Quand le gars en face ne connais que la violence parce qu’il ne réfléchit pas plus loin que dans la minute, faut bien lui faire comprendre à sa manière.
La violence est le langage des imbéciles mais je veux bien le parler pour qu’on arrête de croire que je peux être un punching ball verbal.
>Parmi les illustrations de ce “backlash”, le rapport pointe les “‘raids’ masculinistes” qui se multiplient sur les réseaux sociaux “pour réduire les femmes au silence ou les discréditer.” Ainsi, selon l’ONU, 73% des femmes dans le monde auraient déjà expérimenté ces raids qui comprennent “la haine misogyne en ligne, le cyberharcèlement et le cybersexisme (injures, menaces de violences et de mort, propositions indécentes.”
Ça impliquerait que plus de 73% des femmes (donc des gens de manière générale, j’imagine) dans le monde sont présents sur des réseaux sociaux internet !?
Sans trop de surprise, c’est supérieur à la moyenne et je pense bien supérieur aux tranches d’âges plus âgées.
Parce que ouais, j’ai souvent l’impression que les plus jeunes sont plus violents, rien que verbalement (Je veux dire, quand “Nique ta mère la chienne fils de pute de tes morts j’vais t’baiser” signifie “Excusez-moi, pourriez-vous déplacer votre sac pour que je puisse m’asseoir”*, y’a souci), alors dans le cadre des violences sexistes qu’est-ce que ça doit être…
Par contre, ça :
> ces chiffres s’expliquent par “la nouvelle génération” qui se sent “fragilisée” en tant qu’homme par le mouvement #MeToo, et qui trouve refuge “dans de nouveaux mouvements virilistes et très masculins.”
Ca me gêne un peu. Je veux dire, tous les mecs autour de moi ou presque se sentent “fragilisés” aujourd’hui. Moi aussi, j’assume d’être “fragilisé” dans ma nature d’homme. Mais pour autant, personne ou presque n’est tombé dans le mascu.
( * ceci est une caricature)
Où on peut voir que 77% des 25-34 ans pense que la violence n’est jamais une solution pour être respecté. C’est de suite moins vendeur, je sais…
> ils sont 20% de cette même tranche à estimer qu’il faut “vanter ses exploits sexuels auprès de ses amis hommes”
Le meilleur moyen qu’on passe la soirée à se foutre de sa gueule si un de nos potes commence à se venter de son zizi.
J’aimerais connaître la définition du respect pour ces gens
Je vous conseille d’aller voir l’étude, il y a des choses *étonnantes*
Cet article me semble quand même un peu trompeur. Prenons deux exemples issus du rapport:
> Par exemple, 20 % des 25-34 ans considèrent que pour être respecté **en tant qu’homme** dans la société, il faut vanter ses exploits sexuels auprès de ses amis (contre 8 % en moyenne) ;
>
> 21 % considèrent qu’il faut rouler vite (9 % en moyenne) et 23 % qu’il faut parfois être violent pour se faire respecter (11 % en moyenne)
Dans le premier cas on précise bien “en tant qu’homme”, donc c’est très probable que pour les sondés les femmes ne doivent pas se vanter de leurs exploits sexuels. Mais le second cas ne donne pas cette précision. Est ce que les femmes aussi doivent parfois être violentes? Est ce que cette violence est acceptable avec les femmes ou uniquement entre hommes? Mystère.
Tenez, je peux vous donner un exemple ?
Basic-fit. J’y vais, parce que c’est le plus abordable des abonnements en salle de sport, et chaque euro économisé compte, ces temps-ci. Il n’y a qu’une seule machine d’un certain type.
Un connard est resté dessus cinq minutes sans l’utiliser, juste à checker son téléphone.
Deux personnes distinctes sont venues l’engueuler, le connard les a envoyées paître, il allait faire ses séries mais voulait d’abord vérifier l’exercice, c’est juste encore trente secondes et je vous emmerde, etc.
A Basic-fit, il y a un employé de permanence en salle à la fois, c’est tout. L’employé n’était pas là, mais une fois notifié, nul doute qu’il n’en aura rien à faire.
Et… ben, c’est tout. Parce qu’on est civilisés, personne n’a mis une gifle au connard, et le connard a gagné, il a fait trois séries puis est passé à la machine suivante, avec la satisfaction d’avoir gagné dans la vie sans doute.
On fait quoi, dans ce type de cas ? Quand nulle sanction ne viendra, et que rester civilisé fait gagner les méchants ?
Désolé (et je ne fais plus partie des 25-34 mais whatever), je ne puis m’empêcher de penser que, parfois, la violence est nécessaire.
Je vais aller plus loin : quand personne n’est là pour imposer le respect du bien vivre ensemble aux contrevenants, que ce soit la police pour les mauvais conducteurs ou des employés assez nombreux dans une salle de gym (problème d’échelle, mais même nature du problème), OUI, la violence est nécessaire.
Ouah ? 24% de connard chez les 25-34 ans
Tiens, du coup je vais placer une de mes citations préférées : “La violence est le dernier refuge de l’incompétence”
Alors j’ai pas lu l’article pour le moment, mais juste à la lecture du titre je suis consterné de voir que des hommes de notre génération envisage encore la violence comme argumentaire
Oui parfois. Par exemple les états font ça tout le temps.
Pour avoir été harcelé (et parfois frappé) pendant un an et demi au collège, et ayant vu que la seule chose qui a réglé le problème (en une semaine… ) a été la violence, je sait qu’il faut parfois être violent pour être respecté.
(mais je ne parle pas de relation de couple et je ne sais pas si la question du sondage était générale ou pas)
Dans un context Homme / Femme c’est lamentable.
Par contre si on me pose la question sans contexte, je pense que je dirais oui.
Y a de la violence dans la vie. Il y a des conflits, des guerres. Refuser toujours la violence c’est beau sur le papier mais ca peut vite faire de toi une victime (à l’école par ex.). On est pas dans un systeme si parfait que l’Etat à le monopole de la violence, que chaque atteinte à tes droits sera immédiatement punie par la Police et la Justice. Y a toute une zone grise ou tu dois te défendre toi même.
Là ou je dirais non, c est de si la question est “faut-t-il parfois **aggresser** pour être respecté”
Attention : ce n’est pas une étude, c’est un travail de sensibilisation…
On ne s’embarrasse pas de nuances ou on la relègue aux bas de page qu’aucun journaliste ne prendra la peine de lire avant de relayer les chiffres les plus sensationnalistes (par exemple dès l’introduction, sur l’augmentation des victimes de violences entre 2020 et 2021, qui fait l’objet d’une note de bas de page [5] de six lignes qui nuance le propos…)
Ça ne veut pas dire que c’est dénué d’intérêt, mais ce genre de travail part de la conclusion pour arriver à la matière et il faut prendre ça avec des grosses, grosses pincettes.
Mais bon, connaissant le sub…
L’étude ne dit pas si c’est par dépit ou non cette réponse à la question.
Tout comme le reste de l’étude, je confirme qu’on a une vie plus facile si on se comporte encore comme un homme des cavernes : filer un coup te rend malheureusement plus service (dans la majorité des cas) que de tenter de régler pacifiquement un problème.
Et pourtant j’aimerai bien que ça soit l’inverse dans la vie de tout les jours.
Bien, maintenant posons la question au 18-25
C’est aussi le résultat d’une stigmatisation de l’homme hétéro depuis plusieurs années qui est considéré comme étant à l’origine de tous les maux.
Le soucis quand on stigmatise, c’est que la partie innocente du groupe visé (qui est heureusement dans ce cas une grande majorité des H) se range du côté opposé car il se sent rejeté. Ce n’est absolument pas pédagogique.
19 comments
Punaise, il y a encore du boulot.
Quand le gars en face ne connais que la violence parce qu’il ne réfléchit pas plus loin que dans la minute, faut bien lui faire comprendre à sa manière.
La violence est le langage des imbéciles mais je veux bien le parler pour qu’on arrête de croire que je peux être un punching ball verbal.
>Parmi les illustrations de ce “backlash”, le rapport pointe les “‘raids’ masculinistes” qui se multiplient sur les réseaux sociaux “pour réduire les femmes au silence ou les discréditer.” Ainsi, selon l’ONU, 73% des femmes dans le monde auraient déjà expérimenté ces raids qui comprennent “la haine misogyne en ligne, le cyberharcèlement et le cybersexisme (injures, menaces de violences et de mort, propositions indécentes.”
Ça impliquerait que plus de 73% des femmes (donc des gens de manière générale, j’imagine) dans le monde sont présents sur des réseaux sociaux internet !?
Sans trop de surprise, c’est supérieur à la moyenne et je pense bien supérieur aux tranches d’âges plus âgées.
Parce que ouais, j’ai souvent l’impression que les plus jeunes sont plus violents, rien que verbalement (Je veux dire, quand “Nique ta mère la chienne fils de pute de tes morts j’vais t’baiser” signifie “Excusez-moi, pourriez-vous déplacer votre sac pour que je puisse m’asseoir”*, y’a souci), alors dans le cadre des violences sexistes qu’est-ce que ça doit être…
Par contre, ça :
> ces chiffres s’expliquent par “la nouvelle génération” qui se sent “fragilisée” en tant qu’homme par le mouvement #MeToo, et qui trouve refuge “dans de nouveaux mouvements virilistes et très masculins.”
Ca me gêne un peu. Je veux dire, tous les mecs autour de moi ou presque se sentent “fragilisés” aujourd’hui. Moi aussi, j’assume d’être “fragilisé” dans ma nature d’homme. Mais pour autant, personne ou presque n’est tombé dans le mascu.
( * ceci est une caricature)
Où on peut voir que 77% des 25-34 ans pense que la violence n’est jamais une solution pour être respecté. C’est de suite moins vendeur, je sais…
> ils sont 20% de cette même tranche à estimer qu’il faut “vanter ses exploits sexuels auprès de ses amis hommes”
Le meilleur moyen qu’on passe la soirée à se foutre de sa gueule si un de nos potes commence à se venter de son zizi.
J’aimerais connaître la définition du respect pour ces gens
Je vous conseille d’aller voir l’étude, il y a des choses *étonnantes*
Cet article me semble quand même un peu trompeur. Prenons deux exemples issus du rapport:
> Par exemple, 20 % des 25-34 ans considèrent que pour être respecté **en tant qu’homme** dans la société, il faut vanter ses exploits sexuels auprès de ses amis (contre 8 % en moyenne) ;
>
> 21 % considèrent qu’il faut rouler vite (9 % en moyenne) et 23 % qu’il faut parfois être violent pour se faire respecter (11 % en moyenne)
Dans le premier cas on précise bien “en tant qu’homme”, donc c’est très probable que pour les sondés les femmes ne doivent pas se vanter de leurs exploits sexuels. Mais le second cas ne donne pas cette précision. Est ce que les femmes aussi doivent parfois être violentes? Est ce que cette violence est acceptable avec les femmes ou uniquement entre hommes? Mystère.
Tenez, je peux vous donner un exemple ?
Basic-fit. J’y vais, parce que c’est le plus abordable des abonnements en salle de sport, et chaque euro économisé compte, ces temps-ci. Il n’y a qu’une seule machine d’un certain type.
Un connard est resté dessus cinq minutes sans l’utiliser, juste à checker son téléphone.
Deux personnes distinctes sont venues l’engueuler, le connard les a envoyées paître, il allait faire ses séries mais voulait d’abord vérifier l’exercice, c’est juste encore trente secondes et je vous emmerde, etc.
A Basic-fit, il y a un employé de permanence en salle à la fois, c’est tout. L’employé n’était pas là, mais une fois notifié, nul doute qu’il n’en aura rien à faire.
Et… ben, c’est tout. Parce qu’on est civilisés, personne n’a mis une gifle au connard, et le connard a gagné, il a fait trois séries puis est passé à la machine suivante, avec la satisfaction d’avoir gagné dans la vie sans doute.
On fait quoi, dans ce type de cas ? Quand nulle sanction ne viendra, et que rester civilisé fait gagner les méchants ?
Désolé (et je ne fais plus partie des 25-34 mais whatever), je ne puis m’empêcher de penser que, parfois, la violence est nécessaire.
Je vais aller plus loin : quand personne n’est là pour imposer le respect du bien vivre ensemble aux contrevenants, que ce soit la police pour les mauvais conducteurs ou des employés assez nombreux dans une salle de gym (problème d’échelle, mais même nature du problème), OUI, la violence est nécessaire.
Ouah ? 24% de connard chez les 25-34 ans
Tiens, du coup je vais placer une de mes citations préférées : “La violence est le dernier refuge de l’incompétence”
Alors j’ai pas lu l’article pour le moment, mais juste à la lecture du titre je suis consterné de voir que des hommes de notre génération envisage encore la violence comme argumentaire
Oui parfois. Par exemple les états font ça tout le temps.
Pour avoir été harcelé (et parfois frappé) pendant un an et demi au collège, et ayant vu que la seule chose qui a réglé le problème (en une semaine… ) a été la violence, je sait qu’il faut parfois être violent pour être respecté.
(mais je ne parle pas de relation de couple et je ne sais pas si la question du sondage était générale ou pas)
Dans un context Homme / Femme c’est lamentable.
Par contre si on me pose la question sans contexte, je pense que je dirais oui.
Y a de la violence dans la vie. Il y a des conflits, des guerres. Refuser toujours la violence c’est beau sur le papier mais ca peut vite faire de toi une victime (à l’école par ex.). On est pas dans un systeme si parfait que l’Etat à le monopole de la violence, que chaque atteinte à tes droits sera immédiatement punie par la Police et la Justice. Y a toute une zone grise ou tu dois te défendre toi même.
Là ou je dirais non, c est de si la question est “faut-t-il parfois **aggresser** pour être respecté”
Attention : ce n’est pas une étude, c’est un travail de sensibilisation…
On ne s’embarrasse pas de nuances ou on la relègue aux bas de page qu’aucun journaliste ne prendra la peine de lire avant de relayer les chiffres les plus sensationnalistes (par exemple dès l’introduction, sur l’augmentation des victimes de violences entre 2020 et 2021, qui fait l’objet d’une note de bas de page [5] de six lignes qui nuance le propos…)
Ça ne veut pas dire que c’est dénué d’intérêt, mais ce genre de travail part de la conclusion pour arriver à la matière et il faut prendre ça avec des grosses, grosses pincettes.
Mais bon, connaissant le sub…
L’étude ne dit pas si c’est par dépit ou non cette réponse à la question.
Tout comme le reste de l’étude, je confirme qu’on a une vie plus facile si on se comporte encore comme un homme des cavernes : filer un coup te rend malheureusement plus service (dans la majorité des cas) que de tenter de régler pacifiquement un problème.
Et pourtant j’aimerai bien que ça soit l’inverse dans la vie de tout les jours.
Bien, maintenant posons la question au 18-25
C’est aussi le résultat d’une stigmatisation de l’homme hétéro depuis plusieurs années qui est considéré comme étant à l’origine de tous les maux.
Le soucis quand on stigmatise, c’est que la partie innocente du groupe visé (qui est heureusement dans ce cas une grande majorité des H) se range du côté opposé car il se sent rejeté. Ce n’est absolument pas pédagogique.