Adrien Quatennens exclut de démissionner et dénonce « un lynchage médiatique »

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  1. > Avant de rapidement évoquer « un chantage » qu’il aurait subi de la part de son épouse : « Lorsqu’elle m’a annoncé son intention de divorcer au retour de nos vacances d’été et que j’en cherchais la véritable raison, mon ex-compagne m’a ouvertement menacé de’détruire mon engagement politique’ si je ne répondais pas favorablement à toutes ses exigences. Elle m’a même fait signer un papier l’affirmant sous la contrainte. Aujourd’hui encore, dans le cadre de notre divorce et des conditions de la garde de notre fille, je subis son chantage à la plainte ou aux médias », dénonce-t-il avec virulence.
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    > « Alors qu’elle prétendait ne pas vouloir d’écho médiatique lors du dépôt de sa première main courante, elle a finalement choisi, sans aucun fait nouveau, de se faire justice par elle-même en envoyant un communiqué à l’AFP, entravant mon retour annoncé à l’Assemblée nationale », charge-t-il encore.

    Je trouve que ses explications l’enfoncent plus qu’autre chose… 😐

  2. Ha bah je vois que [l’interview à *La voix du Nord*](https://www.lavoixdunord.fr/1266515/article/2022-12-13/adrien-quatennens-sa-premiere-interview-apres-trois-mois-de-silence?utm_medium=Social&utm_source=Twitter#Echobox=1670949908-1) dont est tirée cette citation est derrière un soft paywall. La voici.

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    **Vous n’avez pas pris la parole depuis trois mois et le début de cette affaire privée devenue publique. Vous venez d’accepter une peine de 4 mois de prison avec sursis dans le cadre d’une procédure dite de « plaider-coupable ». Quelle est votre réaction ?**

    « Pendant trois mois, je me suis tu. J’ai réservé ma parole à la justice car j’ai compris que seule l’enquête rétablirait les faits. En plus de l’épreuve personnelle, j’ai enduré en silence un lynchage médiatique inédit de la part de gens qui n’étaient pas derrière les portes closes d’une histoire de couple et qui ne connaissaient rien au dossier. La vérité n’est pas leur sujet. La justice a pourtant écarté les accusations de violences répétées et de harcèlement et a décidé de ne pas me renvoyer devant un tribunal. De nombreuses personnes ont témoigné, mon téléphone portable a été passé au crible, des expertises psychologiques ont été faites. L’enquête a conclu à ce que j’avais reconnu : une gifle donnée dans un contexte de dispute, il y a plus d’un an et jamais reproduite, et l’envoi de trop nombreux sms amoureux suite à une annonce de divorce incomprise. En citoyen, j’accepte ma sanction. Comme me l’a dit Madame la procureure de la République, il s’agit d’un “avertissement solennel”. Je prends ma juste part. Mais je refuse d’en prendre davantage et de continuer à subir cet acharnement disproportionné. C’est la raison pour laquelle je prends la parole. »

    **Vous reconnaissez une gifle mais votre épouse dénonce des « violences physiques et morales » répétées depuis « plusieurs années ». Qu’en est-il précisément ?**

    « Lorsqu’elle m’a annoncé son intention de divorcer au retour de nos vacances d’été et que j’en cherchais la véritable raison, mon ex-compagne m’a ouvertement menacé de “détruire mon engagement politique” si je ne répondais pas favorablement à toutes ses exigences. Elle m’a même fait signer un papier l’affirmant sous la contrainte. Aujourd’hui encore, dans le cadre de notre divorce et des conditions de la garde de notre fille, je subis son chantage à la plainte ou aux médias. Alors qu’elle prétendait ne pas vouloir d’écho médiatique lors du dépôt de sa première main courante, elle a finalement choisi, sans aucun fait nouveau, de se faire justice par elle-même en envoyant un communiqué à l’AFP, entravant mon retour annoncé à l’Assemblée nationale. Malgré ses incohérences, ses déclarations ont davantage intéressé les médias que les conclusions d’une enquête judiciaire.

    Comment suis-je censé rétablir les faits ? Jusqu’où devrais-je verser dans l’impudeur pour rétablir mon honneur ? Faut-il que je dévoile nos photos et nos échanges pour prouver que le climat qu’elle décrit ne correspond pas à la réalité ? Cette réécriture malhonnête de notre histoire et des faits m’attriste énormément et d’abord pour notre enfant. L’enquête a permis de démontrer que je n’étais pas l’auteur de violences répétées. S’il y a eu des disputes depuis deux ans et un contexte tendu, la violence ne caractérise aucunement nos treize années de vie commune. La vérité c’est que, pendant l’enquête, il m’a été proposé de porter plainte contre mon épouse. Malgré ce que j’ai moi-même subi de sa part, j’ai choisi de ne pas le faire car il s’agit de faits isolés et que je souhaite protéger notre enfant. Il est urgent que tout cela cesse. »

    **Une gifle n’est jamais excusable. Des associations conseillent aux victimes de partir dès le premier geste de violence. Sans dévoiler votre vie privée, comment expliquer que vous en soyez arrivé là ?**

    « Sans dévoiler ma vie privée ?! Cette vie privée qui a alimenté 4 000 articles de presse et jusqu’à 350 par jour ? Cette vie privée qui a fait l’objet de 700 passages télé et jusqu’à 20 heures d’antenne sur BFM TV en l’espace de trois semaines ? Si j’avais respecté à la lettre ce conseil des associations, c’est moi qui aurais dû partir. Mais puis-je seulement le dire ?

    Au moment du confinement en 2020, j’ai quitté le domicile conjugal pendant deux mois. J’y suis revenu… D’abord parce que j’avais toujours des sentiments pour mon épouse et la volonté de surmonter nos difficultés de couple comme tant d’autres savent le faire. Mais aussi parce qu’elle m’imposait des conditions détestables pour voir ma fille en m’obligeant à le faire sur le parking de notre résidence. Dès que la vie conjugale a repris son cours, j’ai tout fait pour tenter de sauver notre couple, consenti tant d’efforts et accepté des choses inacceptables pour payer mon erreur d’être parti pendant deux mois. Par exemple, je devais sonner chaque soir pour pouvoir accéder à mon domicile et je devais me rendre seul avec ma fille aux évènements familiaux, en père célibataire.

    La gifle que vous évoquez date de cette époque-là, lors d’une dispute très tendue. Ce geste ne me ressemble pas. Je l’ai beaucoup regretté, je l’ai reconnu même devant nos proches, je me suis immédiatement excusé et bien que ça ne se soit jamais reproduit, je le regrette encore aujourd’hui. C’est également à cette époque que, face à la rupture de communication entre nous, j’ai entrepris de commencer une thérapie. La vie de couple a repris son cours. Nous avions des projets. Nous semblions heureux. J’étais plein d’espoir. Ce n’est pas une histoire faite de violences conjugales. C’est d’abord l’histoire d’un couple qui ne parvient plus à se comprendre. Une histoire qui finit dans le déchirement. C’est une réalité douloureuse que vivent tant de Français. »

    **Dans le déroulement des faits, après la main courante que votre épouse ne souhaitait pas médiatiser, vous avez conjointement produit un communiqué de presse. Pourquoi avoir reconnu, dix jours après, à travers la diffusion d’un communiqué de presse, une gifle dont personne n’avait connaissance ? Le regrettez-vous ?**

    « Mon ex-compagne avait à peine quitté le commissariat que la presse avait déjà sa main courante. Dès la première seconde, le secret de l’enquête et ma vie privée ont été bafoués. Pendant plusieurs jours sans discontinuer, mon nom a été associé à l’idée de violences conjugales. Tout pouvait être imaginé. Cela m’était insupportable. Je suis sensibilisé à la question des violences faites aux femmes. J’ai donc choisi en toute transparence de dire la vérité et de reconnaître les faits qui pouvaient m’être reprochés, comme je l’avais fait en privé, tout en réservant à la justice les éléments de contexte et les faits imputables à mon épouse, certains étant graves. Les preuves ont d’ailleurs démontré autre chose que la version de mon ex-conjointe.

    J’ai fait ce choix contre l’avis de mes avocats et contre la pratique habituelle qui consiste à nier. Je sais que nous n’en serions pas là si j’avais nié comme le font tous les autres. Mais je ne le regrette pas. Surtout si cela peut servir utilement la cause de la lutte contre les violences faites aux femmes. Après l’avoir fait, j’ai simplement découvert à 32 ans qu’en France, quand on pose un genou à terre, qu’on reconnaît une faute et qu’on accepte sa sanction, l’acharnement ne cesse pas : il redouble jusque dans son propre camp. De la même manière, je trouve inquiétant que les plus sévères à mon égard soient les mêmes qui protègent sans condition des hommes politiques qui nient des faits tellement plus graves que ceux qui m’ont été reprochés. Le message envoyé a le mérite de la clarté : niez ! »

  3. Pauvre chou. Une vrai victime le gars. J’ai tout comme l’impression que le monsieur est très porté sur sa personne en tout cas.

  4. Condamné pour violence conjugale, il dénonce un lynchage ? La dignité est sans doute un autre concept qui lui est étranger.

    > « Les électeurs me témoignent leur impatience de voir toute cette histoire cesser et de me voir retourner à l’Assemblée honorer le mandat qu’ils m’ont confié. C’est donc ce que je vais faire. »

    S’il avait la moindre once de respect envers ses électeurs, il se représenterait devant eux. Si, comme il l’affirme, ils le réclament, alors ils le rééliront.

  5. C’est quoi cette logique de “j’ai reconnu mes actes donc je devrais avoir à n’en subir aucune conséquence ?”

  6. >Les électeurs me témoignent leur impatience de voir toute cette histoire cesser et de me voir retourner à l’Assemblée

    Lesquels ?

  7. Avancer l’argument de “sa vie privée” pour dénoncer les x articles de journaux et compagnie, c’est une tentative de contre-feu assez pathétique car il est élu sous l’étiquette d’un parti qui prétend accorder une certaine importance aux violences conjugales, sujet pour lequel il a fait plusieurs interventions publiques (souvent en taclant l’inaction du gouvernement d’ailleurs).

    Quand la vie privée rentre en contradiction avec des propos publics, difficile de séparer les deux, encore plus quand il y a eu condamnation. Le fait qu’il accepte cette condamnation via une procédure de plaider coupable ne change rien au fait qu’il a levé la main sur sa propre femme.

    Quant à LFI, s’ils se bornent à le réintégrer malgré tout, ça sera difficile pour ne pas dire impossible pour eux de traiter de nouveau le sujet des violences conjugales (voire les sujets des VSS dans leur globalité, vu les autres histoires)

    Je ne sais pas ce que ça va donner, surtout qu’au-delà de LFI et de ses problèmes internes, il est question d’une alliance avec d’autres partis, mais ils ne donnent pas vraiment la sensation de vouloir en sortir par le haut.

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