Dirty Biology – Ma réponse à Mediapart.

5 comments
  1. Pas encore regardé, et je sais pas si j’ai envie de regarder. Il répond selon un format qu’il maîtrise, après des mois de préparation, sous la supervision de ses avocats, j’imagine qu’il n’y a pas quelqu’un en face pour lui poser des questions, du coup on n’aura que sa version des faits (là où l’article de Mediapart est censé présenter les faits objectivement).

  2. Interview[ de victimes et témoins de Médiapart](https://www.mediapart.fr/journal/france/050722/le-youtubeur-leo-grasset-est-vise-par-une-plainte-pour-harcelement-sexuel)

    [L’article](https://www.mediapart.fr/journal/france/230622/star-de-youtube-leo-grasset-est-mis-en-cause-par-plusieurs-femmes)

    # Star de YouTube, Léo Grasset est mis en cause par plusieurs femmes

    À la tête d’une chaîne spécialisée de vulgarisation scientifique, le trentenaire est mis en cause par plusieurs vidéastes. L’une d’entre elles l’accuse de viol. Sept autres affirment avoir subi des violences psychologiques, sexuelles, ou avoir constaté un comportement jugé problématique. Il « conteste totalement les accusations ». 

    J*e« Je suis tellement en colère, je suis tellement meurtrie. »* Ces mots, Lisa* a beaucoup hésité à les prononcer publiquement. À la tête d’une chaîne à succès sur YouTube, la jeune femme a soupesé longuement le fait de dénoncer des violences dans son milieu où la réputation fait et défait les carrières et où le cyberharcèlement peut être particulièrement dévastateur. 

    Ces dernières années, elle a traversé un *« enfer mental »*, selon les mots du journal intime qu’elle tient consciencieusement. Il y a deux ans, en mars 2020, elle a pensé tout arrêter. Dans une vidéo destinée à sa chaîne, finalement jamais diffusée, on la voit, en larmes, évoquer un *« différend avec un autre vidéaste, pas un différend professionnel*, *quelque chose d’important* […] *»*. *« J’aurais pas dû laisser les choses se faire* […]*. Ça a vraiment changé les choses et après ça, j’étais plus tout à fait pareille »*, dit-elle encore sur cet enregistrement. 

    Lors d’entretiens avec Mediapart, devant ses ami·es, dans des messages et des courriels, Lisa, âgée d’une vingtaine d’années, a affirmé avoir subi des violences sexuelles de la part d’une star de la vulgarisation scientifique sur YouTube, Léo Grasset. Au total, Mediapart a recueilli le récit de huit femmes le mettant en cause, à des degrés très divers, dans des relations intimes ou au travail. Aucune plainte n’a à ce jour été déposée. 

    Contacté par Mediapart, ce dernier n’a pas souhaité répondre à nos questions avant la publication de notre enquête. Il a finalement publié un communiqué jeudi 23 juin dans lequel il *« conteste totalement les accusations relayées à [son] encontre ». « J’ai toujours été attentif au respect du consentement de l’ensemble de mes partenaires »,* précise Léo Grasset *(lire notre Boîte noire et dans les Annexes).*

    À 32 ans, Léo Grasset est une figure de la vulgarisation scientifique sur YouTube : sa[ chaîne](https://www.youtube.com/channel/UCtqICqGbPSbTN09K1_7VZ3Q) « DirtyBiology », créée en 2014, compte plus de 1,3 million d’abonné·es avec des questions aussi diverses que « Comment créer une couleur ? », « Le cancer est-il un organisme vivant ? » , « Pourquoi le PQ est sous-optimal » ou le [plaisir féminin](https://www.youtube.com/watch?v=tvIoYOeXuI4). Il est cocréateur de la chaîne Vortex, lancée en 2019 et coproduite par Arte, et l’auteur de plusieurs ouvrages – une BD chez Delcourt, avec son frère Colas, *La Grande Aventure du sexe*, ou un [essai](https://www.seuil.com/ouvrage/le-coup-de-la-girafe-leo-grasset/9782021219272) au Seuil, *Le Coup de la girafe.* Son dernier ouvrage *Le Grand Bordel de l’évolution* est sorti en novembre chez Flammarion.  

    ## « Il est érigé en tant que Dieu »

    L’histoire de Lisa commence au milieu des années 2010. À l’époque, la vulgarisation sur YouTube est un petit milieu où les liens se tissent rapidement. Léo Grasset est *« charismatique »* et *« sympa »*, Lisa, qui a à peine 18 ans, *« s*’*entiche »* de lui. Ils se parlent souvent – à distance, sur Skype ou Messenger. Il vit à l’étranger. Ils flirtent. Quand ils auraient couché ensemble à l’été 2015, *« il est très gentil »*, se souvient-elle.

    Leur relation est vite chaotique. Léo Grasset aurait pris ses distances puis renoué. Elle suit. *« J’avais énormément d’admiration et de respect pour lui et, dans notre milieu, il est érigé en tant que Dieu »*, selon Lisa. 

    Ils se voient de temps en temps, auraient parfois des relations sexuelles. Puis il disparaît de nouveau, sans qu’elle ne sache où, ni avec qui. Parfois, dans des forums de vidéastes, il se moque d’elle, mais, en privé, revient vers elle. *« Le truc qui est devenu excessivement malsain, c’est que j’étais retombée dans l’engrenage de l’admiration, de l’emprise »*, raconte la jeune femme. Ces sentiments contrastés lui auraient provoqué *« une espèce de yoyo mental »*.

    Fin juillet 2016, ils doivent se retrouver à Paris. Le soir du rendez-vous, comme en attestent les messages qu’ils échangent ce soir-là, il traîne avec des amis. Elle est dépitée. Finalement, *« vers 1 h 30 »*, le jeune homme la rejoint. Il est fortement alcoolisé, d’après plusieurs témoins. 

    Elle est *« en colère »* et elle ne veut plus faire l’amour, affirme-t-elle lors d’un entretien à Mediapart. *« Je lui dis plusieurs fois que je n’ai pas envie. »* Après des caresses, elle aurait essayé *« de se décaler »*. Un geste qui aurait provoqué une *« espèce de switch dans son regard »*.  

    La jeune femme décrit ensuite une scène violente. Léo Grasset l’aurait *« maintenue avec ses mains autour de son cou »*, et l’aurait *« pénétrée avec des coups très forts »*. *« J’ai eu excessivement peur »*, raconte Lisa, en larmes durant tout le récit qu’elle fait à Mediapart. 

    *« J’ai voulu crier et il n’y avait aucun son qui sortait de ma bouche »*, dit-elle encore avant de parler d’un *« trou noir »* et de s’être sentie en *« état de choc »*. *« J’avais vraiment une espèce de dissonance cognitive maximum où je me disais “c’est la personne que j’aime et il vient de se passer ça” »*, dit encore Lisa. Il serait ensuite parti au petit matin. 

    La vidéaste se serait alors frotté le corps sous la douche avec une éponge abrasive. *« J’ai dû me laver en tout une vingtaine de fois d’affilée. »* Depuis, Lisa ressent de *« la honte »* – le mot revient sans cesse. Elle a régulièrement des *« crises d’angoisse »*, sa vie amoureuse et sexuelle en a été perturbée.

    Sa mère a recueilli ses confidences dès l’été 2016, même si le mot « viol » n’est pas prononcé. *« Pour moi, à l’époque, un viol, c’est se faire agresser dans la rue par un inconnu. Mais j’ai réalisé tout de suite la gravité de ce que ma fille a décrit »*, explique-t-elle, émue, à Mediapart. Elle constate *« la descente de* [sa] *fille »*. *« Dans les semaines et les mois qui ont suivi, elle avait un dégoût de tout. Elle a pris des médicaments, vu des psys »*, rapporte-t-elle. 

    Deux ami·es proches de Lisa ont aussi confirmé à Mediapart avoir reçu les confidences de la vidéaste. Dès 2016 pour Paul : *« C’était avant #MeToo, elle n’a pas mis les mots tout de suite. »* Mais il a vu la nette dégradation de son état de santé, des *« moments de grosse déprime »*, une perte de confiance en soi, une *« crise de panique »* un soir de fête chez elle… 

    Une comédienne, proche de Lisa, raconte avoir passé une soirée avec Léo Grasset, au Québec, à l’automne 2017. Le sujet de conversation aurait porté sur le « *stalking* », cette[ forme de harcèlement](https://www.leparisien.fr/societe/le-stalking-un-harcelement-trop-mal-connu-11-10-2010-1104329.php?ts=1654185075016) dont les femmes sont les premières victimes. Léo aurait alors accusé Lisa : *« J’en connais une bonne, moi, de stalkeuse, ta pote* […]*. »* Il aurait ajouté : *« Et moi je lui ai bien défoncé les muqueuses. »* Questionné sur ce point, le youtubeur n’a pas répondu. 

  3. Malheureusement on est dans un cas en dehors du système juridique.

    S’il y avait plaintes de toutes les victimes et une condamnation, il pourrait se racheter aux yeux de la loi en purgeant une peine par exemple.

    Dans le cas présent, on a deux versions d’une histoire, sauf que socialement, et même professionnellement, ce type est mort.

    Ses émissions seront annulées, il ne sera plus invité nul part, donc on est encore dans le cas de meetoo ou sa version française de personnes accusées à tord, et dont leurs seuls recours sont ce genre de vidéo.

  4. > Le plus important c’est les faits.

    […]

    > Sur conseil de mes avocats j’ai décidé de ne pas donner ma version des faits.

    Ok

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