Il faut que j’emploie plus souvent le mot “adjurer”. C’est la classe.
Sinon, je me demande si la diffusion de ce genre de messages ont été suivi d’effets. Aujourd’hui, l’équivalent serait un tweet ou autre message sur les réseaux, et j’ai bien souvent l’impression que c’est peine perdue. Est-ce que c’était très différent à l’époque ?
> Ces modalités de réintégration de l’Alsace et de la Lorraine au territoire français évoquent encore des sujets sensibles comme la hiérarchisation des citoyens selon leur degré de germanisation et de francophilie, catégorisés lors de la Commission des triages visant à ranger en quatre classes distinctes les Alsaciens et les Lorrains de l’ancien Reichsland. Selon leur classement (A, B, C ou D), les citoyens pouvaient avoir accès à des droits civiques différents. Cette classification s’est faite selon des critères d’ascendance ethnique et culturelle humiliants pour ces populations victimes de « l’antibochisme » français. Ce « nettoyage ethnique » avait pour but d’écarter le plus possible de germanophiles. Dans son ouvrage publié en 2016 et intitulé Une épuration ethnique à la française, l’Alsacien Bernard Wittmann retrace les bases du processus de réintégration de la nationalité française des « indésirables » de 1918 à 1922 et dénonce les politiques de francisation despotiques et jacobines de la République.
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Il faut que j’emploie plus souvent le mot “adjurer”. C’est la classe.
Sinon, je me demande si la diffusion de ce genre de messages ont été suivi d’effets. Aujourd’hui, l’équivalent serait un tweet ou autre message sur les réseaux, et j’ai bien souvent l’impression que c’est peine perdue. Est-ce que c’était très différent à l’époque ?
> Ces modalités de réintégration de l’Alsace et de la Lorraine au territoire français évoquent encore des sujets sensibles comme la hiérarchisation des citoyens selon leur degré de germanisation et de francophilie, catégorisés lors de la Commission des triages visant à ranger en quatre classes distinctes les Alsaciens et les Lorrains de l’ancien Reichsland. Selon leur classement (A, B, C ou D), les citoyens pouvaient avoir accès à des droits civiques différents. Cette classification s’est faite selon des critères d’ascendance ethnique et culturelle humiliants pour ces populations victimes de « l’antibochisme » français. Ce « nettoyage ethnique » avait pour but d’écarter le plus possible de germanophiles. Dans son ouvrage publié en 2016 et intitulé Une épuration ethnique à la française, l’Alsacien Bernard Wittmann retrace les bases du processus de réintégration de la nationalité française des « indésirables » de 1918 à 1922 et dénonce les politiques de francisation despotiques et jacobines de la République.
[Source](https://www.blelorraine.fr/2020/12/alsace-lorraine-apres-la-grande-guerre-reintegration-ou-annexion/)
Le commissaire de la République peut dire ce qu’il veut, il y avait des gens considérés comme “boche” par l’État malgré leurs papiers français !
C’est bien écrit.
Marrant, les “français de l’intérieur” ça se dit encore par ici