France draws ire in Pacific islands as New Caledonia referendum goes ahead

6 comments
  1. Ouais, ce que Reuters oublie aussi de mentionner, c’est que les Kanaks veulent repousser le référendum le plus tard possible parce que la démographie des électeurs est de leur côté.
    En effet, si on suivait les mêmes règles électorales qu’en France, tu aurais une grosse supériorité numérique des anti-indépendance, mais le scrutin est biaisé en faveur des indépendantistes. Les Caldoches (les Français et métis de Nouvelle-Calédonie) doivent justifier de plein de choses comme une installation de très long terme sur place pour pouvoir voter, alors que les Kanaks n’ont pas cette contrainte.
    De ce fait, avec leur démographie plus favorable, les indépendantistes veulent repousser le scrutin le plus tard possible afin d’avoir un avantage numérique, et tant pis si ça contrevient aux accords de Nouméa. La période de deuil, c’est du flanc. Ils veulent surtout plus de jeunes qui sont acquis à leurs idéaux.
    En effet, la démographie du vote indépendantiste montre que les Kanaks sont très divisés sur la question, beaucoup de monde voyant bien que les chefs mentent en parlant d’âge d’or une fois l’indépendance obtenue. Par contre, les jeunes, qui ont souvent peu d’opportunités professionnelles alléchantes, sont attirés par ce discours qui leur promet monts et merveilles, et sont donc le principal vivier de croissance du vote indépendantiste.

  2. C’est la Chine qui râle, elle ne va pas pouvoir installer ses pions aussi facilement s’il n’y a pas une Nouvelle Caledonie indépendante à phagocyter.

  3. Imaginez avoir l’un des processus d’accession à l’indépendance les plus favorables dans l’histoire de la décolonisation, avec plusieurs votes sur plusieurs années, des règles qui empêchent les nouveaux arrivants de voter, mais penser quand même que la France tente de te berner.

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