> **Depuis la rentrée, l’extrême droite responsable d’au moins 30 agressions**
>
> «Libération» a recensé une trentaine de faits de dégradations et violences commis par des groupuscules extrémistes depuis septembre. Une nébuleuse de mouvements locaux a pris la place des anciens groupes nationaux dissous par l’Etat.
>
> par Maxime Macé et Pierre Plottu
> publié le 20 novembre 2022 à 12h30
>
> Ils sont LGBT + «immigrés», étudiants, militants syndicaux ou antiracistes et, selon leurs agresseurs, c’est assez pour les considérer comme des ennemis ou des «collabos». Donc pour en faire des cibles. Alors que pendant la campagne présidentielle la violence des groupuscules d’extrême droite avait été relatée dans les médias, le soufflé semblait être retombé depuis l’été. Erreur : rien que depuis la rentrée, Libé a pu dénombrer une trentaine d’agressions ou de dégradations commises par la mouvance un peu partout en France. Presque un acte tous les deux jours, dont une bonne part a même été revendiquée sur les réseaux sociaux. Et c’est sans compter les intimidations et autres actions coup de poing que multiplient ces radicaux.
>
> Précisément, ce sont 8 faits de dégradations (dont 4 revendiqués) et 16 faits de violences (dont 12 revendiqués), perpétrés un peu partout sur le territoire, que nous avons pu dénombrer depuis la mi-septembre. C’est ce jeune agressé pour un tee-shirt à l’effigie du Che, à Auxerre fin septembre. L’agresseur s’en est vanté sur les canaux d’extrême droite, photo à l’appui : «Quelques droites plus tard, le tee-shirt change de propriétaire.» Deux jours plus tard, un lycéen est tabassé pour avoir décollé un autocollant néofasciste à Lyon et découvrira plus tard des tags néonazis sur son immeuble, comme pour le mettre en garde. C’est aussi cette «expédition punitive», encore à Lyon, lorsqu’une bande a attaqué [des antifascistes](https://www.liberation.fr/politique/paris-des-militants-dextreme-droite-agressent-un-leader-antifasciste-20210909_BIOZKMTONBCWRONBJT5RD2VA4M/) et revendiqué d’en avoir laissé «la tête éclatée sur le goudron» début octobre. Ou, [toujours à Lyon](https://www.liberation.fr/checknews/les-groupuscules-dextreme-droite-beneficient-ils-dune-impunite-a-lyon-20210711_FTYPAPGQMBBFHOCSQABTPD2YDE/) , moins de quinze jours plus tard, ce jeune homme attaqué par des radicaux qui chassaient dans le centre-ville. Il s’en est tiré avec des dents cassées. Ce couple enfin, agressé dans le métro à Paris pour un simple maillot du Ménilmontant FC, un club de foot antifasciste.
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> **«Epuration des immigrés et des gauchistes»**
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> «La violence, pour l’extrême droite, c’est l’idéologie en action, explique à Libération le chercheur spécialiste de l’extrême droite Nicolas Lebourg. Quand ils agressent un militant de gauche ou une personne immigrée, ils pensent émettre un discours politique. C’est la façon la plus directe d’affirmer leur adhésion à la pensée d’extrême droite. Celle-ci se définit notamment par la volonté de régénérer le corps social, ce qui passe par l’épuration des éléments exogènes, les “immigrés”, ou faisant obstacle à cette volonté, les “gauchistes”.»
>
> Loin de se cantonner à ce que d’aucuns, notamment à droite, pourraient considérer comme une guéguerre entre radicaux, renvoyant dos à dos militants racistes et antiracistes, les violences d’extrême droite sont aussi dirigées vers les partis et syndicats de gauche ainsi que leurs militants et sympathisants. Il y a ces quidams attaqués parce que considérés comme LGBT +. [Comme à Angers, mi-octobre](https://www.liberation.fr/societe/police-justice/a-angers-lextreme-droite-reactive-ses-reseaux-un-an-apres-la-dissolution-de-lalvarium-20221012_6G5B3HQGDZDBPJ7IHKGSG5IMBQ/) , un des rares cas parmi ceux que nous avons recensés [qui donnera lieu à des poursuites](https://www.ouest-france.fr/faits-divers/violences/a-angers-un-militant-de-l-action-francaise-sera-juge-pour-une-agression-a-caractere-homophobe-2e814dae-4e2b-11ed-9f42-5034af1f4e7f) ; à Clermont-Ferrand et à Rennes, lors de tractages de l’Unef ou d’autres syndicats étudiants ; à Caen, toujours mi-octobre, quand les locaux de mouvements estudiantins sont saccagés, une croix gammée taguée sur la porte.
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> Des manifestants EE-LV ou LFI ont aussi été attaqués à La Rochelle début septembre. Des militants d’extrême droite, réunis sous l’étiquette Division Martel, ont posé devant le siège de La France insoumise et posté la photo sur leurs réseaux sociaux le 10 septembre. Une façon de prétendre occuper le terrain et toujours de désigner l’ennemi. A Chambéry, le local PCF a été tagué de croix gammées et d’inscriptions antisémites et des impacts de plomb ont été retrouvés dans une vitre ainsi que sur la façade. A Lyon, encore, un piquet de grève d’agents de service de la gare SNCF a été pris pour cible par un groupe de radicaux. Le syndicat CNT, visé, assure que le caractère raciste de cette attaque est évident : «La quasi-totalité des agents sont d’origine étrangère», relate [le site d’actualité Rue89 Lyon](https://www.rue89lyon.fr/2022/10/20/extreme-droite-deux-attaques-le-week-end-dernier-a-lyon/) .
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> **Mysticisme nazi**
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> Dans ce dernier cas, une photo de revendication a été postée sur les canaux de propagande de la mouvance. On y voit des hommes cagoulés exposer leurs trophées (des drapeaux CNT et une banderole syndicale). L’un d’eux dissimule son visage derrière un cache-cou à croix celtique (un symbole néofasciste), celui d’un autre arbore un soleil noir, symbole du mysticisme nazi. Il porte également un tee-shirt «Clermont-Ferrand nationaliste», preuve des liens entre les différents groupuscules de la mouvance et de la mobilité des militants, dont les effectifs sont évalués par les services de renseignement entre 1 500 et 2 000 individus, niveau stable depuis plusieurs décennies.
>
> Auparavant articulée autour d’une poignée de mouvements nationaux comme [Génération identitaire](https://www.liberation.fr/politique/cette-fois-le-groupuscule-generation-identitaire-nexiste-plus-20210303_YQS7IQDYUJHTXDV3TKVPMUSH6I/) ou le Bastion social, tous dissous, l’extrême droite radicale se décline désormais dans une centaine de groupuscules différents éparpillés un peu partout sur le territoire, [selon un décompte publié par Libé début septembre](https://www.liberation.fr/politique/a-lextreme-droite-les-groupuscules-saccumulent-20220905_IX2QA5RFKRECZL34BDBYUXCWA4/?redirected=1) . Mais ils ne forment en réalité qu’une seule et même mouvance, certes ramifiée mais rassemblée autour de ses plus petits dénominateurs communs : la haine de l’autre, des «gauchistes» et l’apologie de la violence.
Ben voyons
Non mais le danger c’est les éco-nazi-terroristes d’extrême ultra gauche qui ont agressé… qui ont… qui… bref c’est eux qui menacent la France.
La liste des victimes est impressionnante, je suis sûr et certain qu’ils attaquent par derrière aussi?
Ils agressent, postent sur les réseaux sociaux les preuves de leurs méfaits et ensuite rien?
À quand le classement du Figaro sur les villes où on risque de se faire zigouiller par l’ED ? Ah, ils l’ont déjà fait avec le classement des villes où il y fait bon d’y vivre.
En parlant des terroristes fachos d’extreme droite…
Vite regardez…. Un arabe avec un couteau…
Ah ? Pourtant tout le monde dit que c’est la gauche le danger en France !
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> **Depuis la rentrée, l’extrême droite responsable d’au moins 30 agressions**
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> «Libération» a recensé une trentaine de faits de dégradations et violences commis par des groupuscules extrémistes depuis septembre. Une nébuleuse de mouvements locaux a pris la place des anciens groupes nationaux dissous par l’Etat.
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> par Maxime Macé et Pierre Plottu
> publié le 20 novembre 2022 à 12h30
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> Ils sont LGBT + «immigrés», étudiants, militants syndicaux ou antiracistes et, selon leurs agresseurs, c’est assez pour les considérer comme des ennemis ou des «collabos». Donc pour en faire des cibles. Alors que pendant la campagne présidentielle la violence des groupuscules d’extrême droite avait été relatée dans les médias, le soufflé semblait être retombé depuis l’été. Erreur : rien que depuis la rentrée, Libé a pu dénombrer une trentaine d’agressions ou de dégradations commises par la mouvance un peu partout en France. Presque un acte tous les deux jours, dont une bonne part a même été revendiquée sur les réseaux sociaux. Et c’est sans compter les intimidations et autres actions coup de poing que multiplient ces radicaux.
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> Précisément, ce sont 8 faits de dégradations (dont 4 revendiqués) et 16 faits de violences (dont 12 revendiqués), perpétrés un peu partout sur le territoire, que nous avons pu dénombrer depuis la mi-septembre. C’est ce jeune agressé pour un tee-shirt à l’effigie du Che, à Auxerre fin septembre. L’agresseur s’en est vanté sur les canaux d’extrême droite, photo à l’appui : «Quelques droites plus tard, le tee-shirt change de propriétaire.» Deux jours plus tard, un lycéen est tabassé pour avoir décollé un autocollant néofasciste à Lyon et découvrira plus tard des tags néonazis sur son immeuble, comme pour le mettre en garde. C’est aussi cette «expédition punitive», encore à Lyon, lorsqu’une bande a attaqué [des antifascistes](https://www.liberation.fr/politique/paris-des-militants-dextreme-droite-agressent-un-leader-antifasciste-20210909_BIOZKMTONBCWRONBJT5RD2VA4M/) et revendiqué d’en avoir laissé «la tête éclatée sur le goudron» début octobre. Ou, [toujours à Lyon](https://www.liberation.fr/checknews/les-groupuscules-dextreme-droite-beneficient-ils-dune-impunite-a-lyon-20210711_FTYPAPGQMBBFHOCSQABTPD2YDE/) , moins de quinze jours plus tard, ce jeune homme attaqué par des radicaux qui chassaient dans le centre-ville. Il s’en est tiré avec des dents cassées. Ce couple enfin, agressé dans le métro à Paris pour un simple maillot du Ménilmontant FC, un club de foot antifasciste.
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> **«Epuration des immigrés et des gauchistes»**
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> «La violence, pour l’extrême droite, c’est l’idéologie en action, explique à Libération le chercheur spécialiste de l’extrême droite Nicolas Lebourg. Quand ils agressent un militant de gauche ou une personne immigrée, ils pensent émettre un discours politique. C’est la façon la plus directe d’affirmer leur adhésion à la pensée d’extrême droite. Celle-ci se définit notamment par la volonté de régénérer le corps social, ce qui passe par l’épuration des éléments exogènes, les “immigrés”, ou faisant obstacle à cette volonté, les “gauchistes”.»
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> Loin de se cantonner à ce que d’aucuns, notamment à droite, pourraient considérer comme une guéguerre entre radicaux, renvoyant dos à dos militants racistes et antiracistes, les violences d’extrême droite sont aussi dirigées vers les partis et syndicats de gauche ainsi que leurs militants et sympathisants. Il y a ces quidams attaqués parce que considérés comme LGBT +. [Comme à Angers, mi-octobre](https://www.liberation.fr/societe/police-justice/a-angers-lextreme-droite-reactive-ses-reseaux-un-an-apres-la-dissolution-de-lalvarium-20221012_6G5B3HQGDZDBPJ7IHKGSG5IMBQ/) , un des rares cas parmi ceux que nous avons recensés [qui donnera lieu à des poursuites](https://www.ouest-france.fr/faits-divers/violences/a-angers-un-militant-de-l-action-francaise-sera-juge-pour-une-agression-a-caractere-homophobe-2e814dae-4e2b-11ed-9f42-5034af1f4e7f) ; à Clermont-Ferrand et à Rennes, lors de tractages de l’Unef ou d’autres syndicats étudiants ; à Caen, toujours mi-octobre, quand les locaux de mouvements estudiantins sont saccagés, une croix gammée taguée sur la porte.
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> Des manifestants EE-LV ou LFI ont aussi été attaqués à La Rochelle début septembre. Des militants d’extrême droite, réunis sous l’étiquette Division Martel, ont posé devant le siège de La France insoumise et posté la photo sur leurs réseaux sociaux le 10 septembre. Une façon de prétendre occuper le terrain et toujours de désigner l’ennemi. A Chambéry, le local PCF a été tagué de croix gammées et d’inscriptions antisémites et des impacts de plomb ont été retrouvés dans une vitre ainsi que sur la façade. A Lyon, encore, un piquet de grève d’agents de service de la gare SNCF a été pris pour cible par un groupe de radicaux. Le syndicat CNT, visé, assure que le caractère raciste de cette attaque est évident : «La quasi-totalité des agents sont d’origine étrangère», relate [le site d’actualité Rue89 Lyon](https://www.rue89lyon.fr/2022/10/20/extreme-droite-deux-attaques-le-week-end-dernier-a-lyon/) .
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> **Mysticisme nazi**
>
> Dans ce dernier cas, une photo de revendication a été postée sur les canaux de propagande de la mouvance. On y voit des hommes cagoulés exposer leurs trophées (des drapeaux CNT et une banderole syndicale). L’un d’eux dissimule son visage derrière un cache-cou à croix celtique (un symbole néofasciste), celui d’un autre arbore un soleil noir, symbole du mysticisme nazi. Il porte également un tee-shirt «Clermont-Ferrand nationaliste», preuve des liens entre les différents groupuscules de la mouvance et de la mobilité des militants, dont les effectifs sont évalués par les services de renseignement entre 1 500 et 2 000 individus, niveau stable depuis plusieurs décennies.
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> Auparavant articulée autour d’une poignée de mouvements nationaux comme [Génération identitaire](https://www.liberation.fr/politique/cette-fois-le-groupuscule-generation-identitaire-nexiste-plus-20210303_YQS7IQDYUJHTXDV3TKVPMUSH6I/) ou le Bastion social, tous dissous, l’extrême droite radicale se décline désormais dans une centaine de groupuscules différents éparpillés un peu partout sur le territoire, [selon un décompte publié par Libé début septembre](https://www.liberation.fr/politique/a-lextreme-droite-les-groupuscules-saccumulent-20220905_IX2QA5RFKRECZL34BDBYUXCWA4/?redirected=1) . Mais ils ne forment en réalité qu’une seule et même mouvance, certes ramifiée mais rassemblée autour de ses plus petits dénominateurs communs : la haine de l’autre, des «gauchistes» et l’apologie de la violence.
Ben voyons
Non mais le danger c’est les éco-nazi-terroristes d’extrême ultra gauche qui ont agressé… qui ont… qui… bref c’est eux qui menacent la France.
La liste des victimes est impressionnante, je suis sûr et certain qu’ils attaquent par derrière aussi?
Ils agressent, postent sur les réseaux sociaux les preuves de leurs méfaits et ensuite rien?
À quand le classement du Figaro sur les villes où on risque de se faire zigouiller par l’ED ? Ah, ils l’ont déjà fait avec le classement des villes où il y fait bon d’y vivre.
En parlant des terroristes fachos d’extreme droite…
Vite regardez…. Un arabe avec un couteau…
Ah ? Pourtant tout le monde dit que c’est la gauche le danger en France !
Pas très malin ce genre de stats