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>Le Congrès des maires se tient cette semaine, sur fond de fortes tensions sur les finances locales. La fiscalité locale va être au cœur de cette réunion où se rendra Emmanuel Macron mercredi.
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>Les budgets communaux, déjà affectés par la crise sanitaire, sont en effet menacés par l’explosion des coûts de l’énergie. Or, avec la fin de la taxe d’habitation et bientôt celle de la Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises ou CVAE, censée disparaître en deux ans, les maires n’ont plus qu’un seul impôt local sur lequel agir : la taxe foncière, payée par les propriétaires de biens immobiliers. Les élus locaux estiment avoir été piégés par le président de la République et se rebiffent.
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>La fronde peut-elle remettre en cause la politique fiscale du gouvernement ?
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>Les sénateurs LR viennent de montrer la colère des élus en rétablissant la CVAE lors du vote du budget 2023, estimant que les garanties de compensation financière ne sont pas suffisantes. Un déchirement car sur le fond, la droite est d’accord avec le patronat pour réduire les impôts sur la production. Mais avec leur casquette d’élus locaux, ils voient bien que les communes vont avoir le plus grand mal à voter des budgets en équilibre.
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>Certes, Elisabeth Borne a prévu un bouclier énergétique de 2,5 milliards pour aider les collectivités territoriales et a accepté de revaloriser la dotation globale de fonctionnement. Mais rien n’y fait, la défiance l’emporte face à Bercy qui de longue date rêve de mettre les dépenses locales sous coupe réglée.
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>C’est un peu l’histoire d’un meurtre parfait, celui des « trois vieilles », comme on appelait autrefois les impôts locaux, la Taxe d’habitation, la Taxe professionnelle et les Taxes foncières. Leur principal avantage était de maintenir un lien direct entre les contribuables et la commune qui votait les taux. La dissolution progressive de ce lien est politiquement dangereuse, et à double tranchant pour le gouvernement.
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>La spectaculaire hausse de la taxe foncière à Paris serait donc un signal politique adressé par Anne Hidalgo
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>Oui c’est clairement un geste politique non seulement par le niveau de la hausse : +52% sur le taux qui passe de 13,5 à 20,5% ; ce sera même 60% de plus en 2023 en tenant compte de l’inflation. Mais surtout parce que la tentation est forte chez de nombreux maires de faire comme Hidalgo à mi-mandat des Municipales de 2026. Au risque de mettre à mal le discours du gouvernement sur la stabilité fiscale et de faire revenir en boomerang la responsabilité de ces hausses d’impôts fonciers vers Emmanuel Macron. Un peu l’histoire de l’arroseur arrosé…
Évidemment que c’est la responsabilité d’E. Macron. Il gère les finances publiques au doigt mouillé et de façon démagogique.
Lors des élections, les gens sont contents d’entendre quelqu’un promettre des baisses d’impots; la personne est élue et baisse les impots sans en expliquer les conséquences; quelques années après, on se rend compte que les caisses des communes sont vides et qu’elles ne peuvent plus payer l’éclairage public ou l’entretien des écoles ou les projets de transition écologique. Le citoyen a obtenu ce qu’il voulait, il faut en assumer tous ses aspects, bons et mauvais.
Macron il est trop bien il a baissé mes impôts je l’aime trop cœur cœur.
Moi aussi je peux être généreux avec l’argent des autres, hein.
Ça fait partie d’un mouvement global d’étatisation de tout, les retraites, la sécu, et c’est aussi un démantèlement très grave de la démocratie, ne vous y trompez pas, par la réduction du pouvoir de décision des élus locaux au profit des communautés d’agglo (auxquelles personne ne comprend rien et qui cumulent de plus en plus de pouvoir), après la démolition du pouvoir de négociation et de décision des corps intermédiaires.
Comment ça peut lui revenir en boomerang exactement ? Ses sbires ne tiennent pas beaucoup de mairies, et à part si LR décide de voter des motions de censure il ne va rien se passer pour lui. On oubliera rapidement que c’est le report de la suppression de la TH (entre autres) qui est à l’origine de la hausse de la TF. Et ce sera alors l’occasion de taper sur ces maires dépensiers, pas comme nos candidats Renaissance qui promettent d’être très sérieux avec l’argent du contribuable…
> les maires n’ont plus qu’un seul impôt local sur lequel agir : la taxe foncière, payée par les propriétaires de biens immobiliers.
Noooooon, pas l’électorat ! C’est vraiment terrible ce qu’il se passe dans ce pays.
6 comments
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>Le Congrès des maires se tient cette semaine, sur fond de fortes tensions sur les finances locales. La fiscalité locale va être au cœur de cette réunion où se rendra Emmanuel Macron mercredi.
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>Les budgets communaux, déjà affectés par la crise sanitaire, sont en effet menacés par l’explosion des coûts de l’énergie. Or, avec la fin de la taxe d’habitation et bientôt celle de la Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises ou CVAE, censée disparaître en deux ans, les maires n’ont plus qu’un seul impôt local sur lequel agir : la taxe foncière, payée par les propriétaires de biens immobiliers. Les élus locaux estiment avoir été piégés par le président de la République et se rebiffent.
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>La fronde peut-elle remettre en cause la politique fiscale du gouvernement ?
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>Les sénateurs LR viennent de montrer la colère des élus en rétablissant la CVAE lors du vote du budget 2023, estimant que les garanties de compensation financière ne sont pas suffisantes. Un déchirement car sur le fond, la droite est d’accord avec le patronat pour réduire les impôts sur la production. Mais avec leur casquette d’élus locaux, ils voient bien que les communes vont avoir le plus grand mal à voter des budgets en équilibre.
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>Certes, Elisabeth Borne a prévu un bouclier énergétique de 2,5 milliards pour aider les collectivités territoriales et a accepté de revaloriser la dotation globale de fonctionnement. Mais rien n’y fait, la défiance l’emporte face à Bercy qui de longue date rêve de mettre les dépenses locales sous coupe réglée.
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>C’est un peu l’histoire d’un meurtre parfait, celui des « trois vieilles », comme on appelait autrefois les impôts locaux, la Taxe d’habitation, la Taxe professionnelle et les Taxes foncières. Leur principal avantage était de maintenir un lien direct entre les contribuables et la commune qui votait les taux. La dissolution progressive de ce lien est politiquement dangereuse, et à double tranchant pour le gouvernement.
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>La spectaculaire hausse de la taxe foncière à Paris serait donc un signal politique adressé par Anne Hidalgo
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>Oui c’est clairement un geste politique non seulement par le niveau de la hausse : +52% sur le taux qui passe de 13,5 à 20,5% ; ce sera même 60% de plus en 2023 en tenant compte de l’inflation. Mais surtout parce que la tentation est forte chez de nombreux maires de faire comme Hidalgo à mi-mandat des Municipales de 2026. Au risque de mettre à mal le discours du gouvernement sur la stabilité fiscale et de faire revenir en boomerang la responsabilité de ces hausses d’impôts fonciers vers Emmanuel Macron. Un peu l’histoire de l’arroseur arrosé…
Évidemment que c’est la responsabilité d’E. Macron. Il gère les finances publiques au doigt mouillé et de façon démagogique.
Lors des élections, les gens sont contents d’entendre quelqu’un promettre des baisses d’impots; la personne est élue et baisse les impots sans en expliquer les conséquences; quelques années après, on se rend compte que les caisses des communes sont vides et qu’elles ne peuvent plus payer l’éclairage public ou l’entretien des écoles ou les projets de transition écologique. Le citoyen a obtenu ce qu’il voulait, il faut en assumer tous ses aspects, bons et mauvais.
Macron il est trop bien il a baissé mes impôts je l’aime trop cœur cœur.
Moi aussi je peux être généreux avec l’argent des autres, hein.
Ça fait partie d’un mouvement global d’étatisation de tout, les retraites, la sécu, et c’est aussi un démantèlement très grave de la démocratie, ne vous y trompez pas, par la réduction du pouvoir de décision des élus locaux au profit des communautés d’agglo (auxquelles personne ne comprend rien et qui cumulent de plus en plus de pouvoir), après la démolition du pouvoir de négociation et de décision des corps intermédiaires.
Comment ça peut lui revenir en boomerang exactement ? Ses sbires ne tiennent pas beaucoup de mairies, et à part si LR décide de voter des motions de censure il ne va rien se passer pour lui. On oubliera rapidement que c’est le report de la suppression de la TH (entre autres) qui est à l’origine de la hausse de la TF. Et ce sera alors l’occasion de taper sur ces maires dépensiers, pas comme nos candidats Renaissance qui promettent d’être très sérieux avec l’argent du contribuable…
> les maires n’ont plus qu’un seul impôt local sur lequel agir : la taxe foncière, payée par les propriétaires de biens immobiliers.
Noooooon, pas l’électorat ! C’est vraiment terrible ce qu’il se passe dans ce pays.