Cyril Hanouna, chien de garde de Bolloré battu par le service public

8 comments
  1. C’est vrai que le budget du service public audiovisuel pourrait être mieux utilisé. Par exemple de 2010 à 2012 ils ont diffusé Touche Pas à Mon Poste. L’argent aurait pu être mieux utilisé.

  2. > L’animateur a proféré une violente diatribe contre le «coût» de l’audiovisuel public. Qui attire pourtant plus de monde que son émission.

    Pas accès à tout l’article, mais ils font vraiment des comparaisons de kikis d’audience pour taper sur Hanouna ? Le pire angle d’attaque possible.

  3. Je me permets de coller ici l’excellente chronique de Daniel Schneidermann (Arrêt sur Image) d’hier matin :

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    On voudrait arrêter, on prend de bonnes résolutions, par exemple celle-ci : en 2023, je me dry-hanounise, je jeûnehanounise, j’exerce mon droit de retrait(e). Je détourne mon regard du pitre de Bolloré, en voie de raélisation accélérée. Je cesse de lui offrir l’effroi promotionnel qui est son carburant. Et puis, rien à faire, il force la porte. Sans doute les rézosociaux ont-ils déjà porté à votre connaissance sa harangue de rentrée devant sa secte loboto-botoxisée à propos du service public de l’audiovisuel, sur le mode “Privatisez-moi ça, sans déconner !” Dans le cadre de mes résolutions 2023, je n’embedde pas la vidéo. [Elle est là](https://nitter.lacontrevoie.fr/TPMP/status/1615044498685595650).

    Dès le lendemain de cette harangue, la présidente de France Télévisions Delphine Ernotte Cunci [a réagi avec… mesure](https://www.leparisien.fr/culture-loisirs/tv/polemique-apres-les-propos-dhanouna-a-quoi-servent-vraiment-les-4-milliards-deuros-du-service-public-17-01-2023-5TAAJOTDWJEDLN3676NMBINJOM.php). “Je connais bien Cyril, c’est un animateur professionnel. Là, je trouve qu’il a été trop loin. Je ne comprends pas bien d’où ça sort.” Elle aurait pu réagir autrement. Elle aurait pu dire, par exemple : “Cher Monsieur Hanouna, je note que vous estimez l’argent du service public mal employé. Puisque vous abordez le sujet, nous allons en effet reconsidérer nos contrats avec les producteurs privés de télévision, notamment avec la maison Banijay, dont vous êtes actionnaire, et membre du conseil d’administration, au titre de représentant de Vivendi (Bolloré), lui-même actionnaire à 32,9 % de Banijay.”

    “Nous allons reconsidérer notre contrat avec Monsieur Nagui, pour son émission “N’oubliez pas les paroles”, diffusée chaque soir sur France 2, et [produite par la société Banijay](https://www.capital.fr/entreprises-marches/le-joli-cheque-empoche-par-nagui-grace-a-la-societe-banijay-1437351). Il est vrai que sur ce créneau de 19 h Monsieur Nagui réussit bien, avec une bonne émission, mais nous trouverons sans difficulté un remplaçant qui ne remplisse pas les caisses de votre société Banijay, et celles de votre patron Vincent Bolloré. Dans le même esprit, nous allons reconsidérer notre contrat pour les autres émissions de Monsieur Nagui, “Trouvez l’intrus”, “The Artist” et “Tararata”, pour l’émission “Les enfants de la télé “de Monsieur Laurent Ruquier, ainsi que pour les émissions “Prodiges”, “Drag race”, “MasterChef” et “Chacun son tour”. “(J’emprunte toute cette liste à [mon excellent confrère du “Parisien”, Benoît Daragon](https://www.leparisien.fr/culture-loisirs/tv/polemique-apres-les-propos-dhanouna-a-quoi-servent-vraiment-les-4-milliards-deuros-du-service-public-17-01-2023-5TAAJOTDWJEDLN3676NMBINJOM.php).) 

    Quant à Bruno Patino, président d’Arte (qui n’a pas réagi), il aurait pu annoncer reconsidérer le contrat pour l’émission “28 Minutes”, produite par la société KM, filiale de Banijay. Ainsi, outre un assainissement général des conditions de production du service public audiovisuel, l’attention des citoyens aurait été attirée sur le croisement des intérêts entre service public et production privée, ainsi que sur l’étonnante concentration de cette dernière. Je rêve, bien entendu.

  4. >Lundi, l’omnipotent visage de C8, propriété du milliardaire Vincent Bolloré, a profité de sa tribune cathodique pour s’en prendre une énième fois au service public audiovisuel et plus précisément à son budget, qu’il juge excessif, décrétant qu’il fallait *«privatiser tout ça»* et que l’argent des Français serait mieux utilisé pour financer des *«autos pour la police»*.

    Quel argument de bouffon, même si je n’en attends pas moins de lui. Chien de garde, surtout chien de la casse.

  5. Battu par le service public? Rho ben ca c’est vraiment dommage, lui qui était si fier d’exposer sa coupe du vainqueur de la course à l’audimat gagnée grâce à la mort de la petite Lola.

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