Avisa Partners, cette société française qui inquiète les services secrets

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  1. **Avisa Partners, cette société française qui inquiète les services secrets**

    **Le géant de l’intelligence économique et de l’e-réputation, déjà mis en cause dans la presse pour ses opérations de manipulation de l’information, est depuis plusieurs années dans le viseur des deux principaux services de renseignement français, la DGSE et la DGSI. Voici pourquoi.**

    **Déjà au cœur d’une vive polémique pour ses opérations de manipulation de l’information menées pour le compte d’États étrangers ou de multinationales,** la société Avisa Partners, l’un des géants français de l’intelligence économique, suscite depuis des années l’inquiétude des services secrets, selon une nouvelle enquête de Mediapart, qui se base sur des témoignages et documents recueillis dans la communauté du renseignement ainsi qu’au sein de l’entreprise elle-même.

    Dirigée par Matthieu Creux, le fils d’un ancien général de l’armée aujourd’hui à la tête de la sécurité de la Société générale, et Arnaud Dassier, un ancien collaborateur de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy passé aujourd’hui chez Éric Zemmour, Avisa Partners revendique être l’un des leaders français de l’influence digitale, un métier consistant notamment à défendre l’image publique de clients privés ou étatiques dans l’espace numérique.

    Dans ses rêves les plus fous, Avisa Partners dit pouvoir valoriser, à terme, ses actions à… un milliard d’euros ; l’entreprise l’est pour l’instant à environ 150 millions.

    En attendant, ses activités valent à Avisa Partners d’être visé depuis plusieurs mois par de nombreuses révélations de presse concernant certaines de ses pratiques : création de faux comptes, rédactions de tribunes sous des identités fabriquées, infiltration massive de forums en ligne (dont le Club de Mediapart), publications d’informations manipulées, etc.

    La société a répondu en poursuivant devant les tribunaux la quasi-totalité des organes de presse qui ont écrit sur elle, ce qui a provoqué l’inquiétude de la Fédération européenne des journalistes (FEJ), qui voit dans ces procédures une tentative d’« intimider » et de « réduire au silence » les médias concernés.

    Fin juin, au lendemain d’un article de Mediapart publié sous le titre « Opération intox » (voir la Boîte noire de cet article), le patron d’Avisa Partners avait d’ailleurs voulu rassurer ses équipes prises dans la tourmente médiatique en mettant en avant les bonnes relations de son entreprise avec les pouvoirs publics.

    Dans un mail interne obtenu par la lettre Intelligence Online, Matthieu Creux assurait ainsi qu’Avisa jouissait d’« une ligne ouverte » avec « l’Élysée, les services de renseignement, la diplomatie française ».

    En réalité, Avisa Partners est dans le viseur des services de renseignement français depuis des années, et ce, pour plusieurs raisons qui se sont accumulées au fil du temps.

  2. Si c’est sortie pour le grand public, c’est que les SS on déjà fait leurs choix sur le dossier

  3. > directeur technique de la DGSE, Patrick P., mais aussi son homologue de la DGSI (la sécurité intérieure), Patrick G.

    Peut être c’est pas une bonne idée d’embaucher des Irlandais dans des postes concernant la sécurité de l’état?

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