Hier samedi 11 décembre dans la soirée, des policiers de la brigade anticriminalité (BAC) du commissariat de Sète ont été la cible de tirs d’arme à feu. Pas de victime mais des impacts de balles sur le véhicule et une grosse colère des policiers qui dénoncent un sous-effectif chronique.
C’est par un communiqué de presse que le syndicat de police Alliance de l’Hérault a fait part de sa colère. Hier soir, peu avant 21 heures, le véhicule de la BAC de Sète a fait l’objet de tirs à l’arme à feu. Trois policiers étaient à l’intérieur et stationnaient dans le quartier de l’Île de Thau. Selon les informations des policiers, l’auteur des coups de feu circulait sur un scooter au moment des faits. :”plusieurs coups de feu ont été tirés dont l’un a atteint le véhicule de police sans fort heureusement faire de victime parmi ses occupants.” L’enquête a été confiée au service de recherche de la police judiciaire (SRPJ) de Montpellier.
Une balle s’est fichée dans la carrosserie du véhicule banalisé utilisé par les policiers de la BAC de Sète pour une mission de surveillance.
Sous-effectif chronique
Les policiers s’interrogent sur le lien entre ces tirs sur une patrouille et l’opération anti stupéfiant menée la semaine dernière à Sète. Le véhicule sur lequel un individu a tiré avant de prendre la fuite était banalisé. L’enquête devra déterminer si les policiers ont été visés en tant que tels ou s’ils ont été confondus avec une bande rivale par des dealers.
Alliance 34 demande des renforts rapides, pérennes et conséquents pour Sète, qui souffre d’un manque récurrent d’effectifs, selon les policiers. Un constat validé par l’ensemble des syndicats de police. Tous s’indignent de l’insécutrité dans laquelle les policiers travaillent la nuit. Pour Bruno Bartocetti, du syndicat unité SGP, “la circonscription de Sète est celle où le manque d’effectif est le plus criant. A plusieurs reprises, nous avons demandé au ministère de l’intérieur des renforts. Il est inadmissible que des policiers de la BAC ne soient que deux par patrouille la nuit.”
Un forcené interpellé
D’autant que la soirée a été très agitée à Sète, sur ce même quartier de l’île de Thau hier samedi 11 décembre. Deux policiers de l’équipe nuit de la BAC sont intervenus pour interpeller un individu armé qui s’est réfugié au 3ème étage d’un immeuble d’habitation après avoir fait usage de son arme dans la rue, sans faire de blessés. Les deux fonctionnaires ont dû faire face à un homme armé et très énervé, qui a refusé de répondre à leurs sollicitations et proférait des menaces à l’encontre d’un habitant de l’immeuble. Ils ont été réjoints par un troisième policier de la BAC qui terminait son service de jour. A eux trois, ils sont parvenus à maîtriser le forcené. “C’est grâce au sang-froid et au professionnalisme de ces policiers que l’affaire n’a pas dégénéré”, explique Bruno Bartocetti du syndicat unité SGP, “mais on voit bien que deux fonctionnaires pour une patrouille de nuit, c’est insuffisant et dangereux pour tout le monde.”
Deux affaires qui auraient pu très mal se terminer. Et qui prouvent, pour les syndicats de policiers, à quel point il est urgent de renforcer les effectifs du commissariat de Sète. Selon leurs calculs, il manquerait 30 policiers.
La France devrait s’alléger d’un front en légalisant le cannabis (dont le trafic génère de la violence et de l’insécurité : en encadrant sa vente comme le tabac et l’alcool) et concentrer ses efforts sur l’autre : la lutte contre l’islamisme radical
Né et grandi à Sète.
Je l’ai vécu et je pense que c’est le cas de beaucoup de villes de moyenne/petite taille en France. Il y a une prolifération de racailles et un manque d’effectifs côté police qui est juste incroyable. On pourrait dire la même chose des hôpitaux, de l’université, le manque d’effectifs de la fonction publique est criant/alarmant.
Quand j’étais jeune là bas, ca bougeait pas, l’île de Thau c’était le quartier “pauvre” mais ca craignait pas plus que ça (ca restait au niveau du vol de voiture). On a vu ensuite des jeunes tenir les murs et commençaient le deal à plus grande échelle avec des caïds à la clé. Un maire complètement véreux qui offrait des postes municipaux à des racailles pour la paix sociale pour mieux se concentrer sur le business ultra lucratif de l’immobilier et de la promotion immobilière. Résultat, la ville est défigurée, toutes les maisons ont été rasées pour faire place à de jolis immeubles HLM. Et oh suprise, le mélange n’a pas eu lieu et petit à petit les incivilités ont gagné du terrain: tags, règlements de compte, deal, armes… quelle inspiration !
La police – je ne vais pas rentrer dans les détails de mon expérience personnelle trop longuement – mais j’ai compris récemment qu’ils étaient dépassés.
Déjà le poste ressemble à un bunker, il y a 10 ans, on pouvait aller et venir maintenant faut passer par un checkpoint pour justifier sa visite pour atterrir devant une vitre blindée où on vous accueille avec un français à peine compréhensible. j’annonce que je viens pour le décès de mon jeune frère. on me fait répéter trois fois car “je ne comprends pas ce que vous me dites”… Au bout d’une heure, un brigadier nous reçoit dans un bureau moisi, pourri. En 10 minutes on me dit : “bon voilà votre frère est mort, ca fait une semaine, on arrivait pas à vous joindre car on n’avait pas votre numéro. on l’a retrouvé mort dans son lit, c’est sa copine qui nous a prévenu trois jours après son décès”. Je n’avais jamais entendu parler de “copine” de la bouche de mon frère. Pourquoi une semaine pour me prévenir (je suis son plus proche parent vivant)? Pourquoi sa soit-disant copine attend trois jours pour prévenir la police? Pourquoi on ne me donne aucun détails? J’ai cru naïvement qu’une enquête était en cours. En fait non, affaire classée j’ai appris par la suite. Pas grave si il est mort dans des circonstances douteuses, pas grave si il fait voler tout son appartement pendant les trois jours de “flou” après sa mort. Pas de quoi faire une enquête. En vingt minutes d’entretien c’était plié.
Et pourquoi? Parce que des abrutis monopolisent la police car ils font chier le monde? Parce qu’un maire ignore les problèmes de sécurité car il a des ambitions personnelles? Parce qu’on fout trois pelés pour assurer la sécurité d’une ville de 40.000 habitants? C’est une honte absolue. Je paie mes impôts, je ne fais pas chier mes voisins, j’essaie d’être un mec droit et honnête. Résultat des courses, l’état ne me retourne pas de services à la hauteur et je porte ma peine en -presque- silence.
3 comments
Hier samedi 11 décembre dans la soirée, des policiers de la brigade anticriminalité (BAC) du commissariat de Sète ont été la cible de tirs d’arme à feu. Pas de victime mais des impacts de balles sur le véhicule et une grosse colère des policiers qui dénoncent un sous-effectif chronique.
C’est par un communiqué de presse que le syndicat de police Alliance de l’Hérault a fait part de sa colère. Hier soir, peu avant 21 heures, le véhicule de la BAC de Sète a fait l’objet de tirs à l’arme à feu. Trois policiers étaient à l’intérieur et stationnaient dans le quartier de l’Île de Thau. Selon les informations des policiers, l’auteur des coups de feu circulait sur un scooter au moment des faits. :”plusieurs coups de feu ont été tirés dont l’un a atteint le véhicule de police sans fort heureusement faire de victime parmi ses occupants.” L’enquête a été confiée au service de recherche de la police judiciaire (SRPJ) de Montpellier.
Une balle s’est fichée dans la carrosserie du véhicule banalisé utilisé par les policiers de la BAC de Sète pour une mission de surveillance.
Sous-effectif chronique
Les policiers s’interrogent sur le lien entre ces tirs sur une patrouille et l’opération anti stupéfiant menée la semaine dernière à Sète. Le véhicule sur lequel un individu a tiré avant de prendre la fuite était banalisé. L’enquête devra déterminer si les policiers ont été visés en tant que tels ou s’ils ont été confondus avec une bande rivale par des dealers.
Alliance 34 demande des renforts rapides, pérennes et conséquents pour Sète, qui souffre d’un manque récurrent d’effectifs, selon les policiers. Un constat validé par l’ensemble des syndicats de police. Tous s’indignent de l’insécutrité dans laquelle les policiers travaillent la nuit. Pour Bruno Bartocetti, du syndicat unité SGP, “la circonscription de Sète est celle où le manque d’effectif est le plus criant. A plusieurs reprises, nous avons demandé au ministère de l’intérieur des renforts. Il est inadmissible que des policiers de la BAC ne soient que deux par patrouille la nuit.”
Un forcené interpellé
D’autant que la soirée a été très agitée à Sète, sur ce même quartier de l’île de Thau hier samedi 11 décembre. Deux policiers de l’équipe nuit de la BAC sont intervenus pour interpeller un individu armé qui s’est réfugié au 3ème étage d’un immeuble d’habitation après avoir fait usage de son arme dans la rue, sans faire de blessés. Les deux fonctionnaires ont dû faire face à un homme armé et très énervé, qui a refusé de répondre à leurs sollicitations et proférait des menaces à l’encontre d’un habitant de l’immeuble. Ils ont été réjoints par un troisième policier de la BAC qui terminait son service de jour. A eux trois, ils sont parvenus à maîtriser le forcené. “C’est grâce au sang-froid et au professionnalisme de ces policiers que l’affaire n’a pas dégénéré”, explique Bruno Bartocetti du syndicat unité SGP, “mais on voit bien que deux fonctionnaires pour une patrouille de nuit, c’est insuffisant et dangereux pour tout le monde.”
Deux affaires qui auraient pu très mal se terminer. Et qui prouvent, pour les syndicats de policiers, à quel point il est urgent de renforcer les effectifs du commissariat de Sète. Selon leurs calculs, il manquerait 30 policiers.
La France devrait s’alléger d’un front en légalisant le cannabis (dont le trafic génère de la violence et de l’insécurité : en encadrant sa vente comme le tabac et l’alcool) et concentrer ses efforts sur l’autre : la lutte contre l’islamisme radical
Né et grandi à Sète.
Je l’ai vécu et je pense que c’est le cas de beaucoup de villes de moyenne/petite taille en France. Il y a une prolifération de racailles et un manque d’effectifs côté police qui est juste incroyable. On pourrait dire la même chose des hôpitaux, de l’université, le manque d’effectifs de la fonction publique est criant/alarmant.
Quand j’étais jeune là bas, ca bougeait pas, l’île de Thau c’était le quartier “pauvre” mais ca craignait pas plus que ça (ca restait au niveau du vol de voiture). On a vu ensuite des jeunes tenir les murs et commençaient le deal à plus grande échelle avec des caïds à la clé. Un maire complètement véreux qui offrait des postes municipaux à des racailles pour la paix sociale pour mieux se concentrer sur le business ultra lucratif de l’immobilier et de la promotion immobilière. Résultat, la ville est défigurée, toutes les maisons ont été rasées pour faire place à de jolis immeubles HLM. Et oh suprise, le mélange n’a pas eu lieu et petit à petit les incivilités ont gagné du terrain: tags, règlements de compte, deal, armes… quelle inspiration !
La police – je ne vais pas rentrer dans les détails de mon expérience personnelle trop longuement – mais j’ai compris récemment qu’ils étaient dépassés.
Déjà le poste ressemble à un bunker, il y a 10 ans, on pouvait aller et venir maintenant faut passer par un checkpoint pour justifier sa visite pour atterrir devant une vitre blindée où on vous accueille avec un français à peine compréhensible. j’annonce que je viens pour le décès de mon jeune frère. on me fait répéter trois fois car “je ne comprends pas ce que vous me dites”… Au bout d’une heure, un brigadier nous reçoit dans un bureau moisi, pourri. En 10 minutes on me dit : “bon voilà votre frère est mort, ca fait une semaine, on arrivait pas à vous joindre car on n’avait pas votre numéro. on l’a retrouvé mort dans son lit, c’est sa copine qui nous a prévenu trois jours après son décès”. Je n’avais jamais entendu parler de “copine” de la bouche de mon frère. Pourquoi une semaine pour me prévenir (je suis son plus proche parent vivant)? Pourquoi sa soit-disant copine attend trois jours pour prévenir la police? Pourquoi on ne me donne aucun détails? J’ai cru naïvement qu’une enquête était en cours. En fait non, affaire classée j’ai appris par la suite. Pas grave si il est mort dans des circonstances douteuses, pas grave si il fait voler tout son appartement pendant les trois jours de “flou” après sa mort. Pas de quoi faire une enquête. En vingt minutes d’entretien c’était plié.
Et pourquoi? Parce que des abrutis monopolisent la police car ils font chier le monde? Parce qu’un maire ignore les problèmes de sécurité car il a des ambitions personnelles? Parce qu’on fout trois pelés pour assurer la sécurité d’une ville de 40.000 habitants? C’est une honte absolue. Je paie mes impôts, je ne fais pas chier mes voisins, j’essaie d’être un mec droit et honnête. Résultat des courses, l’état ne me retourne pas de services à la hauteur et je porte ma peine en -presque- silence.