Si quelqu’un à l’article en entier, merci d’avance
Le figaro… les deux premières classes de fonctionnaires auxquelles ils pensent : policiers, personnel de l’administration pénitentiaire.
Retraites: les fonctionnaires épargnés par la future réforme
Renault, Marie-Cécile
ANALYSE – Le calcul des pensions sur les six derniers mois et les départs anticipés de certains agents sont maintenus.
«Je le confirme, il y aura une réforme des retraites à l’été 2023. Nous allons devoir progressivement travailler un peu plus longtemps» , a répété la première ministre, Élisabeth Borne, mardi à l’Assemblée. Le gouvernement, qui prévoit de présenter un projet de loi retraites en janvier, poursuit sa concertation avec les partenaires sociaux. Ce lundi soir, il leur a transmis le document qui sert de support de concertation au deuxième cycle, consacré à «l’équité» et à la «justice sociale» du système. Texte qui évite soigneusement d’aborder le sujet épineux de la fonction publique.
Le ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, Stanislas Guérini, a déjà dit que, grosso modo, les règles pour les fonctionnaires ne changeraient pas. Le mantra du quinquennat Macron I où «un euro cotisé devait rapporter les mêmes droits» a, semble-t-il, été définitivement oublié. D’autant que le vrai problème du déficit des retraites vient de la fonction publique, dont le régime est structurellement déficitaire, ont pointé les économistes et le patronat. Si l’employeur public cotisait comme un employeur privé, le déficit serait de 30 milliards d’euros.
Pour autant, il n’est pas prévu de modifier les règles de calcul des retraites des agents publics: leurs pensions resteront calculées sur les six derniers mois au lieu des 25 meilleures années dans le privé. «Ce serait une injustice terrible pour les agents publics de leur appliquer les règles du privé, vu la structure de leur rémunération et leur assiette de contribution. Les modalités de rémunération ne sont pas pensées de la même manière dans les deux secteurs, donc le calcul des pensions ne peut être identique », a justifié le ministre du Travail, Olivier Dussopt, lundi lors d’une rencontre avec l’association des journalistes de l’information sociale (Ajis). Les agents publics perçoivent un traitement indiciaire, auquel s’ajoutent plus ou moins de primes. En outre, leur rémunération connaît souvent une progression rapide en début de carrière, un long plateau, puis un regain en fin de carrière. «Pour envisager une application des règles du privé aux agents publics, il faut qu’il y ait d’abord une réforme de la structure de leurs rémunérations» , a martelé Olivier Dussopt, ministre délégué aux Comptes publics du précédent quinquennat. Un chantier que le gouvernement avait commencé à ouvrir, mais sans aller au bout.
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Gare aux compensations
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Malgré ces règles de calcul des retraites différentes, les taux de remplacement ont toutefois convergé ces dernières années entre public et privé (ils étaient respectivement de 72,1 % et de 73,8 % pour les personnes nées en 1946). À l’avenir, ils sont amenés à baisser pour tout le monde. Mais la convergence reste partielle, des écarts significatifs demeurant pour certaines catégories.
Le gouvernement ne prévoit pas non plus de revenir sur les départs anticipés dans la fonction publique. Certes, l’âge de départ des fonctionnaires a reculé ces dernières années. Il s’est nettement rapproché entre salariés du privé et fonctionnaires «sédentaires». En revanche, il reste beaucoup plus précoce – de quatre ans en moyenne – pour les agents des «catégories actives» (policiers, personnel de l’administration pénitentiaire, aides-soignantes, etc.). Une situation qui pose un problème d’équité dès lors qu’elle concerne des métiers présents dans le public et dans le privé, comme c’est par exemple le cas des aides-soignantes.
Mais au-delà du débat public-privé, les questions montent sur le poids des contreparties que le gouvernement serait prêt à accorder pour faire adopter sa réforme, tant sur la pénibilité, que les carrières longues, ou les retraites minimums à 85 % du SMIC… « Il ne faudrait pas que ces compensations viennent obérer les bénéfices d’un relèvement de l’âge de départ, s’alarme un expert du secteur . Sinon cette réforme ne sera qu’un coup d’épée dans l’eau. »
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Le Sénat vote le report de l’âge de départ à 64 ans
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Le Sénat, à majorité de droite, a voté mardi sa version du budget de la Sécu pour 2023, qui inclut sa propre réforme des retraites. Le Sénat entend ainsi «apporter des solutions là où le gouvernement hésite et peine à réformer le pays» , a indiqué le groupe LR. Constant sur ce dossier, le Sénat a voté un allongement de la durée de cotisation, et le report progressif de 62 à 64 ans de l’âge légal de départ, après une période de négociations, qui devrait prendre en compte pénibilité, carrières longues et emploi des seniors.
Si l’exécutif ne retient pas ce dispositif dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), le ministre des Comptes publics, Gabriel Attal, y a vu la possibilité de «trouver une majorité» pour faire adopter la réforme, qui sera présentée début 2023. La concertation avec les partenaires sociaux, démarrée en octobre et composée de trois cycles – emploi des seniors, justice sociale et équilibre financier -, doit s’achever à Noël, avant la présentation d’un projet de loi en janvier.
Il me semble que l’info qui sert de titre à l’article n’est pas nouvelle.
TANT MIEUX
voilà
Stop au nivellement par le bas
La prise en compte des primes des fonctionnaires est différente du privé. Il est bon de le rappeler.
Le traitement d’un fonctionnaire est fait d’une base indexée sur l’echelon et l’indice de la personne plus des primes de type Rifseep donc IFSE mensuelle ou/et CIA ponctuelle.
Une bonne partie n’est pas prise en compte et c’est un énorme problème pour les petits salaires des catégorie C par exemple qui ont une retraite très inférieure aux anciens revenus.
Catégorie C : agent d’application de la FP.
Un calcul basé sur le privé serait en fait plutôt favorable aux fonctionnaires….
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Si quelqu’un à l’article en entier, merci d’avance
Le figaro… les deux premières classes de fonctionnaires auxquelles ils pensent : policiers, personnel de l’administration pénitentiaire.
Retraites: les fonctionnaires épargnés par la future réforme
Renault, Marie-Cécile
ANALYSE – Le calcul des pensions sur les six derniers mois et les départs anticipés de certains agents sont maintenus.
«Je le confirme, il y aura une réforme des retraites à l’été 2023. Nous allons devoir progressivement travailler un peu plus longtemps» , a répété la première ministre, Élisabeth Borne, mardi à l’Assemblée. Le gouvernement, qui prévoit de présenter un projet de loi retraites en janvier, poursuit sa concertation avec les partenaires sociaux. Ce lundi soir, il leur a transmis le document qui sert de support de concertation au deuxième cycle, consacré à «l’équité» et à la «justice sociale» du système. Texte qui évite soigneusement d’aborder le sujet épineux de la fonction publique.
Le ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, Stanislas Guérini, a déjà dit que, grosso modo, les règles pour les fonctionnaires ne changeraient pas. Le mantra du quinquennat Macron I où «un euro cotisé devait rapporter les mêmes droits» a, semble-t-il, été définitivement oublié. D’autant que le vrai problème du déficit des retraites vient de la fonction publique, dont le régime est structurellement déficitaire, ont pointé les économistes et le patronat. Si l’employeur public cotisait comme un employeur privé, le déficit serait de 30 milliards d’euros.
Pour autant, il n’est pas prévu de modifier les règles de calcul des retraites des agents publics: leurs pensions resteront calculées sur les six derniers mois au lieu des 25 meilleures années dans le privé. «Ce serait une injustice terrible pour les agents publics de leur appliquer les règles du privé, vu la structure de leur rémunération et leur assiette de contribution. Les modalités de rémunération ne sont pas pensées de la même manière dans les deux secteurs, donc le calcul des pensions ne peut être identique », a justifié le ministre du Travail, Olivier Dussopt, lundi lors d’une rencontre avec l’association des journalistes de l’information sociale (Ajis). Les agents publics perçoivent un traitement indiciaire, auquel s’ajoutent plus ou moins de primes. En outre, leur rémunération connaît souvent une progression rapide en début de carrière, un long plateau, puis un regain en fin de carrière. «Pour envisager une application des règles du privé aux agents publics, il faut qu’il y ait d’abord une réforme de la structure de leurs rémunérations» , a martelé Olivier Dussopt, ministre délégué aux Comptes publics du précédent quinquennat. Un chantier que le gouvernement avait commencé à ouvrir, mais sans aller au bout.
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Gare aux compensations
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Malgré ces règles de calcul des retraites différentes, les taux de remplacement ont toutefois convergé ces dernières années entre public et privé (ils étaient respectivement de 72,1 % et de 73,8 % pour les personnes nées en 1946). À l’avenir, ils sont amenés à baisser pour tout le monde. Mais la convergence reste partielle, des écarts significatifs demeurant pour certaines catégories.
Le gouvernement ne prévoit pas non plus de revenir sur les départs anticipés dans la fonction publique. Certes, l’âge de départ des fonctionnaires a reculé ces dernières années. Il s’est nettement rapproché entre salariés du privé et fonctionnaires «sédentaires». En revanche, il reste beaucoup plus précoce – de quatre ans en moyenne – pour les agents des «catégories actives» (policiers, personnel de l’administration pénitentiaire, aides-soignantes, etc.). Une situation qui pose un problème d’équité dès lors qu’elle concerne des métiers présents dans le public et dans le privé, comme c’est par exemple le cas des aides-soignantes.
Mais au-delà du débat public-privé, les questions montent sur le poids des contreparties que le gouvernement serait prêt à accorder pour faire adopter sa réforme, tant sur la pénibilité, que les carrières longues, ou les retraites minimums à 85 % du SMIC… « Il ne faudrait pas que ces compensations viennent obérer les bénéfices d’un relèvement de l’âge de départ, s’alarme un expert du secteur . Sinon cette réforme ne sera qu’un coup d’épée dans l’eau. »
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Le Sénat vote le report de l’âge de départ à 64 ans
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Le Sénat, à majorité de droite, a voté mardi sa version du budget de la Sécu pour 2023, qui inclut sa propre réforme des retraites. Le Sénat entend ainsi «apporter des solutions là où le gouvernement hésite et peine à réformer le pays» , a indiqué le groupe LR. Constant sur ce dossier, le Sénat a voté un allongement de la durée de cotisation, et le report progressif de 62 à 64 ans de l’âge légal de départ, après une période de négociations, qui devrait prendre en compte pénibilité, carrières longues et emploi des seniors.
Si l’exécutif ne retient pas ce dispositif dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), le ministre des Comptes publics, Gabriel Attal, y a vu la possibilité de «trouver une majorité» pour faire adopter la réforme, qui sera présentée début 2023. La concertation avec les partenaires sociaux, démarrée en octobre et composée de trois cycles – emploi des seniors, justice sociale et équilibre financier -, doit s’achever à Noël, avant la présentation d’un projet de loi en janvier.
Il me semble que l’info qui sert de titre à l’article n’est pas nouvelle.
TANT MIEUX
voilà
Stop au nivellement par le bas
La prise en compte des primes des fonctionnaires est différente du privé. Il est bon de le rappeler.
Le traitement d’un fonctionnaire est fait d’une base indexée sur l’echelon et l’indice de la personne plus des primes de type Rifseep donc IFSE mensuelle ou/et CIA ponctuelle.
Ces primes ont un calcul particulier pour la retraite que vous pouvez retrouver ici : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F35124
Une bonne partie n’est pas prise en compte et c’est un énorme problème pour les petits salaires des catégorie C par exemple qui ont une retraite très inférieure aux anciens revenus.
Catégorie C : agent d’application de la FP.
Un calcul basé sur le privé serait en fait plutôt favorable aux fonctionnaires….
Pour l’instant…