fait des nuits très tranquilles.

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