La grève s’étend à plusieurs secteurs, les renseignements craignent une «contagion»

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  1. La grève s’étend à plusieurs secteurs, les renseignements craignent une «contagion»
    Raffineries, centrales nucléaires, transports… Les appels à la grève pour une revalorisation des salaires et contre les réquisitions se multiplient. Une note du renseignement territorial craint une « contagion » chez les dockers, les agents portuaires, ou encore les employés du secteur automobile.
    Par Paméla Rougerie et J-M. D.

    Le 13 octobre 2022 à 17h58, modifié le 13 octobre 2022 à 18h32

    La mobilisation s’étend et inquiète les forces de l’ordre. Alors qu’un mouvement de grève paralyse déjà plusieurs raffineries et centrales nucléaires françaises, d’autres secteurs professionnels appellent à gonfler les rangs de la contestation. La gronde est placée sous surveillance : une note du renseignement territorial, consultée par Le Parisien ce jeudi, craint une « contagion » du mouvement à d’autres secteurs stratégiques du pays.
    Réagissant à l’appel de la CGT à un débrayage « pour les salaires et contre les réquisitions » le mardi 18 octobre, la note s’inquiète d’une « possible contagion aux branches interprofessionnelles » qui « semble se matérialiser ».
    Parmi les secteurs cités, celle-ci souligne un risque de rassemblements chez « les dockers, agents portuaires, cheminots ou encore agents de centrales nucléaires et du secteur automobile ».
    Raffineries et centrales nucléaires mobilisées

    Depuis le 27 septembre, plusieurs sites pétroliers de France sont déjà en grève pour réclamer des hausses de salaires pour compenser l’inflation annuelle, et profiter, pour certains, des importants bénéfices engrangés par des groupes pétroliers comme Total. Ce jeudi, cinq dessept raffineries françaises étaient encore touchées, causant d’importants problèmes d’approvisionnement de carburants sur le territoire.
    La grève a cependant été levée dans le site Esso-ExxonMobil de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), tandis que le dépôt du même groupe, à Gravenchon-Port-Jérôme (Seine-Maritime), a été réquisitionné ce mercredi et ce jeudi.
    Aussi mobilisés, des employés de centrales nucléaires sont en débrayage depuis plusieurs semaines pour demander une revalorisation de leurs salaires. Cinq centrales, dont celle de Gravelines (Nord), la plus puissante de l’Europe de l’Ouest, sont actuellement touchées.
    Des appels dans tout le secteur de l’énergie
    De quoi mettre à mal, en pleine crise énergétique, les redémarrages de certains réacteurs en maintenance ou en travaux, selon un représentant syndical. Mercredi, 26 réacteurs étaient à l’arrêt sur les 56 que compte le parc nucléaire français.
    Alors qu’une mobilisation est aussi en cours dans les stockages de gaz d’Engie, la grève pourrait s’étendre à toutes les entreprises du secteur de l’énergie. Jeudi, la fédération CGT du secteur a lancé un appel en ce sens, afin de contester, notamment, les réquisitions ordonnées par le gouvernement.
    « On ne peut pas régler un conflit à coups de réquisitions », a justifié Julien Lambert, responsable à la FNME-CGT des questions industrielles, pour qui « la question du droit de grève est posée ». Cet appel à élargir la grève intervient « à quelques jours » de l’ouverture de négociations dans les entreprises de l’électricité et du gaz, « notamment dans les centrales nucléaires d’EDF ».
    Les transports se mobilisent mardi prochain
    S’ajoute à ce mouvement un appel lancé par la CGT-Cheminots et Sud-Rail, syndicats d’employés de la SNCF, ainsi que la CGT-RATP, pour entrer en grève mardi 18 octobre. Les raisons sont les mêmes : demander des hausses de salaires et protester contre les réquisitions dans le secteur de l’énergie.
    Le trafic des métros, bus, trains, tramways en Île-de-France, ainsi que du chemin de fer au niveau national, pourrait être perturbé. Et la mobilisation pourrait durer. « Nous ne nous interdisons aucun scénario pour la conduite de l’action », a indiqué le secrétaire général de la CGT-Cheminots, Laurent Brun.
    Les chauffeurs routiers vont également rejoindre la grève mardi prochain. « Les salariés du transport routier de marchandises et, plus particulièrement, ceux qui concourent à transporter des matières dangereuses sont solidaires de la lutte en cours », a indiqué la fédération des transports de la CGT dans un communiqué, appelant ses militants « à gonfler les piquets de grève »

  2. Qui l’eut crus ? lustucru. Ils essayent de monter les travailleurs les uns contre les autres, ce qui va se passer c’est juste plus de resistance. Le mec a dut oublier que ya les cheminots , l’education nationale et les gilets jaunes qui l’attendent au tournant, le petit père Macron. Sans compter les syndicats , la gauche et l’extrême droite qui attendent que ça pour le tacler aussi.

  3. Allez je me lance.

    Je laisse jusqu’à vendredi prochain à ce gouvernement. Lundi 23 octobre démission d’Elizabeth Borne.

  4. La même semaine que le vote de la réforme des retraites ? J’attends de voir le gouvernement avoir les couilles de faire un 49.3 alors que les syndicats sont déjà chauffés à blanc.

  5. Attends… Des patrons qui refusent de négocier et un gouvernement autiste qui veut tout passer en force à coup de 49.3 fait monter la sauce et le risque de “convergence des luttes”? No shit. Il y a besoin d’avoir fait l’ENA pour comprendre ce genre de chose élémentaire ?

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