**Les inégalités n’ont pas disparu, mais les candidats, notamment à gauche, peinent à se saisir du sujet, qui fut pourtant longtemps un marqueur politique.**
Les analystes politiques et les sondeurs en sont eux-mêmes surpris : dans la campagne qui démarre, le thème des inégalités est étrangement absent. Dissimulé derrière celui du pouvoir d’achat, que l’inflation a propulsé en tête des sujets d’inquiétude des Français, il suscite à ce stade nettement moins d’intérêt. Comme si la crise du Covid avait effacé celle des « gilets jaunes », qui avait pourtant porté cette question sur le devant de la scène. *« La pandémie a figé l’univers des préoccupations des Français »*, résume Frédéric Dabi, directeur général de l’institut IFOP.
Les inégalités n’ont pourtant pas disparu en France. Selon le rapport de l’Insee sur les inégalités de niveau de vie et la pauvreté entre 2008 et 2018, elles ont même augmenté depuis dix ans (hors Covid), bien que le système socio‑fiscal vienne corriger cette hausse, faisant in fine de l’Hexgaone l’un des bons élèves de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).
La pandémie est en outre venue creuser les inégalités de patrimoine : *« Les aides de l’Etat ont protégé les revenus des actifs avec le chômage partiel, mais les inégalités de richesse, avec la bonne tenue de la Bourse, ont explosé*, résume Ludovic Subran, économiste pour l’assureur allemand Allianz. *Or la réforme de la fiscalité du capital a aggravé ces inégalités. »*
Mais les candidats à l’élection présidentielle ne s’en saisissent pas, ou très peu, même à gauche. En témoigne la réponse proposée à la flambée des carburants au début du mois. *« La hausse du prix de l’essence pourrait se poser par le prisme des inégalités, souligne Chloé Morin, politiste associée à la Fondation Jean-Jaurès. Mais Anne Hidalgo* [la candidate socialiste] *a proposé une baisse de TVA sur les carburants, ce n’est pas du tout le bon angle ! »*, la TVA étant régulièrement dénoncée comme un impôt inégalitaire car non progressif et payé par tous. Autre exemple : la question de la fiscalité des successions, qu’aucun candidat ne se hasarde à poser, remarque Jérôme Fourquet, directeur du département opinion à l’IFOP.
**« Le PS est un grand brûlé de la fiscalité »**
C’est pourtant un marqueur de gauche et l’un des sujets le plus souvent évoqués dans la lutte contre les inégalités de patrimoine, y compris par le rapport Blanchard-Tirole commandé par l’Elysée en 2020. *« Dans l’imaginaire collectif, taxer l’héritage, c’est péché, décrypte-t-il. Même si 80 % des héritages ne sont pas imposés, c’est vu comme l’Etat qui taxe tout. Certaines batailles sont perdues faute d’avoir été menées par la gauche. »*
De fait, l’outil fiscal, traditionnellement mobilisé pour traiter la question des inégalités de revenus et de patrimoine, est devenu difficile à brandir. Depuis le quinquennat Hollande et son « ras-le-bol fiscal », *« le PS est un grand brûlé de la fiscalité »*, résume Chloé Morin. Et la crise des « gilets jaunes », déclenchée par un relèvement des taxes sur l’essence, continue de susciter « une peur panique » dans toute la classe politique. Depuis, l’exécutif martèle dès qu’il en a l’occasion qu’il ne relèvera plus les impôts, même si la dette explose.
Les partis de gauche sont en outre divisés autour du sens à donner à la notion d’inégalité. L’émergence d’un discours politique communautariste, dénonçant les discriminations de genre ou de race, *« ringardise »* ceux qui parlent plus classiquement des inégalités économiques, estime Chloé Morin, pour qui *« il est plus facile de faire le buzz à gauche en parlant de féminisme »*.
parce que les gens sont égoistes et focalisés sur des faux problèmes
Parce que la France est déjà le pays le plus redistributif de l’OCDE ?
C’est sur, avec des politicards nantis , la gauche caviar , les sales petits oligarques macronistes
et les fachos.
C’est sur que tout va bien se passer pour tout le monde lol
Ps: Ne parlons pas de ces putains de médias ou tout le monde va se fâcher ^^
J’ai eu la même réflexion ce matin et ça m’a déprimé. Ça parle d’immigration mais pas d’inégalité alors que le deuxième touche bien plus de français et surtout de plus en plus.
Il émerge, mais la question de l’inégalité n’est pas dichotomique. Chaque parti l’aborde sous son angle.
Egalité entre qui ? Entre Français de souche ? Entre Français ? Entre habitants en France ? Entre humains ?
>L’émergence d’un discours politique communautariste, dénonçant les discriminations de genre ou de race, « ringardise » ceux qui parlent plus classiquement des inégalités économiques, estime Chloé Morin, pour qui « il est plus facile de faire le buzz à gauche en parlant de féminisme ».
Le modèle américain qui s’impose à nous : inégalités et racialisme.
Tout simplement parce que les gens qui possèdent les médias n’ont aucun intérêt à pousser ce débat. Tant que le débat est polarisé sur l’immigration, les milliardaires peuvent tranquillement siphonner les poches de la classe moyenne.
Pourquoi croyez vous que des gens dont l’activité principale est de gagner de l’argent possèdent des médias qui sont presque tous lourdement déficitaires ( Sud Radio 10m€ perte, Figaro 10M€ perte, Europe 1 environ 30 M€,….).
Quand il parle d’un discours communautariste qui masque la lutte des classes je pense que l’on est en plein dedans.
Je pense qu’il y a une volonté de nous diviser sur des questions identitaires liés à nos groupes ethniques, notre sexualité, notre âge … qui fonctionne à plein rendement et qui est fortement accentuée par les réseaux sociaux pour oublier sur l’on se fait mettre par les super riches.
Peut-être qu’il suffirait de parler d’équité.
Parce que les inégalités c’est pas un problème ? Qu’une personne puisse se payer un nouvel iphone tout les ans et qu’un autre ne peut changer que tout les deux ans n’est en soit pas un problème. Le problème c’est que des personnes se retrouvent à la rue, ou n’est pas de quoi se nourrir.
On a tout intérêt à encourager les luttes horizontales (entre groupuscules identitaires, mais toujours en restant “entre petites gens”) aux dépends de la lutte verticale (celle des classes). C’est aussi très connu en management dans les grandes entreprises.
Et quand je dis “on”, c’est évidemment pas “nous” :D.
*Les partis de gauche sont en outre divisés autour du sens à donner à la notion d’inégalité. L’émergence d’un discours politique communautariste, dénonçant les discriminations de genre ou de race, « ringardise » ceux qui parlent plus classiquement des inégalités économiques, estime Chloé Morin, pour qui « il est plus facile de faire le buzz à gauche en parlant de féminisme ».*
Tout est dit. La lutte des classes c’est has been, puis les inégalités d’ordre économique, on a déjà eu droit à du Hollande et “mon ennemi c’est la finance”. Puis il y a eu la fameuse taxe à 75% où l’on a malheureusement oublié le concept de foyer fiscal dans le calcul. C’est tout de même bête.
C’est beaucoup plus vendeur et facile de verser dans le moralisme, de se pincer le nez et de lancer des anathèmes “bouh le facho raciste sexiste homophobe !” La liste pouvant se compléter avec votre imagination bien débordante.
>Les partis de gauche sont en outre divisés autour du sens à donner à la notion d’inégalité. L’émergence d’un discours politique communautariste, dénonçant les discriminations de genre ou de race, « ringardise » ceux qui parlent plus classiquement des inégalités économiques, estime Chloé Morin, pour qui « il est plus facile de faire le buzz à gauche en parlant de féminisme ».
Je sais pas si buzz est le bon mot mais clairement si la gauche de l’échiquier politique n’avait pas déléguée aux intersectionnalistes le soin de propager ses valeurs ils seraient toujours en capacité de mobiliser les travailleurs en tant que classe plutôt que de devoir se justifier sur ~~la discrimination raciale~~ les réunions en non-mixité et l’islamo-gauchisme dans les universités à longueur de journée.
Mais j’imagine qu’il est plus facile d’accuser Sarko et ses discours sur l’assistanat que de devoir expliquer pourquoi des parties qui représent**aient** des millions d’adhérents tous fédérés par un idéal *commun* d’égalité se sont pliés en quatre pour emporter l’adhésion pleine et entière des redoublants en licence de sociologie.
Le thème de l’inégalité n’émerge pas parce que la gauche est devenu inaudible sur la question.
Elle n’emerge pas car il n’y a pas vraiment de solution compatible avec les traites internationaux.
La réduction des inégalités ne peut passer que par une augmentation des impôts des plus riches et des grandes entreprises, or la gauche sait pertinemment qu’avec l’union européenne les grandes entreprises peuvent éviter de payer des impôts et que les riches peuvent de même faire de l’optimisation fiscale à outrance.
En clair on ne peut avancer que si tous les autres pays sont d’accord, mais un candidat français ne peut rien faire par lui-même, et c’est donc invendable dans une campagne. Ça passera donc forcément par de la négociation internationale, avec les États-Unis (et l’Allemagne dans le cadre européen) qui auront le dernier mot.
On n’a plus la main donc ce n’est plus un enjeu c’est tout. On pourrait reprendre marginalement la main mais le prix à payer (Frexit par exemple) est trop élevé et de toute façon les partis de gauche n’en veulent pas non plus.
Pire que ça : comme on l’a vu avec Hollande, les juges suprêmes annuleraient très probablement toute tentative isolée de taxer les riches, et comme remettre en question les juges c’est fasciste la gauche n’en veut pas non plus.
Pour reprendre des termes utilisés par notre président à travers son quinquennat :
Parce que les inégalités sont causés par des premiers de cordées qui créent l’emploi et se paieront un costard grâce à ça et par les fainéants et les cyniques qui coutent un pognon de dingue en minima sociaux en refusant de traverser la rue pour trouver du travail.
La mentalité “rêve américain” qu’on a importé ces dernières décennies. Ils sont prompt à fustiger les problématiques importées des US mais se sont pas gênés pour eux même y piocher leur imaginaire.
parce que depuis l’épidémie les gens ne sont plus sur les rond-points avec leur veste réfléchissante, et la politique qui cherche des votes peut néanmoins se permettre ignorer les affaires non-courantes
La réponse va vous surprendre.
Parce que tant que les électeurs regardent le doigt, ça va.
>L’émergence d’un discours politique communautariste, dénonçant les discriminations de genre ou de race, « ringardise » ceux qui parlent plus classiquement des inégalités économiques, estime Chloé Morin, pour qui « il est plus facile de faire le buzz à gauche en parlant de féminisme ».
C’est dingue parce que moi en tant qu’électeur de gauche, je n’attends que ça, qu’on parle d’inégalités économique plutôt que de féminisme.
Au plus vite la gauche française se débarassera de l’idéologie de l’inclusion américaine, au plus vite elle sortira de sa crise historique : les français de gauche ne veulent pas en entendre parler.
Surtout que aujourd’hui, le féminisme ne parle qu’a une petite fraction de femme et beaucoup en viennent à dénoncer les excés portés par des mouvements comme les Femen.
En quoi est-ce un problème ? Évidement qu’il y a des inégalités entre individus. On est tous différents. Il y a des inégalités de taille, de santé, de richesses, de relations sociales, etc… Je ne vois pas en quoi ça concerne la société.
Car les électeurs préfèrent être complotiste en ce dirigeants vers des mouvements xénophobe, raciste, sexistes ou alors faire barrage avec un président qui ne pense qu’à son propre intérêt et faisant croître une politique néolibérale.
L’intelligence et l’esprit critique ont l’air de disparaitre de disparaitre de plus en plus. À croire que le monde politique est sens espoir, ce radicalisant de plus vers l’extrême droite.
La seule arme face à ce fléau est de ce cultiver et de regagner l’esprit critique, ou alors la révolution vous allez me dire.
Car la gauche ne parle plus de lutte des inégalités sociales mais de race, de couleur de peau, d’eco feminisme, d’hommes déconstruits, de réunions non-mixte etc. Une vision “woke” en totale opposition aux valeurs universalistes de la république française.
Parce qu’on fait une corrélation entre pauvreté et Islam, bah du coup c’est d’islam qu’on parle.
On déteste plus les musulmans que les riches. C’est comme ca.
Bon on peut taper sur la gauche, mais il faut quand même dire que la majorité des médias télé sont contrôlés par la droite, ce n’est pas comme à l’époque où France 3 était un bastion communiste.
On préfère parler de ce que dit Zemmour de ce que dit Roussel, c’est plus vendeur hélas.
Dommage que les journalistes soient devenus des vendeurs d’infos.
Par ce que la avec le covid et tous le bordel en france.
je pense qye une histoire d’augmentation des salaires des femmes pour l’égalité homme femmes. N’est paq prioritaire.
Parce que ça demanderait d’être compétent pour le régler
Parce que le but des politiciens n’est aucunement le bien être de tous ! CQFD !
La politique est une mascarade destinée à faire croire au peuple qu’il est écouté…
Mais continuez à aller déposer vos bulletins dans les urnes pour pérenniser ce système à la con !
Parce que la politique c’est nul et que les politiciens ne sont pas pauvres
réponse peu populaire: parce que ceux qui vont voter s’en moquent, vu qu’ils sont moins touchés
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**Les inégalités n’ont pas disparu, mais les candidats, notamment à gauche, peinent à se saisir du sujet, qui fut pourtant longtemps un marqueur politique.**
Les analystes politiques et les sondeurs en sont eux-mêmes surpris : dans la campagne qui démarre, le thème des inégalités est étrangement absent. Dissimulé derrière celui du pouvoir d’achat, que l’inflation a propulsé en tête des sujets d’inquiétude des Français, il suscite à ce stade nettement moins d’intérêt. Comme si la crise du Covid avait effacé celle des « gilets jaunes », qui avait pourtant porté cette question sur le devant de la scène. *« La pandémie a figé l’univers des préoccupations des Français »*, résume Frédéric Dabi, directeur général de l’institut IFOP.
Les inégalités n’ont pourtant pas disparu en France. Selon le rapport de l’Insee sur les inégalités de niveau de vie et la pauvreté entre 2008 et 2018, elles ont même augmenté depuis dix ans (hors Covid), bien que le système socio‑fiscal vienne corriger cette hausse, faisant in fine de l’Hexgaone l’un des bons élèves de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).
La pandémie est en outre venue creuser les inégalités de patrimoine : *« Les aides de l’Etat ont protégé les revenus des actifs avec le chômage partiel, mais les inégalités de richesse, avec la bonne tenue de la Bourse, ont explosé*, résume Ludovic Subran, économiste pour l’assureur allemand Allianz. *Or la réforme de la fiscalité du capital a aggravé ces inégalités. »*
Mais les candidats à l’élection présidentielle ne s’en saisissent pas, ou très peu, même à gauche. En témoigne la réponse proposée à la flambée des carburants au début du mois. *« La hausse du prix de l’essence pourrait se poser par le prisme des inégalités, souligne Chloé Morin, politiste associée à la Fondation Jean-Jaurès. Mais Anne Hidalgo* [la candidate socialiste] *a proposé une baisse de TVA sur les carburants, ce n’est pas du tout le bon angle ! »*, la TVA étant régulièrement dénoncée comme un impôt inégalitaire car non progressif et payé par tous. Autre exemple : la question de la fiscalité des successions, qu’aucun candidat ne se hasarde à poser, remarque Jérôme Fourquet, directeur du département opinion à l’IFOP.
**« Le PS est un grand brûlé de la fiscalité »**
C’est pourtant un marqueur de gauche et l’un des sujets le plus souvent évoqués dans la lutte contre les inégalités de patrimoine, y compris par le rapport Blanchard-Tirole commandé par l’Elysée en 2020. *« Dans l’imaginaire collectif, taxer l’héritage, c’est péché, décrypte-t-il. Même si 80 % des héritages ne sont pas imposés, c’est vu comme l’Etat qui taxe tout. Certaines batailles sont perdues faute d’avoir été menées par la gauche. »*
De fait, l’outil fiscal, traditionnellement mobilisé pour traiter la question des inégalités de revenus et de patrimoine, est devenu difficile à brandir. Depuis le quinquennat Hollande et son « ras-le-bol fiscal », *« le PS est un grand brûlé de la fiscalité »*, résume Chloé Morin. Et la crise des « gilets jaunes », déclenchée par un relèvement des taxes sur l’essence, continue de susciter « une peur panique » dans toute la classe politique. Depuis, l’exécutif martèle dès qu’il en a l’occasion qu’il ne relèvera plus les impôts, même si la dette explose.
Les partis de gauche sont en outre divisés autour du sens à donner à la notion d’inégalité. L’émergence d’un discours politique communautariste, dénonçant les discriminations de genre ou de race, *« ringardise »* ceux qui parlent plus classiquement des inégalités économiques, estime Chloé Morin, pour qui *« il est plus facile de faire le buzz à gauche en parlant de féminisme »*.
parce que les gens sont égoistes et focalisés sur des faux problèmes
Parce que la France est déjà le pays le plus redistributif de l’OCDE ?
C’est sur, avec des politicards nantis , la gauche caviar , les sales petits oligarques macronistes
et les fachos.
C’est sur que tout va bien se passer pour tout le monde lol
Ps: Ne parlons pas de ces putains de médias ou tout le monde va se fâcher ^^
J’ai eu la même réflexion ce matin et ça m’a déprimé. Ça parle d’immigration mais pas d’inégalité alors que le deuxième touche bien plus de français et surtout de plus en plus.
Il émerge, mais la question de l’inégalité n’est pas dichotomique. Chaque parti l’aborde sous son angle.
Egalité entre qui ? Entre Français de souche ? Entre Français ? Entre habitants en France ? Entre humains ?
>L’émergence d’un discours politique communautariste, dénonçant les discriminations de genre ou de race, « ringardise » ceux qui parlent plus classiquement des inégalités économiques, estime Chloé Morin, pour qui « il est plus facile de faire le buzz à gauche en parlant de féminisme ».
Le modèle américain qui s’impose à nous : inégalités et racialisme.
Tout simplement parce que les gens qui possèdent les médias n’ont aucun intérêt à pousser ce débat. Tant que le débat est polarisé sur l’immigration, les milliardaires peuvent tranquillement siphonner les poches de la classe moyenne.
Pourquoi croyez vous que des gens dont l’activité principale est de gagner de l’argent possèdent des médias qui sont presque tous lourdement déficitaires ( Sud Radio 10m€ perte, Figaro 10M€ perte, Europe 1 environ 30 M€,….).
Quand il parle d’un discours communautariste qui masque la lutte des classes je pense que l’on est en plein dedans.
Je pense qu’il y a une volonté de nous diviser sur des questions identitaires liés à nos groupes ethniques, notre sexualité, notre âge … qui fonctionne à plein rendement et qui est fortement accentuée par les réseaux sociaux pour oublier sur l’on se fait mettre par les super riches.
Peut-être qu’il suffirait de parler d’équité.
Parce que les inégalités c’est pas un problème ? Qu’une personne puisse se payer un nouvel iphone tout les ans et qu’un autre ne peut changer que tout les deux ans n’est en soit pas un problème. Le problème c’est que des personnes se retrouvent à la rue, ou n’est pas de quoi se nourrir.
On a tout intérêt à encourager les luttes horizontales (entre groupuscules identitaires, mais toujours en restant “entre petites gens”) aux dépends de la lutte verticale (celle des classes). C’est aussi très connu en management dans les grandes entreprises.
Et quand je dis “on”, c’est évidemment pas “nous” :D.
*Les partis de gauche sont en outre divisés autour du sens à donner à la notion d’inégalité. L’émergence d’un discours politique communautariste, dénonçant les discriminations de genre ou de race, « ringardise » ceux qui parlent plus classiquement des inégalités économiques, estime Chloé Morin, pour qui « il est plus facile de faire le buzz à gauche en parlant de féminisme ».*
Tout est dit. La lutte des classes c’est has been, puis les inégalités d’ordre économique, on a déjà eu droit à du Hollande et “mon ennemi c’est la finance”. Puis il y a eu la fameuse taxe à 75% où l’on a malheureusement oublié le concept de foyer fiscal dans le calcul. C’est tout de même bête.
C’est beaucoup plus vendeur et facile de verser dans le moralisme, de se pincer le nez et de lancer des anathèmes “bouh le facho raciste sexiste homophobe !” La liste pouvant se compléter avec votre imagination bien débordante.
>Les partis de gauche sont en outre divisés autour du sens à donner à la notion d’inégalité. L’émergence d’un discours politique communautariste, dénonçant les discriminations de genre ou de race, « ringardise » ceux qui parlent plus classiquement des inégalités économiques, estime Chloé Morin, pour qui « il est plus facile de faire le buzz à gauche en parlant de féminisme ».
Je sais pas si buzz est le bon mot mais clairement si la gauche de l’échiquier politique n’avait pas déléguée aux intersectionnalistes le soin de propager ses valeurs ils seraient toujours en capacité de mobiliser les travailleurs en tant que classe plutôt que de devoir se justifier sur ~~la discrimination raciale~~ les réunions en non-mixité et l’islamo-gauchisme dans les universités à longueur de journée.
Mais j’imagine qu’il est plus facile d’accuser Sarko et ses discours sur l’assistanat que de devoir expliquer pourquoi des parties qui représent**aient** des millions d’adhérents tous fédérés par un idéal *commun* d’égalité se sont pliés en quatre pour emporter l’adhésion pleine et entière des redoublants en licence de sociologie.
Le thème de l’inégalité n’émerge pas parce que la gauche est devenu inaudible sur la question.
Elle n’emerge pas car il n’y a pas vraiment de solution compatible avec les traites internationaux.
La réduction des inégalités ne peut passer que par une augmentation des impôts des plus riches et des grandes entreprises, or la gauche sait pertinemment qu’avec l’union européenne les grandes entreprises peuvent éviter de payer des impôts et que les riches peuvent de même faire de l’optimisation fiscale à outrance.
En clair on ne peut avancer que si tous les autres pays sont d’accord, mais un candidat français ne peut rien faire par lui-même, et c’est donc invendable dans une campagne. Ça passera donc forcément par de la négociation internationale, avec les États-Unis (et l’Allemagne dans le cadre européen) qui auront le dernier mot.
On n’a plus la main donc ce n’est plus un enjeu c’est tout. On pourrait reprendre marginalement la main mais le prix à payer (Frexit par exemple) est trop élevé et de toute façon les partis de gauche n’en veulent pas non plus.
Pire que ça : comme on l’a vu avec Hollande, les juges suprêmes annuleraient très probablement toute tentative isolée de taxer les riches, et comme remettre en question les juges c’est fasciste la gauche n’en veut pas non plus.
Pour reprendre des termes utilisés par notre président à travers son quinquennat :
Parce que les inégalités sont causés par des premiers de cordées qui créent l’emploi et se paieront un costard grâce à ça et par les fainéants et les cyniques qui coutent un pognon de dingue en minima sociaux en refusant de traverser la rue pour trouver du travail.
La mentalité “rêve américain” qu’on a importé ces dernières décennies. Ils sont prompt à fustiger les problématiques importées des US mais se sont pas gênés pour eux même y piocher leur imaginaire.
parce que depuis l’épidémie les gens ne sont plus sur les rond-points avec leur veste réfléchissante, et la politique qui cherche des votes peut néanmoins se permettre ignorer les affaires non-courantes
La réponse va vous surprendre.
Parce que tant que les électeurs regardent le doigt, ça va.
>L’émergence d’un discours politique communautariste, dénonçant les discriminations de genre ou de race, « ringardise » ceux qui parlent plus classiquement des inégalités économiques, estime Chloé Morin, pour qui « il est plus facile de faire le buzz à gauche en parlant de féminisme ».
C’est dingue parce que moi en tant qu’électeur de gauche, je n’attends que ça, qu’on parle d’inégalités économique plutôt que de féminisme.
Au plus vite la gauche française se débarassera de l’idéologie de l’inclusion américaine, au plus vite elle sortira de sa crise historique : les français de gauche ne veulent pas en entendre parler.
Surtout que aujourd’hui, le féminisme ne parle qu’a une petite fraction de femme et beaucoup en viennent à dénoncer les excés portés par des mouvements comme les Femen.
En quoi est-ce un problème ? Évidement qu’il y a des inégalités entre individus. On est tous différents. Il y a des inégalités de taille, de santé, de richesses, de relations sociales, etc… Je ne vois pas en quoi ça concerne la société.
Car les électeurs préfèrent être complotiste en ce dirigeants vers des mouvements xénophobe, raciste, sexistes ou alors faire barrage avec un président qui ne pense qu’à son propre intérêt et faisant croître une politique néolibérale.
L’intelligence et l’esprit critique ont l’air de disparaitre de disparaitre de plus en plus. À croire que le monde politique est sens espoir, ce radicalisant de plus vers l’extrême droite.
La seule arme face à ce fléau est de ce cultiver et de regagner l’esprit critique, ou alors la révolution vous allez me dire.
Car la gauche ne parle plus de lutte des inégalités sociales mais de race, de couleur de peau, d’eco feminisme, d’hommes déconstruits, de réunions non-mixte etc. Une vision “woke” en totale opposition aux valeurs universalistes de la république française.
Parce qu’on fait une corrélation entre pauvreté et Islam, bah du coup c’est d’islam qu’on parle.
On déteste plus les musulmans que les riches. C’est comme ca.
Bon on peut taper sur la gauche, mais il faut quand même dire que la majorité des médias télé sont contrôlés par la droite, ce n’est pas comme à l’époque où France 3 était un bastion communiste.
On préfère parler de ce que dit Zemmour de ce que dit Roussel, c’est plus vendeur hélas.
Dommage que les journalistes soient devenus des vendeurs d’infos.
Par ce que la avec le covid et tous le bordel en france.
je pense qye une histoire d’augmentation des salaires des femmes pour l’égalité homme femmes. N’est paq prioritaire.
Parce que ça demanderait d’être compétent pour le régler
Parce que le but des politiciens n’est aucunement le bien être de tous ! CQFD !
La politique est une mascarade destinée à faire croire au peuple qu’il est écouté…
Mais continuez à aller déposer vos bulletins dans les urnes pour pérenniser ce système à la con !
Parce que la politique c’est nul et que les politiciens ne sont pas pauvres
réponse peu populaire: parce que ceux qui vont voter s’en moquent, vu qu’ils sont moins touchés