Article qui ne réinvente pas l’eau chaude mais qui est plutôt pas mal. C’est la première fois que j’entends parler de Sophie Dubuisson-Quellier qui est au haut conseil pour le climat.
>La recommandation actuelle de limiter la température à son domicile à 19 °C peut ainsi sembler pesante pour les 20 millions de personnes qui vivent dans la précarité énergétique et n’atteignent pas ces 19 °C l’hiver.
Yep, et comme d’habitude, dès que les températures ont chuté, suis tombé malade, parce que logement mal isolé.
Je crois que peu de gens se rendent compte à quel point tout ça est en train de radicaliser les classes populaires. Les discours moralisateurs ne passent plus du tout.
Et en même temps, tout ça est logique. Les privilégiés n’ont aucun intérêt à revoir le fonctionnement de l’économie et de la société. Et tout intérêt à transformer la crise climatique en punition morale.
>Réfléchir au niveau collectif ne signifie pas forcément édicter une règle unique pour tous : on pourrait ainsi considérer que de jeunes chercheurs en début de carrière ont davantage besoin de voyager pour rencontrer leurs pairs.
Quand j’étais en doctorat, mes camarades ingénieurs pouvaient avoir du pognon pour partir jusqu’à Japon faire des communications. Moi, avec ma thèse non financée, dans une discipline désargentée par la fusion de labos, j’ai galéré pendant 3 ans pour chopper des heures par-ci par-là, constamment oublié de tous, avant que mon directeur de thèse fasse un burnout au moment de la COVID. Lors de la réunion de suivi de thèse, on m’a juste invité à tout laisser tomber parce que ça prenait trop de temps et que je me plaignais trop.
Tout ça pour dire que c’est la même chose dans la recherche. On y retrouve la même pyramide sociale, avec les pauvres en bas qui triment encore plus que les autres et auxquels on fait des leçons de morale, et les riches en haut, qui ont suffisamment accès à tout pour se priver de petits trucs… mais qui s’autorisent à traverser le monde en avion aux frais du labo.
>La société ne bougera que si nous sommes sur une trajectoire collective
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Article qui ne réinvente pas l’eau chaude mais qui est plutôt pas mal. C’est la première fois que j’entends parler de Sophie Dubuisson-Quellier qui est au haut conseil pour le climat.
>La recommandation actuelle de limiter la température à son domicile à 19 °C peut ainsi sembler pesante pour les 20 millions de personnes qui vivent dans la précarité énergétique et n’atteignent pas ces 19 °C l’hiver.
Yep, et comme d’habitude, dès que les températures ont chuté, suis tombé malade, parce que logement mal isolé.
Je crois que peu de gens se rendent compte à quel point tout ça est en train de radicaliser les classes populaires. Les discours moralisateurs ne passent plus du tout.
Et en même temps, tout ça est logique. Les privilégiés n’ont aucun intérêt à revoir le fonctionnement de l’économie et de la société. Et tout intérêt à transformer la crise climatique en punition morale.
>Réfléchir au niveau collectif ne signifie pas forcément édicter une règle unique pour tous : on pourrait ainsi considérer que de jeunes chercheurs en début de carrière ont davantage besoin de voyager pour rencontrer leurs pairs.
Quand j’étais en doctorat, mes camarades ingénieurs pouvaient avoir du pognon pour partir jusqu’à Japon faire des communications. Moi, avec ma thèse non financée, dans une discipline désargentée par la fusion de labos, j’ai galéré pendant 3 ans pour chopper des heures par-ci par-là, constamment oublié de tous, avant que mon directeur de thèse fasse un burnout au moment de la COVID. Lors de la réunion de suivi de thèse, on m’a juste invité à tout laisser tomber parce que ça prenait trop de temps et que je me plaignais trop.
Tout ça pour dire que c’est la même chose dans la recherche. On y retrouve la même pyramide sociale, avec les pauvres en bas qui triment encore plus que les autres et auxquels on fait des leçons de morale, et les riches en haut, qui ont suffisamment accès à tout pour se priver de petits trucs… mais qui s’autorisent à traverser le monde en avion aux frais du labo.
>La société ne bougera que si nous sommes sur une trajectoire collective
ça n’arrivera pas.