
Bonjour, désolé du topic mais je suis désespéré, j’en dors plus.
Etudiant Marocain en fin de parcours ingénieur, j’ai fini mon stage de fin d’études en Octobre, avec promesse d’embauche pour mi-Janvier en CDI. En parallèle, mon titre de séjour étudiant expire le 31 Octobre.
Mon école est en Seine-Maritime, mais j’ai déménagé à Paris pour le stage, que j’ai donc indiqué comme lieu de résidence dans mes documents administratifs qui suivront.
Mon cas tombe un peu entre les mailles du filet — je n’ai pas de réinscription en école, mais je n’ai également pas encore mon certificat de réussite. Impossible donc de renouveler en titre étudiant classique, ni en autorisation provisoire de séjour.
Par (mal)chance, je tombe sur la [page suivante](https://www.maroc.campusfrance.org/l-autorisation-provisoire-de-sejour-ou-aps) du site de Campus France (site du service public, hein), qui indique :
> Votre titre de séjour expire prochainement et vous n’avez pas terminé vos épreuves pour obtenir votre diplôme
>
> Il faut vous présenter à la préfecture de votre lieu de résidence 15 jours avant l’expiration de votre titre de séjour avec les documents suivants (originaux et photocopies) : lettre de votre établissement indiquant la date de votre soutenance, passeport, titre de séjour, justificatif de domicile de moins de 3 mois.
>
> Vous obtiendrez un document administratif vous autorisant à rester en France sous le statut étudiant ; il s‘agit d’un « récépissé de prolongation de droit au séjour en qualité d’étudiant ».
Alors comme un con, je me présente à la préfecture mi-Octobre, et on m’envoie valser à la porte, le vigile me laisse pas rentrer sans rendez-vous (impossibles à trouver, bien sûr).
J’apprends qu’il faut déposer sa demande sur le site de l’ANEF lorsqu’on est étudiant, en indiquant dans les commentaires du dossier qu’on veut une prolongation de titre existant et non un renouvellement. Bon, je fais ça, et j’attends.
Les semaines passent, mon titre existant expire. Toujours pas de récépissé. Je commence à m’inquiéter, je téléphone, on me dit d’attendre, que j’aurais le récépissé une fois que quelqu’un aura consulté mon dossier (les joies de la dématérialisation), mais le moment n’arrive jamais. Je suis en situation irrégulière. En attendant, ma demande d’autorisation de travail me demande mon nouveau titre, car l’ancien a expiré : impossible de travailler. Ma demande de renouvellement de carte vitale est bloquée aussi, je perds mes droits à la sécu (bien pratique quand j’ai chopé le covid).
Après cinq semaines et au bout d’un énième appel à la préfecture, j’ai des éclaircissements : le dossier n’a pas encore été transféré par la préfecture de Seine-Maritime, ils ne peuvent pas me faire de récépissé tant que ce n’est pas fait. (le seul appel qui m’aura aidé, d’ailleurs : toutes les autres tentatives mènent à des opérateurs condescendants qui vous disent d’utiliser le formulaire d’aide en ligne, direction les oubliettes.)
Seulement voilà, impossible de contacter le service étrangers de la préfecture de Seine-Maritime. Ils ne sont pas contactables par téléphone (les opérateurs refusent de me transférer) et on peut pas y aller sur place sans rendez-vous, impossibles à trouver avant Février. Il faut envoyer des mails… ce que j’ai fait y’a plus d’une semaine, sans réponse.
J’envoie des messages par le formulaire en ligne de l’ANEF, qui me renvoient des réponses génériques me demandant de me rapprocher du service de la préfecture, tandis que Paris me dit de revenir vers l’ANEF, étant donné qu’ils gèrent les dossiers étudiants. On tourne en rond.
Le pire, c’est que générer un récépissé en attendant le traitement du dossier, c’est littéralement un bouton à cliquer, d’après ce que me disent les opérateurs. Faut juste que quelqu’un ouvre mon dossier et remarque que mon titre existant a expiré. Mais impossible d’avoir une personne, un humain, qui puisse agir sur mon dossier. J’en peux plus, personne ne relève du bon service, tout le monde a simplement un rôle informatif.
Je sais plus quoi faire. J’avais prévu un voyage pour fêter la fin de mes études au Japon pour Décembre, et ça m’a l’air mort. 1000€ de billet d’avion partis en fumée. Plus inquiétant, je suis censé commencer mon CDI mi-janvier : mais pas de titre, donc pas d’autorisation de travail, et vu les délais que prennent ces derniers à répondre (j’avais fait ma demande initiale en Septembre !), je me vois pas commencer à bosser avant Mars.
Je me suis rapproché de la Cimade, mais pas de rendez-vous dispos avant Janvier. J’ai réussi à avoir la Gisti au tel’, qui m’a renvoyé vers le défenseur des droits, avec qui j’ai pris rendez-vous, mais aucune idée de si ça va m’aider…
Tout ça me donne envie de pleurer, je sais plus quoi faire. Est-ce que quelqu’un est déjà passé dans cette situation, ou connaîtrait les bonnes personnes au sein de la préfecture ? Je sais que c’est rêver, mais on sait jamais…
Désolé encore du pavé, et merci d’avance.
2 comments
C’est peut-être un énième coup d’épée dans l’eau, mais est-ce que votre école, ou l’association des (anciens) élèves, peut vous conseiller ou vous appuyer ?
Si tu dépend de la préfecture de Paris! Essaye de les appeler et d’expliquer ta situation. Normalement ils sont réactifs. Essaye aussi de demander un certificat de réussite a ton école pour pouvoir demander l’APS!