> Attaqué pour des dessins jugés pédopornographiques et misogynes, victime de harcèlement avant son exposition au Festival d’Angoulême, l’auteur de «Lastman» et de «Petit Paul» dénonce la confusion entre bouffonnerie et apologie. Son éditeur et le festival, qui lui consacre une exposition, dénoncent des tentatives de censure.
​
> *«On va s’écharper sur du Marc Lévy maintenant, c’est ça l’idée ?»* Au téléphone, Fausto Fasulo soupire de *«tristesse»* devant ce qu’il prend pour une vaste entreprise de purification de l’art. Jamais le codirecteur artistique du Festival international de bande dessinée d’Angoulême (FIBD) n’aurait cru devoir un jour défendre un auteur *«cloué au pilori»* non pas pour des actes, mais pour des fantasmes supposés et des dessins. Aucune espèce d’accusation de violences sexuelles ne pèse sur Bastien Vivès, auteur de bande dessinée programmé cette année au festival, mais son œuvre l’incriminerait. Depuis quelques semaines, en effet, une vague d’indignation enfle sur les réseaux sociaux à l’encontre d’un travail jugé suspect, majoritairement applaudi par un lectorat féminin à ses débuts, mais *«puant l’inceste et la pédopornographie»* à en croire un post Twitter très relayé. Un autre : *«[Bastien Vivès] continue à être vu et traité médiatiquement comme un ado turbulent et talentueux. Alors que c’est un réac de 40 piges dont certaines œuvres participent activement et en plein jour à la banalisation de la pédophilie et à la culture du viol.»* D’autres l’accusent de pédophilie, appellent au saccage de l’exposition et menacent l’intégrité physique de l’auteur, qui a déposé une main courante et n’exclut pas de porter plainte pour diffamation. Le 8 décembre, il racontait cette campagne de *«harcèlement»* en une série de strips à l’humour noir sur son compte Instagram.
​
> Principalement connu du grand public comme coauteur du best-seller [*Lastman*](https://www.liberation.fr/culture/2013/04/05/80-du-budget-c-etait-pour-faire-venir-une-actrice-porno-japonaise_894041/) ou pour sa BD sur le milieu de la danse classique *Polina* (Casterman), [Bastien Vivès](https://www.liberation.fr/culture/2012/06/12/bastien-vives-as-du-strip_825784/), starisé très jeune, a également amusé ou révulsé une galerie plus «underground» avec des BD porno-bouffonnes vendues sous blister comme *les Melons de la colère* (les Requins marteaux) ou *Petit Paul* (Glénat), ouvrages mettant en scène les tabous et situations sexuelles les plus tordues de manière outrancière. Ces livres surréalistes, tout un chacun est libre de les *«trouver malaisants et de mauvais goût»*, concède Fausto Fasulo, mais leur caractère *«grotesque, rabelaisien»* empêche absolument de les confondre *«avec une quelconque forme de banalisation de crimes sexuels ou d’incitation»*. A croire que si.
​
>En 2018 déjà, sa bande dessinée *Petit Paul*, publiée dans Porn’Pop, collection pornographique lancée par Glénat et dirigée par Céline Tran (ex-Katsuni), avait relancé le marronnier «peut-on rire de tout ?» et fait l’objet d’une pétition : *«Présenté par son auteur comme un livre humoristique, mais se voulant excitant car basé sur ses fantasmes,* Petit Paul *montre les péripéties d’un enfant de 10 ans avec un énorme pénis que vont utiliser bon gré mal gré les femmes de son entourage»*, indique le texte, rappelant que l’article 227-23 du code pénal interdit les représentations à caractère pornographique de mineurs. Les éditions Glénat avaient fermement réfuté l’accusation par communiqué, rappelant en creux deux critères nécessaires à la qualification de «pédopornographie» : le réalisme et l’incitation. *«Aussi obscène et provocatrice qu’on puisse la considérer, cette œuvre de fiction (est) une caricature, dont le dessin, volontairement grotesque et outrancier dans ses proportions, ne laisse planer aucun doute quant à la nature totalement irréaliste du personnage et de son environnement.»* L’œuvre avait néanmoins été retirée des rayons de Cultura et Gibert Joseph.
>
>Cette fois, le filet de gazole est né de l’annonce, par le FIBD, d’une exposition carte blanche d’originaux sur papier, «Dans les yeux de Bastien Vivès», prévue pour fin janvier. Une visibilité, *«proportionnelle à la place qu’occupe l’auteur sur la scène internationale»*, défend le festival, qui présente par ailleurs cette année des expositions de plusieurs autrices. L’essence n’a pas manqué de se répandre jusqu’à la réalisatrice Charlotte Le Bon, en pleine promotion de son premier long métrage *Falcon Lake*, libre adaptation de la BD *Une sœur* de Bastien Vivès (Casterman), ou encore à la soirée caritative des Crayons solidaires organisée le 1er décembre, également prise à partie sur Twitter. Le dessinateur Boulet, invité à l’événement aux côtés de Bastien Vivès, s’est publiquement positionné : *«J’ai dit à l’orga’ que j’étais dégoûté qu’il soit là ce soir et que ça me faisait chier d’être associé à lui. […] J’ai dit à ses potes d’atelier de conseiller* [à Bastien Vivès, ndlr] *d’annuler sa venue.»*
​
> A la suite de cette prise de position, un second auteur très respecté des milieux «indé», Jérôme Dubois, a demandé des comptes au FIBD sur Instagram : *«Dans le contexte de #MeToo, alors que le monde de la BD a déjà du mal à faire sa propre remise en question, quel message cette expo donne-t-elle de notre milieu ?»* Contactée par téléphone, la scénariste et historienne Marie Bardiaux-Vaïente développe : *«Comment, dans un milieu extrêmement masculin où nous, autrices, pensions avoir réussi à gagner quelques batailles depuis 2016, comment le FIBD justifie-t-il de consacrer de l’argent public à un travail qui me semble être une caricature de ce qu’on pensait ne plus jamais voir exposer dans une institution ?»* L’un comme l’autre se défendent d’appeler à la déprogrammation ou au boycott. D’autres s’en sont chargés à leur place. Une pétition lancée le 8 décembre par des «étudiant.e.s en lutte» d’écoles d’art d’Angoulême demande la suppression de l’exposition : *«Intolérable qu’une institution historique telle que le FIBD»* donne une telle visibilité à un auteur coupable *«d’ouvrages ouvertement pédopornographiques»*. Une autre, lancée par Arnaud Gallais, cofondateur du collectif Prévenir et Protéger et du mouvement #BeBraveFrance, a recueilli à ce jour près de 3 000 signatures.
​
> Dans son bureau de Casterman, le directeur éditorial du catalogue de bandes dessinées, Benoît Mouchart, est *«très ému»,* dit-il, de l’ampleur des polémiques. *Petit Paul* (qui est édité par Glénat) est loin d’être sa bande dessinée préférée, souligne-t-il dans un euphémisme. *«Mais de quoi parle-t-on exactement ? A quel endroit fait-il une quelconque apologie ? Est-il désormais impossible de représenter les tabous ?»* Dans l’incendie qui s’est allumé, la moindre case de bandes dessinées de l’auteur semble auscultée comme possible pièce à conviction, y compris celles que Casterman édite, dont le très chaste *Polina* ou le plus érotique *le Chemisier,* oeuvre *«emblématique d’une hypersexualisation et une misogynie inacceptables aujourd’hui»,* selon la pétition des étudiants – mais dont on est libre de faire une lecture bien moins univoque, voire contraire ([c’était notre cas](https://www.liberation.fr/livres/2018/09/07/bastien-vives-y-met-du-sein_1677266/?redirected=1)). L’éditeur, de son côté, s’inquiète de la *«littéralité»* des regards mais aussi de l’autocensure artistique qui pourrait en découler : *«J’ai souvent l’impression que Bastien se projette bien plus dans les personnages féminins (souvent très puissants) qu’il dessine ou dans les enfants que dans les personnages masculins»,* interprète l’éditeur. D’autre part, et Benoît Mouchart semble alors très préoccupé par ce qu’il considérait comme *«acquis»* : *«Il y a quand même une confusion navrante entre ce que pense un personnage, un narrateur et un auteur… J’ai l’impression qu’on revit le procès intenté contre Flaubert pour* Madame Bovary*, ou celui des* Fleurs du mal *de Baudelaire !»*
Représenter ce genre de choses met toujours l’auteur sur une frontière trouble où il est difficile de distinguer la provoc’ du fantasme. Personnellement je pense que Bastien Vivès n’est pas du tout du bon côté de cette frontière trouble au vu de ses multiples répétitions.
>mais «puant l’inceste et la pédopornographie» à en croire un post Twitter très relayé.
Donc du vent, mais libé choisi de relayer et de faire enfler la polémique pour rien.
Le mec fait du contenus pédo c’est interdit.
Qu il se calme c’est pas Baudelaire le gars.
Il met en scène des relations avec des enfants de dix ans alors qu on perce enfin les tabous de l inenceste actuellement.
Faut qu il aille se faire soigner et les gens qui apprécient aussi…
Il à rien à faire dans nos librairies.
Oublions Vivès.
J’ai lu un peu de Vivès, c’est pas ma came et je trouve ça bizarre d’avoir des personnages d’enfants hypersexualisés comme ça. Mais j’ai du mal à voir ça comme de l’apologie de la pédophilie. Ca se veut clairement amusant et provocateur. Un truc pédo représenterait plutôt des enfants normaux, pas des enfants avec des attributs hyperdéveloppés.
C’est un résonnement qu’on retrouve assez souvent, le parallèle entre le contenu d’une œuvre et la morale douteuse de son hauteur est un refuge assez pratique pour les tartuffes afin de faire passer leur incompréhension pour des vertus de justicier.
Vives veut parler de certains aspects dérangeants de la société, et pour illustrer ça il choisit des images choquantes afin de faire naitre chez son lecteur un malaise permettant une introspection et une réflexion sur certains éléments comparables dans la société.
C’est assez terrible de voir que des mentalités conservatrices aient fini par dominer l’opinion et que certains refusent de dissocier une œuvre artistique et son auteur.
En gros, c’est une adaptation BD de Bali Balo ?
Et ça fait toute une histoire ?
Pour lutter contre la pédophilie, on devrait mettre tous ces puritains en prison : seules des personnes ayant des pulsions malsaines refoulées pourraient voir là-dedans de la pédophilie.
(Comme quoi c’est facile de faire un procès d’intention)
9 comments
> Attaqué pour des dessins jugés pédopornographiques et misogynes, victime de harcèlement avant son exposition au Festival d’Angoulême, l’auteur de «Lastman» et de «Petit Paul» dénonce la confusion entre bouffonnerie et apologie. Son éditeur et le festival, qui lui consacre une exposition, dénoncent des tentatives de censure.
​
> *«On va s’écharper sur du Marc Lévy maintenant, c’est ça l’idée ?»* Au téléphone, Fausto Fasulo soupire de *«tristesse»* devant ce qu’il prend pour une vaste entreprise de purification de l’art. Jamais le codirecteur artistique du Festival international de bande dessinée d’Angoulême (FIBD) n’aurait cru devoir un jour défendre un auteur *«cloué au pilori»* non pas pour des actes, mais pour des fantasmes supposés et des dessins. Aucune espèce d’accusation de violences sexuelles ne pèse sur Bastien Vivès, auteur de bande dessinée programmé cette année au festival, mais son œuvre l’incriminerait. Depuis quelques semaines, en effet, une vague d’indignation enfle sur les réseaux sociaux à l’encontre d’un travail jugé suspect, majoritairement applaudi par un lectorat féminin à ses débuts, mais *«puant l’inceste et la pédopornographie»* à en croire un post Twitter très relayé. Un autre : *«[Bastien Vivès] continue à être vu et traité médiatiquement comme un ado turbulent et talentueux. Alors que c’est un réac de 40 piges dont certaines œuvres participent activement et en plein jour à la banalisation de la pédophilie et à la culture du viol.»* D’autres l’accusent de pédophilie, appellent au saccage de l’exposition et menacent l’intégrité physique de l’auteur, qui a déposé une main courante et n’exclut pas de porter plainte pour diffamation. Le 8 décembre, il racontait cette campagne de *«harcèlement»* en une série de strips à l’humour noir sur son compte Instagram.
​
> Principalement connu du grand public comme coauteur du best-seller [*Lastman*](https://www.liberation.fr/culture/2013/04/05/80-du-budget-c-etait-pour-faire-venir-une-actrice-porno-japonaise_894041/) ou pour sa BD sur le milieu de la danse classique *Polina* (Casterman), [Bastien Vivès](https://www.liberation.fr/culture/2012/06/12/bastien-vives-as-du-strip_825784/), starisé très jeune, a également amusé ou révulsé une galerie plus «underground» avec des BD porno-bouffonnes vendues sous blister comme *les Melons de la colère* (les Requins marteaux) ou *Petit Paul* (Glénat), ouvrages mettant en scène les tabous et situations sexuelles les plus tordues de manière outrancière. Ces livres surréalistes, tout un chacun est libre de les *«trouver malaisants et de mauvais goût»*, concède Fausto Fasulo, mais leur caractère *«grotesque, rabelaisien»* empêche absolument de les confondre *«avec une quelconque forme de banalisation de crimes sexuels ou d’incitation»*. A croire que si.
​
>En 2018 déjà, sa bande dessinée *Petit Paul*, publiée dans Porn’Pop, collection pornographique lancée par Glénat et dirigée par Céline Tran (ex-Katsuni), avait relancé le marronnier «peut-on rire de tout ?» et fait l’objet d’une pétition : *«Présenté par son auteur comme un livre humoristique, mais se voulant excitant car basé sur ses fantasmes,* Petit Paul *montre les péripéties d’un enfant de 10 ans avec un énorme pénis que vont utiliser bon gré mal gré les femmes de son entourage»*, indique le texte, rappelant que l’article 227-23 du code pénal interdit les représentations à caractère pornographique de mineurs. Les éditions Glénat avaient fermement réfuté l’accusation par communiqué, rappelant en creux deux critères nécessaires à la qualification de «pédopornographie» : le réalisme et l’incitation. *«Aussi obscène et provocatrice qu’on puisse la considérer, cette œuvre de fiction (est) une caricature, dont le dessin, volontairement grotesque et outrancier dans ses proportions, ne laisse planer aucun doute quant à la nature totalement irréaliste du personnage et de son environnement.»* L’œuvre avait néanmoins été retirée des rayons de Cultura et Gibert Joseph.
>
>Cette fois, le filet de gazole est né de l’annonce, par le FIBD, d’une exposition carte blanche d’originaux sur papier, «Dans les yeux de Bastien Vivès», prévue pour fin janvier. Une visibilité, *«proportionnelle à la place qu’occupe l’auteur sur la scène internationale»*, défend le festival, qui présente par ailleurs cette année des expositions de plusieurs autrices. L’essence n’a pas manqué de se répandre jusqu’à la réalisatrice Charlotte Le Bon, en pleine promotion de son premier long métrage *Falcon Lake*, libre adaptation de la BD *Une sœur* de Bastien Vivès (Casterman), ou encore à la soirée caritative des Crayons solidaires organisée le 1er décembre, également prise à partie sur Twitter. Le dessinateur Boulet, invité à l’événement aux côtés de Bastien Vivès, s’est publiquement positionné : *«J’ai dit à l’orga’ que j’étais dégoûté qu’il soit là ce soir et que ça me faisait chier d’être associé à lui. […] J’ai dit à ses potes d’atelier de conseiller* [à Bastien Vivès, ndlr] *d’annuler sa venue.»*
​
> A la suite de cette prise de position, un second auteur très respecté des milieux «indé», Jérôme Dubois, a demandé des comptes au FIBD sur Instagram : *«Dans le contexte de #MeToo, alors que le monde de la BD a déjà du mal à faire sa propre remise en question, quel message cette expo donne-t-elle de notre milieu ?»* Contactée par téléphone, la scénariste et historienne Marie Bardiaux-Vaïente développe : *«Comment, dans un milieu extrêmement masculin où nous, autrices, pensions avoir réussi à gagner quelques batailles depuis 2016, comment le FIBD justifie-t-il de consacrer de l’argent public à un travail qui me semble être une caricature de ce qu’on pensait ne plus jamais voir exposer dans une institution ?»* L’un comme l’autre se défendent d’appeler à la déprogrammation ou au boycott. D’autres s’en sont chargés à leur place. Une pétition lancée le 8 décembre par des «étudiant.e.s en lutte» d’écoles d’art d’Angoulême demande la suppression de l’exposition : *«Intolérable qu’une institution historique telle que le FIBD»* donne une telle visibilité à un auteur coupable *«d’ouvrages ouvertement pédopornographiques»*. Une autre, lancée par Arnaud Gallais, cofondateur du collectif Prévenir et Protéger et du mouvement #BeBraveFrance, a recueilli à ce jour près de 3 000 signatures.
​
> Dans son bureau de Casterman, le directeur éditorial du catalogue de bandes dessinées, Benoît Mouchart, est *«très ému»,* dit-il, de l’ampleur des polémiques. *Petit Paul* (qui est édité par Glénat) est loin d’être sa bande dessinée préférée, souligne-t-il dans un euphémisme. *«Mais de quoi parle-t-on exactement ? A quel endroit fait-il une quelconque apologie ? Est-il désormais impossible de représenter les tabous ?»* Dans l’incendie qui s’est allumé, la moindre case de bandes dessinées de l’auteur semble auscultée comme possible pièce à conviction, y compris celles que Casterman édite, dont le très chaste *Polina* ou le plus érotique *le Chemisier,* oeuvre *«emblématique d’une hypersexualisation et une misogynie inacceptables aujourd’hui»,* selon la pétition des étudiants – mais dont on est libre de faire une lecture bien moins univoque, voire contraire ([c’était notre cas](https://www.liberation.fr/livres/2018/09/07/bastien-vives-y-met-du-sein_1677266/?redirected=1)). L’éditeur, de son côté, s’inquiète de la *«littéralité»* des regards mais aussi de l’autocensure artistique qui pourrait en découler : *«J’ai souvent l’impression que Bastien se projette bien plus dans les personnages féminins (souvent très puissants) qu’il dessine ou dans les enfants que dans les personnages masculins»,* interprète l’éditeur. D’autre part, et Benoît Mouchart semble alors très préoccupé par ce qu’il considérait comme *«acquis»* : *«Il y a quand même une confusion navrante entre ce que pense un personnage, un narrateur et un auteur… J’ai l’impression qu’on revit le procès intenté contre Flaubert pour* Madame Bovary*, ou celui des* Fleurs du mal *de Baudelaire !»*
Représenter ce genre de choses met toujours l’auteur sur une frontière trouble où il est difficile de distinguer la provoc’ du fantasme. Personnellement je pense que Bastien Vivès n’est pas du tout du bon côté de cette frontière trouble au vu de ses multiples répétitions.
>mais «puant l’inceste et la pédopornographie» à en croire un post Twitter très relayé.
Donc du vent, mais libé choisi de relayer et de faire enfler la polémique pour rien.
Le mec fait du contenus pédo c’est interdit.
Qu il se calme c’est pas Baudelaire le gars.
Il met en scène des relations avec des enfants de dix ans alors qu on perce enfin les tabous de l inenceste actuellement.
Faut qu il aille se faire soigner et les gens qui apprécient aussi…
Il à rien à faire dans nos librairies.
Oublions Vivès.
J’ai lu un peu de Vivès, c’est pas ma came et je trouve ça bizarre d’avoir des personnages d’enfants hypersexualisés comme ça. Mais j’ai du mal à voir ça comme de l’apologie de la pédophilie. Ca se veut clairement amusant et provocateur. Un truc pédo représenterait plutôt des enfants normaux, pas des enfants avec des attributs hyperdéveloppés.
C’est un résonnement qu’on retrouve assez souvent, le parallèle entre le contenu d’une œuvre et la morale douteuse de son hauteur est un refuge assez pratique pour les tartuffes afin de faire passer leur incompréhension pour des vertus de justicier.
Vives veut parler de certains aspects dérangeants de la société, et pour illustrer ça il choisit des images choquantes afin de faire naitre chez son lecteur un malaise permettant une introspection et une réflexion sur certains éléments comparables dans la société.
C’est assez terrible de voir que des mentalités conservatrices aient fini par dominer l’opinion et que certains refusent de dissocier une œuvre artistique et son auteur.
En gros, c’est une adaptation BD de Bali Balo ?
Et ça fait toute une histoire ?
Pour lutter contre la pédophilie, on devrait mettre tous ces puritains en prison : seules des personnes ayant des pulsions malsaines refoulées pourraient voir là-dedans de la pédophilie.
(Comme quoi c’est facile de faire un procès d’intention)