Les ONG accusées d’aider les passeurs de migrants en Méditerranée : qu’en est-il vraiment ?

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    >> Le rapport analyse 12 opérations de sauvetage s’étant déroulées entre mars et octobre 2017. On y trouve des centaines de messages, des écoutes téléphoniques, des vidéos retrouvées dans des ordinateurs et des téléphones saisis lors de perquisitions ainsi que le travail d’un officier de police infiltré parmi les équipes de Save the Children. En particulier, une vidéo datée du 26 juin 2017 montre trois membres de la milice libyenne Anas al-Dabbashi (sanctionnée par l’ONU pour trafic d’êtres humains) venus échanger avec les membres du VOS Hestia et leur annoncer l’arrivée imminente d’un bateau avec à son bord environ 500 migrants. Un passeur, que l’on voit préalablement violenter avec sa ceinture les migrants lors du sauvetage, monte ensuite à bord du navire de l’ONG, avant de disparaître trois jours plus tard à son arrivée dans le port italien de Reggio de Calabre. Les trois ONG [ Note: VOS Prudence de Médecins sans frontières (MSF), le VOS Hestia de Save the Children, une ONG britannique, et le Iuventa de Jugend Rettet, une association allemande ] sont également soupçonnées d’avoir agi de concert et auraient ainsi « contourné le système de secours mis en place par les autorités italiennes ». Les enquêteurs se fondent également sur les données d’un groupe WhatsApp de 69 personnes nommé « Humanitarian SAR », au sein duquel certains messages contiendraient les coordonnées GPS de rendez-vous avec les embarcations des passeurs. Depuis ces révélations, les ONG n’ont cessé de dénoncer une volonté de criminaliser les opérations de secours en mer. Une première audience s’est tenue à Trapani le 21 mai, mais, depuis, la procédure a connu de nombreux ralentissements. Le 29 octobre, les juges ont décidé de reporter une nouvelle fois le procès au 3 décembre. En cause : « Des questions relatives à la traduction des interrogatoires » relate le quotidien italien Il Giornale.

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