> Dans ses réquisitions écrites consultées par l’Agence France-Presse, le ministère public écartait « l’hypothèse d’accusations mensongères ou malveillantes » de Mme Patterson-Spatz, mais estimait qu’« il ne peut être considéré qu’[elle] n’a pas consenti à l’acte sexuel ».
(…)
> Dans son ordonnance de juillet, elle relevait comme le parquet général que « la sincérité des déclarations » de Sophie Patterson-Spatz quant à un viol « ne peut être remise en cause ». Elle ajoutait toutefois que la plaignante avait « délibérément choisi d’avoir une relation sexuelle avec lui dans le but de voir son affaire pénale rejugée ».
> Gérald Darmanin a « pu légitimement se méprendre sur les intentions » de la plaignante, même si dans le SMS « il admet implicitement qu’il a pu profiter de la situation », avançait la juge d’instruction. « Le droit ne se confond pas avec la morale », avait-elle toutefois considéré, estimant que la plaignante était « consentante au regard de la loi ».
Le classique. C’était clairement une relation sexuelle “monnayée”, à laquelle une victime qui se sentait coincée et ne voyait pas d’autres alternatives n’aurait pas consenti s’il n’y avait pas eu quelque chose en échange. Pour vous et moi, c’est un viol. Dans le droit, non.
En tout cas, c’est comme ça que j’appréhende l’article.
Quel porc.
Gérald Darmanin a *« pu légitimement se méprendre sur les intentions »* de la plaignante, même si dans le SMS *«* ***il admet implicitement qu’il a pu profiter de la situation*** *»*, avançait la juge d’instruction. *« Le droit ne se confond pas avec la morale »*, avait-elle toutefois considéré, estimant que la plaignante était *« consentante au regard de la loi »*.
Et le gars est ministre de l’intérieur. Sans commentaire.
C’est le jugement parfait, qui va conforter tout le monde dans ses positions.
Certains diraient un jugement extrême centriste à tous les égards.
4 comments
> Dans ses réquisitions écrites consultées par l’Agence France-Presse, le ministère public écartait « l’hypothèse d’accusations mensongères ou malveillantes » de Mme Patterson-Spatz, mais estimait qu’« il ne peut être considéré qu’[elle] n’a pas consenti à l’acte sexuel ».
(…)
> Dans son ordonnance de juillet, elle relevait comme le parquet général que « la sincérité des déclarations » de Sophie Patterson-Spatz quant à un viol « ne peut être remise en cause ». Elle ajoutait toutefois que la plaignante avait « délibérément choisi d’avoir une relation sexuelle avec lui dans le but de voir son affaire pénale rejugée ».
> Gérald Darmanin a « pu légitimement se méprendre sur les intentions » de la plaignante, même si dans le SMS « il admet implicitement qu’il a pu profiter de la situation », avançait la juge d’instruction. « Le droit ne se confond pas avec la morale », avait-elle toutefois considéré, estimant que la plaignante était « consentante au regard de la loi ».
Le classique. C’était clairement une relation sexuelle “monnayée”, à laquelle une victime qui se sentait coincée et ne voyait pas d’autres alternatives n’aurait pas consenti s’il n’y avait pas eu quelque chose en échange. Pour vous et moi, c’est un viol. Dans le droit, non.
En tout cas, c’est comme ça que j’appréhende l’article.
Quel porc.
Gérald Darmanin a *« pu légitimement se méprendre sur les intentions »* de la plaignante, même si dans le SMS *«* ***il admet implicitement qu’il a pu profiter de la situation*** *»*, avançait la juge d’instruction. *« Le droit ne se confond pas avec la morale »*, avait-elle toutefois considéré, estimant que la plaignante était *« consentante au regard de la loi »*.
Et le gars est ministre de l’intérieur. Sans commentaire.
C’est le jugement parfait, qui va conforter tout le monde dans ses positions.
Certains diraient un jugement extrême centriste à tous les égards.